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Quelle capacité de séparateur de graisse pour mon établissement ?

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le

Séparateurs de graisse inox 304L, du 30 au 200 L, de 295 € à 1 049 € HT. En stock, expédié le jour même pour une commande passée avant midi.

Guide de référence : dimensionner un séparateur de graisse : la méthode complète.

La capacité d'un séparateur de graisse se choisit sur l'activité réelle, jamais sur la surface de la cuisine : la norme part du débit de pointe des eaux grasses, notre calculateur des couverts servis par jour. Un établissement de 40 à 60 couverts par jour vise le 60 L (120 L/h, 459 euros HT), un établissement de 90 à 140 couverts le 100 L (200 L/h, 639 euros HT).

Quatre données entrent dans la méthode des repas de la norme : les repas par jour, le volume d'eau par repas, le facteur de pointe et la durée de fonctionnement. Notre calculateur, lui, retient trois données : les couverts, les détergents et le lave-vaisselle.

Pourquoi le débit de pointe, et pas le volume journalier ?

Parce que le temps de séjour de l'eau doit rester supérieur au temps de remontée des graisses. Un séparateur de graisse ne stocke pas, il ralentit. L'eau chargée entre, sa vitesse chute dans le volume utile, les graisses remontent par différence de densité et l'eau clarifiée ressort sous la couche flottante. Tout se joue sur une durée : le temps que met l'eau à traverser l'appareil doit rester supérieur au temps que mettent les graisses à atteindre la surface.

Cette mécanique explique pourquoi le total journalier ne dit rien d'utile. Deux cuisines qui rejettent le même volume d'eau sur une journée n'ont pas le même besoin si l'une l'étale sur douze heures et l'autre le concentre sur deux coups de feu. Dans le second cas, le débit instantané est bien plus élevé, le temps de séjour s'effondre au moment précis où la charge grasse est maximale, et un appareil dimensionné sur la moyenne laisse passer.

C'est aussi ce qui rend la surface de la cuisine inutilisable comme critère. Elle ne dit rien de ce qui part à la plonge. Un local exigu avec deux friteuses en service continu produit un débit de pointe supérieur à un grand espace travaillant en cuisson vapeur avec de la vaisselle peu grasse. Le même raisonnement écarte le nombre de places assises : une salle qui tourne trois fois dans le service ne se compare pas à une salle de même taille qui ne tourne qu'une fois.

Quelles sont les quatre données du calcul normatif ?

La méthode des repas de la NF EN 1825-2 (guide CNIDEP 2006) combine quatre entrées. Notre calculateur n'applique pas cette méthode : il conseille un modèle à partir de vos couverts équivalents. Connaître ces entrées permet toutefois de comprendre un dimensionnement, et surtout de savoir ce qui le fera bouger.

Le nombre de couverts servis. En pointe, pas en moyenne annuelle. Un établissement saisonnier se dimensionne sur sa haute saison, faute de quoi il sera non conforme précisément quand il travaille le plus.

Le volume d'eau par repas. Il dépend de l'activité. Le guide retient 50 litres en restaurant, 100 litres en hôtel, 20 litres pour un établissement ouvert 24 heures sur 24 et 10 litres en cantine, avec un facteur de pointe de 8,5, 5,0, 22,0 et 20,0 respectivement. Entre une cantine et un hôtel, le volume d'eau varie de un à dix pour un nombre de repas identique.

La durée de fonctionnement. La norme retient la durée moyenne de fonctionnement journalier, en heures, propre à chaque établissement : 12 heures dans l'exemple du guide, pour une cuisine ouverte de 11 h à 23 h. Plus la durée est courte, plus le même volume total se comprime en un débit de pointe élevé. Dans notre calculateur, cette durée ne change pas le modèle.

Les postes raccordés et les produits employés. Dans la norme, les appareils relèvent d'une méthode à part : un lave-vaisselle seul compte pour 1,2 L/s, et le guide retient la plus haute des deux méthodes. Dans notre calculateur, un lave-vaisselle majore les couverts de 15 %, qu'il y en ait un ou plusieurs, et l'usage régulier de détergents les majore de 30 %, ces produits retardant la remontée des graisses en surface. Ces deux éléments suffisent fréquemment à imposer le volume supérieur à couverts constants.

