Séparateur de graisse 100 litres : le format du lave-vaisselle professionnel
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse
Le 100 L est le format que réclame la présence d'un lave-vaisselle professionnel. 700 x 450 x 450 millimètres, environ 20 kilos à vide, 200 L/h admissibles, 639 euros HT, pour 90 à 140 couverts par jour. Sa raison d'être tient à un phénomène que les petits volumes absorbent mal : la vidange brutale d'une cuve de lave-vaisselle, un à-coup qui n'a rien à voir avec le débit moyen d'une plonge.
Le lave-vaisselle professionnel ne rejette pas comme une plonge
Une plonge manuelle rejette une eau qui s'écoule plus ou moins régulièrement, au rythme des bacs vidés et des rinçages. Un lave-vaisselle professionnel fonctionne tout autrement : il remplit sa cuve, lave, puis la vide d'un coup en fin de cycle. Ce n'est pas un filet continu, c'est une décharge concentrée sur quelques secondes, répétée à chaque cycle.
Cette différence de nature est décisive pour le dimensionnement d'un séparateur de graisse. La séparation dépend de la vitesse à laquelle l'eau traverse l'appareil à un instant donné, pas du volume total accumulé sur la journée. Un lave-vaisselle peut rejeter un volume quotidien modeste et pourtant produire, à chaque vidange de cuve, une pointe instantanée très supérieure au débit moyen de la plonge. C'est cette pointe qui compte, et c'est elle que le calcul doit intégrer.
La conséquence est qu'une cuisine équipée d'un lave-vaisselle professionnel se dimensionne toujours par le haut. Le raisonnement fondé sur le seul nombre de couverts sous-estime systématiquement le besoin, parce qu'il ignore l'à-coup de vidange. C'est pour cette raison que le 100 L, et non un format inférieur, est la réponse courante dès qu'un lave-vaisselle entre dans l'équation sur une cuisine de taille moyenne.
Débit moyen et pointe instantanée : ne pas confondre
La distinction mérite d'être posée clairement, parce qu'elle est à l'origine de la plupart des sous-dimensionnements sur les cuisines équipées.
Le débit moyen est le volume d'eau grasse rapporté à la durée du service. C'est une valeur lissée, utile pour estimer la charge globale, mais trompeuse dès qu'il y a des à-coups. Deux cuisines peuvent afficher le même débit moyen et solliciter très différemment leur séparateur selon que les rejets arrivent en continu ou par décharges.
La pointe instantanée est le débit maximal atteint au moment le plus défavorable : quand la plonge tourne et que le lave-vaisselle vide sa cuve en même temps. C'est cette valeur qui doit rester sous le débit admissible du séparateur, ici 200 L/h pour le 100 L. Si la pointe dépasse ce seuil, l'eau traverse trop vite et les graisses franchissent la sortie, même si le débit moyen paraissait confortable.
Notre calculateur NF EN 1825 intègre cette logique : la présence d'un lave-vaisselle ajoute une composante de débit à la charge de la plonge et majore le résultat, exactement comme le fait la méthode normative. Le mécanisme du calcul de la taille nominale est détaillé dans la taille nominale NS. Le point à retenir : sans intégration de l'à-coup de vidange, le calcul est faux, et il l'est toujours dans le sens du sous-dimensionnement.
Le 100 L, dernier format sous plonge
Le 100 L occupe une position charnière dans la gamme : c'est le plus grand volume encore conçu pour la pose sous plonge. Au-delà, le 120 L bascule vers la pose au sol, ce qui change la nature de l'installation.
| Caractéristique | Séparateur 70 L | Séparateur 100 L | Séparateur 120 L |
|---|---|---|---|
| Débit maximal | 140 L/h | 200 L/h | 240 L/h |
| Couverts par jour | 60 à 90 | 90 à 140 | 140 à 220 |
| Dimensions hors tout | 650 x 400 x 420 mm | 700 x 450 x 450 mm | 800 x 500 x 500 mm |
| Poids à vide | environ 16 kg | environ 20 kg | environ 26 kg |
| Fil d'eau entrée | 244,5 mm | 356,5 mm | 294,5 mm |
| Installation | sous plonge | sous plonge | au sol, à poser |
| Prix HT | 499 € | 639 € | 799 € |
Cette position a une conséquence pratique. Tant que l'implantation permet de loger un appareil de 700 x 450 x 450 millimètres sous l'évier ou dans un caisson dédié, le 100 L conserve la logique d'installation des formats inférieurs : raccordement gravitaire, entretien par le dessus, encombrement maîtrisé. C'est souvent l'argument qui fait préférer le 100 L au 120 L quand l'activité est à la frontière, car passer à la pose au sol suppose de dégager une emprise au sol dédiée.
Le fil d'eau d'entrée du 100 L, à 356,5 millimètres, est le plus haut de la gamme sous plonge. Cette cote se vérifie donc systématiquement contre la hauteur de l'évacuation existante avant la commande : elle est plus exigeante que celle du 70 L, et c'est elle qui peut rendre une pose impossible en l'état si le point de raccordement est trop bas.
Combien de lave-vaisselle le 100 L absorbe-t-il ?
