Séparateur de graisse sous plonge, à poser ou enterré : comparatif

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse

Un séparateur de graisse s'installe selon trois familles : sous plonge, à poser au sol, ou enterré en fosse. Le choix ne se fait pas au goût mais en croisant deux données objectives : le débit de pointe à traiter et la place disponible. L'un fixe le volume, l'autre décide où ce volume peut aller.

La confusion la plus fréquente consiste à penser que ces trois familles sont trois tailles du même appareil, qu'on choisirait en montant en gamme. Ce n'est pas le cas. Ce sont trois modes d'installation différents, qui répondent à des combinaisons différentes de débit et de place. Passer du sous plonge au modèle à poser n'est pas juste prendre plus grand : c'est changer l'endroit où l'appareil vit, la façon dont on y accède, et le type de manutention qu'il demande. Passer au modèle enterré change davantage encore, puisqu'on quitte l'installation de plomberie pour entrer dans le génie civil. Ce guide compare les trois familles sur ce qui les sépare vraiment, pour qu'un restaurateur sache d'emblée dans laquelle son besoin se situe.

Une clarification honnête sur notre gamme, posée d'entrée pour que le guide reste utile et non promotionnel. Notre catalogue couvre les deux familles intérieures : les modèles sous plonge, du 30 L au 100 L, et les modèles à poser, le 120 L et le 200 L. Le modèle enterré n'est pas à notre catalogue, et nous le décrivons ici sans le vendre, parce qu'un comparatif qui l'ignorerait serait incomplet. Savoir quand un besoin sort de la gamme intérieure fait partie d'un conseil honnête.

Qu'est-ce qui distingue vraiment les trois familles d'installation ?

Avant de choisir, il faut décrire précisément ce que chaque famille implique, au-delà de la seule différence de volume. Trois critères les séparent : l'emplacement, le mode d'accès pour le curage, et le type d'installation.

Le séparateur sous plonge. Il se loge dans le meuble sous l'évier ou le plan de plonge, au plus près du point de rejet. C'est la solution la plus intégrée : l'appareil est invisible, il occupe un espace déjà dédié à la plomberie, et il se curent en ouvrant le meuble. Il convient aux débits courants d'un restaurant et suppose que la place existe sous la plonge, en hauteur comme en profondeur.

Le modèle à poser. C'est une cuve plus grande, installée au sol dans la cuisine ou dans un local technique attenant. Elle ne se cache pas dans un meuble : elle occupe une emprise au sol dédiée. Elle traite des débits supérieurs à ceux d'un modèle sous plonge, demande un accès dégagé pour le curage et une manutention à deux pour les plus gros volumes. Elle reste une installation de plomberie intérieure, sans terrassement.

Le modèle enterré. C'est une cuve installée à l'extérieur, en fosse, sous le niveau du sol. Elle répond à de très gros débits ou à une absence totale de place intérieure. Son installation relève du génie civil : terrassement, mise en place de la cuve, raccordement en profondeur, aménagement d'un accès de curage en surface. Son entretien mobilise en général un prestataire de curage avec un matériel adapté. C'est un ouvrage, pas un appareil qu'on pose.

CritèreSous plongeÀ poserEnterré
EmplacementDans le meuble sous l'évierAu sol, cuisine ou local techniqueEn fosse, à l'extérieur
Débit viséDébits courants de restaurantDébits élevésTrès gros débits
Type d'installationPlomberie intégréePlomberie au solGénie civil, terrassement
Accès de curageOuverture du meubleAccès dégagé au solRegard de surface, prestataire
ManutentionUne personneÀ deux pour les gros volumesEngins et intervention lourde
Dans notre catalogueOui, 30 L à 100 LOui, 120 L et 200 LNon

Ce tableau montre l'essentiel : on ne passe pas d'une famille à l'autre en changeant un chiffre, mais en changeant de logique d'installation. Le choix se fait donc en amont, sur le croisement du débit et de la place, et non en comparant des volumes ligne à ligne.

Le débit ou la place : qu'est-ce qui décide en premier ?

La réponse est que les deux décident ensemble, dans un ordre précis. Le débit fixe le volume nécessaire ; la place détermine où ce volume peut être installé. Inverser cet ordre conduit aux deux erreurs classiques.