Un mot sur la façon de compter les couverts, parce que c'est la donnée que chacun croit connaître et que beaucoup estiment de travers. Le chiffre à retenir est celui des repas effectivement servis sur la journée la plus chargée d'une semaine ordinaire, hors événement exceptionnel. Ni la capacité théorique de la salle, ni la moyenne lissée sur l'année, ni le nombre de tickets qui inclurait des consommations sans vaisselle. En cas d'hésitation, prenez le chiffre haut : une surestimation modérée conduit au pire à un appareil confortable, une sous-estimation conduit à un appareil en défaut.

Quel volume pour combien de couverts ?

Du 30 L (15 à 25 couverts par jour) au 200 L (250 à 400 couverts par jour), selon le tableau ci-dessous. La lecture se fait par la colonne des couverts : notre calculateur retient le premier modèle dont la plage atteint vos couverts équivalents, et le volume supérieur si cette plage est remplie à 85 % ou plus. Les débits en L/h sont ceux du fabricant.

VolumeDébit maximalCouverts par jourPrix HTProfil courant
30 L60 L/h15 à 25295 €Food-truck, snack
40 L80 L/h25 à 40345 €Sandwicherie, petite brasserie
60 L120 L/h40 à 60459 €Restaurant de quartier
70 L140 L/h60 à 90499 €Pizzeria, restaurant à volume
100 L200 L/h90 à 140639 €Restaurant traditionnel
120 L240 L/h140 à 220799 €Gros débit, double service
200 L400 L/h250 à 4001 049 €Collectivité, traiteur

Prix hors taxes, livraison offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine, garantie 2 ans, inox 304L alimentaire conforme NF EN 1825. Les modèles jusqu'au 100 L s'installent sous plonge, les 120 et 200 L se posent au sol.

Le tableau se lit donc par les couverts. On part de vos couverts servis, on les majore pour les détergents et le lave-vaisselle, on cherche la première ligne dont la plage atteint ce total, puis on vérifie le remplissage de cette plage. Un résultat qui surprend signale presque toujours qu'un poste a été oublié dans le calcul.

Pourquoi prendre la marge plutôt que le strict nécessaire ?

Parce que la pointe n'est pas la moyenne et que l'activité évolue. Quand l'activité tombe à la borne entre deux plages, la question se pose systématiquement. La réponse est constante : retenez le volume supérieur, et pour quatre raisons qui n'ont rien à voir avec la vente.

L'erreur inverse existe, mais elle est bien moins coûteuse : un appareil surdimensionné fonctionne parfaitement, il occupe simplement plus de place et coûte un peu plus cher à l'achat. Un appareil sous-dimensionné, lui, est non conforme en fonctionnement, avec les conséquences décrites dans contrôles et risques.

Dans quelles situations le calcul standard ne suffit-il pas ?

Dans cinq configurations : activité saisonnière, activité mixte, cuisines multiples, événementiel et croissance anticipée. La méthode couvre la grande majorité des établissements. Cinq configurations demandent un raisonnement supplémentaire, et il vaut mieux le conduire avant la commande.

L'activité saisonnière. Un établissement de bord de mer ou de station sert sur quelques mois ce qu'un autre étale sur l'année. Le dimensionnement se fait sur la haute saison, sans hésitation. Un appareil calé sur la moyenne annuelle est en défaut pendant toute la période où l'établissement travaille réellement, et il sature en quelques jours dès l'ouverture de saison.

L'activité mixte. Une boulangerie avec un espace de restauration, un traiteur avec vente à emporter, un hôtel avec restaurant ouvert à l'extérieur : deux profils de rejet coexistent, avec des volumes d'eau par repas et des durées de service différents. Le calcul se conduit sur le profil dominant, puis se vérifie sur le second. En cas d'écart important entre les deux résultats, retenez le plus élevé.

Les cuisines multiples raccordées. Deux zones de production sur un même départ additionnent leurs débits de pointe, et ces pointes ne se compensent pas si elles sont simultanées. La configuration se traite au cas par cas plutôt qu'en additionnant deux résultats de calculateur.

L'événementiel et les banquets. Un établissement qui sert habituellement quatre-vingts couverts mais reçoit ponctuellement le double doit décider s'il dimensionne sur l'exception. La réponse dépend de la fréquence : si l'événement est régulier, il fait partie du régime normal et entre dans le calcul. S'il reste rare, une vidange supplémentaire après l'événement suffit, à condition qu'elle soit réellement faite.