La question revient constamment et n'a pas de réponse unique, parce qu'elle dépend de la coïncidence des vidanges.
Un lave-vaisselle professionnel sur une plonge de 90 à 140 couverts entre dans la plage du 100 L. Son à-coup de vidange, ajouté au débit de la plonge, reste absorbé par les 200 L/h admissibles dans la grande majorité des configurations. C'est le cas de référence pour lequel ce format est pensé.
Deux lave-vaisselle, ou un lave-vaisselle et une plonge très sollicitée, changent la donne si les vidanges peuvent coïncider. Deux cuves qui se vident au même instant additionnent leurs à-coups, et le débit de pointe combiné peut alors dépasser 200 L/h. Dans ce cas, le calcul précis s'impose, et le résultat pointe fréquemment vers le 120 L. La règle est simple : ce n'est pas le nombre d'appareils qui compte, mais la probabilité et l'ampleur de leurs pointes simultanées.
Un facteur atténuant existe, celui de la temporisation. Si les cycles des lave-vaisselle sont décalés et ne vidangent jamais ensemble, la pointe combinée retombe à celle d'un seul appareil. Mais cette hypothèse ne se vérifie qu'en exploitation, et un dimensionnement prudent ne parie pas dessus : on calcule sur la coïncidence défavorable, quitte à disposer d'une marge le reste du temps.
Installer un 100 L raccordé à un lave-vaisselle
La pose reprend les fondamentaux de la gamme, avec deux points renforcés par la présence du lave-vaisselle.
Le premier concerne le raccordement du lave-vaisselle lui-même. Sa sortie doit rejoindre le même départ que la plonge, en amont du séparateur, de sorte que toute l'eau grasse transite par l'appareil. Un lave-vaisselle raccordé directement au réseau, en contournant le séparateur, rend l'installation non conforme : les graisses qu'il rejette repartent au réseau sans traitement. Cette erreur figure parmi celles recensées dans les erreurs d'installation à éviter.
Le second concerne l'écoulement. Le fil d'eau d'entrée du 100 L étant haut, à 356,5 millimètres, la vérification de la cote de l'évacuation existante est ici particulièrement importante. La sortie de l'appareil, à 326,5 millimètres, doit rejoindre l'évacuation en descendant. La marche complète est décrite dans installer un séparateur de graisse en sept étapes, et le dimensionnement des raccords dans choisir le bon diamètre de raccordement. Les manchons en diamètre 50 millimètres ne sont pas fournis.
Entretenir un 100 L en cuisine équipée
Le volume plus important du 100 L allonge en théorie l'intervalle entre deux vidanges par rapport aux petits formats. En pratique, la présence d'un lave-vaisselle tempère cet avantage : le brassage et les produits de lavage émulsionnent les graisses, ce qui retarde leur remontée et charge davantage la couche flottante. La fréquence réelle se cale donc sur l'état de l'appareil, avec un plancher d'au moins une vidange par semaine.
L'opération est la même que sur les autres volumes, avec un poids accru : environ 20 kilos à vide, plus le contenu en service. On ne déplace jamais l'appareil plein ; on le vidange d'abord. Le support qui le reçoit se dimensionne sur la charge en service et non sur le poids du colis livré.
La traçabilité reste la clé de la conformité. Une cuisine de 90 à 140 couverts équipée d'un lave-vaisselle est un profil que le réseau surveille, et le registre d'entretien est la première pièce examinée en cas de contrôle. Sa tenue est détaillée dans comment remplir le registre d'entretien. Comme sur les formats inférieurs, les huiles de friture usagées ne vont jamais dans le séparateur : elles relèvent d'une collecte séparée, décrite dans la gestion des huiles usagées.
Le raccordement du lave-vaisselle, point de vigilance central
La présence d'un lave-vaisselle professionnel introduit une contrainte de plomberie qui n'existe pas sur une plonge seule, et c'est souvent là que se jouent les non-conformités sur ce format. Le principe est simple à énoncer : toute l'eau grasse, y compris celle du lave-vaisselle, doit transiter par le séparateur. Sa mise en œuvre l'est moins.
Le lave-vaisselle est fréquemment installé à distance de la plonge, avec son propre départ d'évacuation. La tentation, ou l'erreur d'un installateur pressé, consiste à le raccorder au réseau par le chemin le plus court, en aval du séparateur ou en le contournant. Dans ce cas, les graisses qu'il rejette repartent au réseau sans traitement, et l'installation est non conforme, alors même que le séparateur est correctement dimensionné. Le défaut est invisible tant que personne ne remonte le circuit, et il ressort au premier contrôle.
La bonne pratique consiste à rassembler le départ du lave-vaisselle et celui de la plonge en amont du séparateur, de sorte que les deux flux se rejoignent avant l'appareil. Cette exigence se vérifie au moment de la pose et se documente : un schéma du circuit, conservé avec le dossier de l'établissement, prouve que le lave-vaisselle est bien pris en compte. Ce point figure parmi les erreurs d'installation à éviter, et il mérite une attention particulière dès qu'un appareil de lavage entre dans la cuisine.