Le débit d'abord, parce qu'il n'est pas négociable. Le paramètre dimensionnant d'un séparateur de graisse est le débit de pointe, exprimé en litres par heure, et non le volume rejeté sur une journée. Un appareil dont le débit maximal admissible est inférieur au débit de pointe laisse passer les graisses dès le premier service, quel que soit son emplacement. Le débit se calcule à partir du volume d'eau par repas, de la durée de service, des lave-vaisselle raccordés et de l'usage de détergents, avec le calculateur NF EN 1825. Il donne un volume nécessaire, et ce volume ne se discute pas pour gagner de la place.

La place ensuite, parce qu'elle décide de la famille. Une fois le volume connu, la question devient : cet appareil tient-il sous la plonge, doit-il se poser au sol, ou le débit est-il si élevé qu'aucune solution intérieure ne convient. C'est la place, confrontée aux cotes et au poids du modèle, qui répond. Un volume qui tient sous plonge s'installe sous plonge ; le même volume, dans une plonge trop exiguë, se pose au sol.

Les deux erreurs symétriques découlent d'une inversion de cet ordre. La première consiste à choisir la famille d'abord, par exemple vouloir absolument du sous plonge, puis à sous-dimensionner pour que l'appareil rentre. C'est un sous-dimensionnement déguisé, qui fait passer les graisses. La seconde consiste à surdimensionner par confort, en prenant un modèle à poser encombrant là où un sous plonge bien calculé suffisait. La bonne méthode est toujours la même : débit d'abord, place ensuite, famille en conséquence.

Un séparateur sous plonge suffit-il pour un vrai restaurant ?

C'est la question la plus fréquente, parce que le sous plonge inquiète par sa discrétion : peut-il vraiment traiter le rejet d'un restaurant complet. La réponse est que, dans une large majorité de cas, oui.

Nos modèles sous plonge couvrent de 15 à 140 couverts par jour environ, soit du 30 L, qui admet 60 L/h, au 100 L, qui admet 200 L/h. Cette plage englobe la plupart des restaurants de quartier, pizzerias, brasseries et cuisines de taille courante. Un restaurant classique avec friteuse et plonge fréquente se situe souvent autour du 70 L, qui admet 140 L/h et couvre 60 à 90 couverts par jour. Un établissement plus chargé monte au 100 L. Le sous plonge n'est donc pas une solution de dépannage pour petit débit : c'est la solution normale du restaurant courant.

Ce qui fait basculer vers le modèle à poser, ce n'est pas la catégorie de l'établissement mais le débit de pointe calculé. Deux restaurants affichant le même nombre de couverts peuvent avoir des débits très différents selon la durée de service et le nombre de lave-vaisselle raccordés. Un service concentré sur un coup de feu court génère un débit de pointe plus élevé qu'un service étalé, à couverts égaux. C'est pourquoi la question n'est jamais mon restaurant est-il assez grand pour un sous plonge, mais mon débit de pointe dépasse-t-il ce qu'un sous plonge peut traiter. Le calcul tranche ; l'impression trompe. Un établissement autour de 140 couverts par jour se trouve précisément à la charnière, et gagne à faire le calcul avec soin.

Le point pratique qui accompagne cette réponse est la vérification de la place. Un sous plonge bien dimensionné doit encore rentrer sous l'évier : hauteur sous plan, profondeur du meuble, et raccordement gravitaire compatible. C'est un relevé au mètre, à faire avant la commande, et il peut à lui seul faire pencher vers un modèle à poser si la plonge est trop exiguë pour le volume nécessaire.

Quand passe-t-on au modèle à poser ?

Le passage au modèle à poser se produit dans deux situations, parfois combinées, et il correspond à un vrai changement de famille, pas à une simple montée de volume.

Quand le débit dépasse ce que le sous plonge couvre. Au-delà du 100 L et de ses 200 L/h, la gamme passe au 120 L à poser, qui admet 240 L/h et couvre 140 à 220 couverts par jour, puis au 200 L à poser, qui admet 400 L/h et couvre 250 à 500 couverts par jour. Ce sont des débits de cuisine à fort volume, de cuisine centrale, de collectivité ou de traiteur. Le débit calculé impose alors le modèle à poser, indépendamment de la place.

Quand la place sous plonge manque. Même pour un débit que le sous plonge pourrait théoriquement traiter, une plonge trop exiguë en hauteur ou en profondeur peut interdire d'y loger l'appareil. Le modèle à poser devient alors la solution de place, en installant au sol le volume qui ne rentrait pas sous l'évier.