La croissance anticipée. Une ouverture qui prévoit de monter en régime, une terrasse en projet, un second service envisagé : le volume se choisit sur l'activité cible plutôt que sur celle du premier mois. Le surcoût entre deux volumes voisins est sans commune mesure avec le coût d'un remplacement anticipé et d'une seconde pose.

Que vérifier avant de commander, et comment justifier après ?

Trois vérifications, puis une note de calcul datée. Le volume n'est pas le seul paramètre à arrêter. Trois vérifications complètent le calcul et évitent une pose interrompue.

L'encombrement réel. Comparez les dimensions hors tout du modèle retenu à la place disponible, pieds de plonge et montants de meuble compris. Les cotes figurent sur chaque fiche produit.

La hauteur de fil d'eau. C'est elle qui décide si l'écoulement gravitaire est possible sans reprendre l'évacuation existante. Le détail par modèle figure dans installer un séparateur de graisse en sept étapes.

Le dégagement de curage. Un appareil qui rentre au millimètre mais qu'on ne peut plus ouvrir ne sera pas entretenu, donc saturera, donc deviendra non conforme. Le dégagement fait partie du choix de l'emplacement, pas des options.

Une fois le volume arrêté, conservez la trace du raisonnement. La note de dimensionnement d'un dossier relève de la méthode de la NF EN 1825-2 : repas par jour, volume d'eau par repas, facteur de pointe, durée de fonctionnement, facteurs ft, fd et fr, taille nominale obtenue, le tout daté. Le détail du calculateur, qui montre vos couverts équivalents et la plage retenue, n'en tient pas lieu. C'est cette note que réclame un service d'assainissement lorsqu'il demande non pas quel volume vous avez, mais pourquoi celui-là. Un doute sur une configuration particulière ? Notre équipe technique tranche au 01 84 80 50 34.

Pour un calcul plus fin que la grille, les guides de dimensionnement du séparateur de graisse détaillent la méthode NS, le débit de pointe et l'effet du lave-vaisselle.

Obtenir votre volume. Le calculateur de capacité conseille le modèle adapté à vos couverts en six questions et affiche le détail de vos couverts équivalents. Les sept volumes sont dans le catalogue inox 304L.

Questions fréquentes

Comment choisir la capacité d'un séparateur de graisse ?

Sur votre activité réelle, pas sur la surface de la cuisine. Notre calculateur part des couverts servis par jour, les majore de 30 % avec détergents et de 15 % avec un lave-vaisselle, puis retient le premier modèle dont la plage atteint ce total. La note de dimensionnement, elle, suit la méthode de la NF EN 1825-2.

Quel séparateur pour un restaurant de 50 couverts par jour ?

La plage 40 à 60 couverts par jour correspond au séparateur 60 L, à 459 euros HT, avec un débit maximal de 120 L/h. Un lave-vaisselle professionnel raccordé ou un usage régulier de détergents peuvent toutefois faire basculer vers le volume supérieur à nombre de couverts identique.

Faut-il compter en couverts servis ou en places assises ?

En couverts réellement servis sur la journée, en pointe et non en moyenne. Les places assises ne disent rien du volume d'eau qui part à la plonge : une salle qui tourne trois fois génère trois fois plus de rejets qu'une salle de même taille qui ne tourne qu'une fois.

Que faire si mon activité est entre deux plages ?

Retenez le volume supérieur. La marge absorbe les pics de fréquentation, espace les vidanges et laisse une réserve si l'activité progresse. Un appareil trop juste sature entre deux passages et laisse repartir les graisses au réseau, ce qui le rend non conforme en fonctionnement.

La surface de la cuisine entre-t-elle dans le calcul ?

Non, à aucun moment. Ce qui compte est le volume d'eau grasse produit et la vitesse à laquelle il arrive. Une petite cuisine avec deux friteuses en continu génère un débit de pointe supérieur à un grand local travaillant en cuisson vapeur, à nombre de couverts comparable.

Faut-il refaire le calcul quand l'activité change ?

Oui, à chaque évolution notable : passage à un second service, ajout d'un appareil raccordé, ouverture d'une terrasse, changement de carte. Le volume installé peut devenir insuffisant sans qu'aucune pièce n'ait bougé. Conservez chaque calcul daté dans le dossier de conformité.

Sources officielles

  • NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
  • NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
  • NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).

Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

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