Quand le 100 L cède la place au 120 L
Trois évolutions font passer au format supérieur, et la présence d'un lave-vaisselle les rend plus probables qu'ailleurs.
- Le franchissement durable de 140 couverts par jour. La plage 140 à 220 couverts relève du 120 L. Le raisonnement se fait sur la journée la plus chargée d'une semaine ordinaire.
- La multiplication des lave-vaisselle ou des postes de plonge. Dès que deux appareils peuvent vidanger en même temps, le débit de pointe combiné dépasse souvent 200 L/h, ce qui appelle les 240 L/h du 120 L.
- Le passage à la pose au sol. Si l'implantation ne permet plus de loger un appareil sous plonge, ou si le volume d'eau à traiter justifie une emprise dédiée, le 120 L à poser devient la solution logique.
Le 120 L, à 799 euros HT, prend alors le relais. Le raisonnement complet entre ces deux volumes voisins est développé dans choisir entre un 100 et un 120 litres.
Récapitulatif avant commande
Le 100 L se commande quand l'activité se situe entre 90 et 140 couverts par jour, qu'un lave-vaisselle professionnel est raccordé, que le débit de pointe calculé, à-coup de vidange compris, reste sous 200 L/h, et que l'évacuation accepte une sortie à 326,5 millimètres du fond. Si deux lave-vaisselle peuvent vidanger simultanément ou si l'activité vise plus de 140 couverts, la réponse est le 120 L.
Pour situer votre activité, 100 couverts par jour relève de ce format et 140 couverts par jour se trouve à la bascule vers le volume supérieur. La méthode générale de dimensionnement figure dans quelle capacité pour mon établissement. Un doute sur l'effet de votre lave-vaisselle sur le débit de pointe ? Notre équipe technique tranche au 01 84 80 50 34.
Questions fréquentes
Pourquoi le séparateur de graisse 100 litres est-il le bon format avec un lave-vaisselle professionnel ?
Parce qu'un lave-vaisselle professionnel ne rejette pas un filet régulier mais vide sa cuve d'un coup, en fin de cycle. Cette pointe instantanée s'ajoute au débit de la plonge. Le 100 L, avec ses 200 L/h admissibles, offre la marge nécessaire pour absorber cet à-coup sans que la séparation cesse d'opérer.
Un lave-vaisselle professionnel impose-t-il toujours un gros séparateur ?
Il impose de recalculer le débit de pointe en intégrant la vidange de cuve, ce qui déplace souvent le résultat d'un ou deux crans vers le haut. Le volume retenu dépend du nombre de couverts, du nombre de lave-vaisselle et de leur raccordement. Le 100 L couvre la plupart des cuisines de 90 à 140 couverts équipées d'un lave-vaisselle professionnel.
Quelles sont les dimensions du séparateur de graisse 100 litres ?
700 millimètres de longueur, 450 de profondeur et 450 de hauteur hors tout, pour environ 20 kilos à vide. C'est le plus grand des formats encore conçus pour la pose sous plonge ; au-delà, le 120 L passe à la pose au sol. Le raccordement est en diamètre 50 millimètres et le fil d'eau d'entrée se situe à 356,5 millimètres du fond.
Le séparateur de graisse 100 L peut-il recevoir deux lave-vaisselle ?
Cela dépend du débit de pointe combiné. Deux lave-vaisselle qui vidangent en même temps additionnent leurs à-coups, ce qui peut dépasser les 200 L/h du 100 L. Il faut alors calculer précisément et envisager le 120 L. Un seul lave-vaisselle professionnel sur une plonge de 90 à 140 couverts reste dans la plage du 100 L.
À quelle fréquence vidanger un séparateur de graisse 100 L ?
Au moins une fois par semaine, davantage selon la charge grasse et le rythme. Le volume plus important allonge l'intervalle par rapport aux petits formats, mais la présence d'un lave-vaisselle, qui brasse et émulsionne les graisses, tend à raccourcir ce délai. On se cale sur l'état réel de la couche flottante et on trace chaque intervention au registre.
Quand faut-il passer du 100 au 120 litres ?
Dès que l'activité dépasse durablement 140 couverts par jour, dès que plusieurs lave-vaisselle ou postes de plonge fonctionnent en parallèle, ou dès que le débit de pointe calculé dépasse 200 L/h. Le 120 L monte à 240 L/h, couvre 140 à 220 couverts et se pose au sol, pour 799 euros HT.
Pourquoi la vidange d'un lave-vaisselle compte-t-elle plus que son usage moyen ?
Parce que la séparation dépend de la vitesse instantanée de traversée, pas du volume cumulé sur la journée. Un lave-vaisselle peut rejeter un volume modeste au total mais le libérer en quelques secondes à chaque cycle. C'est cet à-coup, très supérieur au débit moyen, qui doit rester compatible avec le débit admissible du séparateur.
Combien coûte un séparateur de graisse 100 litres ?
639 euros HT. Il faut y ajouter les manchons de raccordement en diamètre 50 millimètres, non fournis, et prévoir que la livraison est offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine. L'appareil est en inox 304L alimentaire conforme NF EN 1825, garanti 2 ans.





