Le modèle à poser change trois choses concrètes par rapport au sous plonge, qu'il faut anticiper. Il occupe une emprise au sol dédiée, à réserver dans la cuisine ou un local technique. Il pèse davantage : 26 kilos à vide pour le 120 L, 38 kilos pour le 200 L, ce qui impose une manutention à deux. Et il demande un accès dégagé pour le curage, l'appareil devant pouvoir être ouvert et déposé sans obstacle. Ces contraintes ne sont pas rédhibitoires, mais elles se préparent avant la livraison, comme détaillé dans la page livraison, qui donne les cotes et le poids de chaque modèle.

Le changement de famille explique aussi l'écart de prix entre le 100 L à 639 euros HT et le 120 L à 799 euros HT : on ne compare pas deux tailles d'un même appareil mais deux configurations d'installation. Ce mécanisme est développé dans le prix d'un séparateur de graisse.

Dans quels cas l'enterré s'impose-t-il vraiment ?

Le modèle enterré n'est pas au sommet d'une échelle de performance : c'est une réponse à une contrainte que les solutions intérieures ne peuvent pas lever. Il s'impose dans deux situations, et seulement dans celles-là.

Un très gros débit, hors de portée des modèles intérieurs. Certaines installations, cuisines industrielles, très grosses collectivités, sites de production, génèrent des débits de pointe qui dépassent ce qu'un appareil intérieur traite. La cuve enterrée, de grande capacité, répond alors à un besoin que la gamme intérieure ne couvre pas.

Une absence totale de place intérieure. Quand ni la plonge ni le sol de la cuisine ni aucun local technique ne peuvent accueillir l'appareil, l'extérieur devient la seule option, et l'extérieur en fosse signifie enterré.

Il faut être clair sur ce que l'enterré coûte en contrepartie, pour ne pas le choisir par confusion avec une meilleure performance. Son installation relève du génie civil : terrassement, mise en place de la cuve, raccordement en profondeur, aménagement d'un regard de curage en surface. Cela n'a rien à voir avec une pose de plomberie et fait intervenir des corps de métier différents. Son entretien est plus lourd : le curage mobilise un prestataire équipé, l'accès se faisant par la surface. Et sa performance de séparation n'est pas supérieure : elle dépend, comme pour tout séparateur de graisse, de la conception selon NF EN 1825 et du dimensionnement, pas de l'emplacement.

Autrement dit, l'enterré se choisit par contrainte, jamais par surenchère. Si le débit calculé et la place disponible autorisent une solution intérieure, sous plonge ou à poser, il n'y a aucune raison d'aller vers un ouvrage enterré plus lourd à installer et à entretenir. C'est précisément parce que ce choix est dicté par la contrainte que nous le décrivons honnêtement tout en concentrant notre gamme sur les besoins intérieurs, qui couvrent la très grande majorité des restaurants.

Comment croiser débit et place pour désigner la bonne famille ?

La décision se prend en croisant deux relevés, faits avant la commande, dans l'ordre débit puis place. Voici la méthode, qui vaut quel que soit l'établissement.

  1. Calculer le débit de pointe. Avec le calculateur NF EN 1825, à partir du volume d'eau par repas, de la durée de service, des lave-vaisselle raccordés et de l'usage de détergents. Le résultat donne le débit maximal admissible nécessaire, et donc le volume correspondant dans la gamme.
  2. Retenir le volume, avec marge. À la borne entre deux plages de couverts, retenir le volume supérieur. Cette marge absorbe les pics de fréquentation et allonge l'intervalle entre deux vidanges. La méthode figure dans quelle capacité pour votre établissement.
  3. Relever la place disponible. Hauteur et profondeur sous plonge d'un côté, emprise au sol disponible de l'autre, confrontées aux cotes du modèle correspondant au volume retenu.
  4. Vérifier le fil d'eau. La sortie de l'appareil, trente millimètres sous l'entrée, doit se raccorder à une évacuation plus basse pour un écoulement gravitaire. Ce contrôle au mètre vaut pour le sous plonge comme pour le modèle à poser.
  5. Désigner la famille. Si le volume tient sous plonge et que le fil d'eau convient, c'est un sous plonge. Si le volume ou la place imposent le sol, c'est un modèle à poser. Si le débit dépasse la gamme intérieure ou qu'aucune place intérieure n'existe, la question de l'enterré se pose, hors de notre catalogue.

Ce croisement en cinq étapes évite les deux pièges symétriques du sous-dimensionnement pour faire rentrer l'appareil et du surdimensionnement par confort. Il ancre le choix sur deux données objectives, le débit et la place, plutôt que sur une préférence pour une famille. Et il se fait entièrement avant la commande, ce qui est le seul moment où une erreur de famille se corrige sans coût. Un cas qui hésite entre deux familles se tranche en quelques minutes au 01 84 80 50 34, relevé en main.

Un dernier repère pour ancrer la méthode. Dans l'immense majorité des restaurants, le croisement débit et place aboutit à une solution intérieure, sous plonge pour les débits courants et à poser pour les débits élevés. La famille enterrée reste l'exception, réservée aux très gros débits et aux locaux sans aucune place intérieure, et elle relève alors d'un projet de génie civil à part entière. Autrement dit, la question n'est pas de savoir laquelle des trois familles est la meilleure, puisqu'aucune n'est supérieure aux autres dans l'absolu : chacune répond à une combinaison précise de débit et de place. Se tromper de famille, c'est presque toujours avoir décidé de l'emplacement avant d'avoir calculé le débit, ou avoir voulu faire tenir sous plonge un volume qui n'y tenait pas. En partant du calcul et du relevé, dans cet ordre, la famille se désigne d'elle-même, sans arbitrage subjectif.

Croiser débit et place avant de choisir. Calculez le débit de pointe avec le calculateur NF EN 1825, puis comparez les cotes des modèles sous plonge et à poser parmi les sept séparateurs de graisse inox 304L de notre catalogue, de 295 à 1 049 euros HT, livraison offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un séparateur sous plonge et un modèle à poser ?

Le séparateur sous plonge se loge dans le meuble sous l'évier, au plus près du rejet, pour les débits courants d'un restaurant. Le modèle à poser est une cuve plus grande installée au sol dans la cuisine ou un local technique, pour des débits supérieurs. Le passage de l'un à l'autre correspond à un changement de famille, pas seulement de volume.

Quand faut-il un séparateur de graisse enterré ?

La cuve enterrée s'envisage pour de très gros débits ou quand aucune place n'existe à l'intérieur, l'appareil étant alors installé à l'extérieur, en fosse. C'est une installation de génie civil, avec terrassement et accès de curage, sans commune mesure avec une pose intérieure. Notre catalogue couvre les besoins traités par des appareils intérieurs, sous plonge et à poser.

Le débit décide-t-il de la famille d'installation ?

Le débit et la place décident ensemble. Le débit de pointe fixe le volume nécessaire ; la place disponible détermine où ce volume peut être installé. Un débit courant se traite sous plonge si la place existe, par un modèle à poser sinon. Un très gros débit sort de la gamme intérieure et pose la question de l'enterré.

Un séparateur sous plonge suffit-il pour un restaurant complet ?

Souvent oui. Nos modèles sous plonge couvrent de 15 à 140 couverts par jour environ, du 30 L au 100 L, ce qui correspond à la majorité des restaurants de quartier et brasseries. Au-delà, le modèle à poser prend le relais. Le seul moyen de trancher est le calcul du débit de pointe, pas l'impression sur la taille de l'établissement.

Peut-on installer un modèle à poser dans la cuisine ?

Oui, un modèle à poser s'installe au sol dans la cuisine ou dans un local technique attenant, tant que l'accès pour le curage et le raccordement gravitaire sont respectés. Il demande plus de place au sol qu'un modèle sous plonge et un accès dégagé, mais il reste une installation intérieure, sans terrassement.

L'enterré est-il plus performant que l'intérieur ?

Non, la performance de séparation dépend de la conception selon NF EN 1825 et du dimensionnement, pas de l'emplacement. Un appareil enterré n'est pas plus efficace ; il répond à une contrainte de débit ou de place, au prix d'une installation de génie civil et d'un curage plus lourd. Le choix de l'enterré est dicté par la contrainte, pas par la performance.

Comment savoir quelle famille choisir pour mon local ?

En croisant deux relevés. D'abord le débit de pointe, calculé à partir de votre activité, qui donne le volume nécessaire. Ensuite la place disponible sous plonge et au sol, confrontée aux cotes et au poids du modèle correspondant. C'est le croisement débit et place qui désigne la famille, et il se fait avant la commande.

Le fil d'eau change-t-il selon la famille d'installation ?

Le principe reste le même : l'écoulement doit se faire par gravité, la sortie de l'appareil devant se raccorder à une évacuation plus basse. Sur nos modèles, la sortie est trente millimètres sous l'entrée. En sous plonge comme en modèle à poser, ce fil d'eau se vérifie au mètre avant la commande. L'enterré ajoute la contrainte de profondeur de la fosse.

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