Dimensions et encombrement des 7 séparateurs de graisse : le guide des cotes
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse
Les sept séparateurs de graisse mesurent de 500 x 300 x 350 mm pour le 30 L à 1000 x 600 x 550 mm pour le 200 L. Ces cotes hors tout ne suffisent pas à valider une pose : il faut y ajouter la place d'ouvrir le couvercle et d'accéder aux raccords. C'est cette place réelle, pas la cote catalogue, qui décide si l'appareil s'installe et s'entretient.
Quelles sont les dimensions exactes des sept modèles ?
Le tableau ci-dessous rassemble les cotes hors tout et le poids à vide des sept volumes, tels qu'ils figurent sur chaque fiche produit. Les dimensions se lisent en longueur, puis profondeur, puis hauteur, toutes en millimètres. La longueur est la plus grande face, celle qui reçoit l'entrée et la sortie ; la profondeur est la dimension qui s'enfonce sous la plonge ou contre le mur ; la hauteur est la cote verticale, la plus contraignante pour un logement sous plonge.
| Modèle | Longueur | Profondeur | Hauteur | Poids à vide | Mode de pose |
|---|---|---|---|---|---|
| 30 L | 500 mm | 300 mm | 350 mm | environ 9 kg | Sous plonge |
| 40 L | 550 mm | 350 mm | 380 mm | environ 11 kg | Sous plonge |
| 60 L | 600 mm | 400 mm | 400 mm | environ 14 kg | Sous plonge |
| 70 L | 650 mm | 400 mm | 420 mm | environ 16 kg | Sous plonge |
| 100 L | 700 mm | 450 mm | 450 mm | environ 20 kg | Sous plonge |
| 120 L | 800 mm | 500 mm | 500 mm | environ 26 kg | À poser au sol |
| 200 L | 1000 mm | 600 mm | 550 mm | environ 38 kg | À poser au sol |
Une lecture s'impose avant toute autre. La progression des cotes est régulière et lisible, mais elle marque une rupture nette entre le 100 L et le 120 L. Jusqu'au 100 L, la hauteur reste sous 450 mm et le poids à vide sous 20 kg : ce sont des appareils que l'on glisse sous une plonge. À partir du 120 L, la hauteur atteint 500 puis 550 mm et le poids grimpe à 26 puis 38 kg : on ne loge plus, on pose au sol. Cette frontière n'est pas commerciale, elle est physique. Un appareil de 500 mm de haut ne passe pas sous un bac de plonge dont le dessous est à 550 mm du sol une fois le siphon en place.
La deuxième chose à retenir, c'est que la profondeur augmente moins vite que la longueur. Le 200 L fait un mètre de long mais seulement 600 mm de profond. Autrement dit, ces appareils s'allongent plus qu'ils ne s'enfoncent, ce qui est une bonne nouvelle pour un local étroit et une contrainte pour un mur court. La face longue doit être accessible, car c'est elle qui porte les deux raccords.
Quels modèles rentrent réellement sous une plonge ?
La mention « sous plonge » décrit une intention de conception, pas une garantie que l'appareil rentrera chez vous. Elle signifie que la hauteur du modèle a été tenue sous une valeur qui autorise, dans la plupart des cuisines, un logement sous le bac de lavage. Elle ne dit rien de votre plonge à vous.
La cote qui décide n'est jamais la hauteur de l'appareil prise seule. C'est l'écart entre cette hauteur et la hauteur libre sous le siphon de votre plonge, c'est-à-dire la distance entre le sol fini et le point le plus bas de ce qui se trouve déjà sous le bac. Ce point bas est rarement le fond du bac : c'est le siphon, la bonde, parfois un renfort de meuble ou une traverse. Un appareil de 420 mm de haut ne rentre pas dans un espace libre de 400 mm, même si le meuble mesure 600 mm de haut sur le papier.
Il faut aussi compter la place que prend le raccordement lui-même. L'entrée et la sortie sortent de l'appareil, et le manchon souple qui les relie à la canalisation ajoute quelques centimètres de chaque côté. Un modèle calé au millimètre en longueur contre deux montants ne laisse plus la place d'emmancher un raccord.
| Modèle | Hauteur de l'appareil | Hauteur libre conseillée sous plonge | Remarque |
|---|---|---|---|
| 30 L | 350 mm | Supérieure à 350 mm plus le dégagement couvercle | Le plus bas de la gamme, passe presque partout |
| 40 L | 380 mm | Supérieure à 380 mm plus le dégagement couvercle | Compromis courant des petites plonges |
| 60 L | 400 mm | Supérieure à 400 mm plus le dégagement couvercle | Vérifier la traverse basse du meuble |
| 70 L | 420 mm | Supérieure à 420 mm plus le dégagement couvercle | Hauteur souvent limitante en meuble ancien |
| 100 L | 450 mm | Supérieure à 450 mm plus le dégagement couvercle | Dernier modèle logeable sous plonge |
| 120 L | 500 mm | Pose au sol dédiée | Ne se loge pas sous une plonge standard |
| 200 L | 550 mm | Pose au sol dédiée | Local technique ou dégagement réservé |
La colonne centrale ne donne pas une valeur figée parce que le dégagement de couvercle dépend du modèle et de la façon dont il s'ouvre. Retenez le principe : la hauteur libre doit dépasser la hauteur de l'appareil, et il faut en plus de quoi soulever le couvercle. Un appareil qui rentre pile mais qu'on ne peut pas ouvrir est un appareil qu'on ne curera jamais correctement.
Pourquoi les cotes hors tout ne suffisent pas ?
C'est l'erreur la plus fréquente sur ce type de matériel, et elle ne se voit qu'au premier curage, plusieurs semaines après la pose, quand il est trop tard pour la corriger sans tout démonter. Un séparateur de graisse n'est pas un caisson que l'on scelle une fois pour toutes. C'est un appareil qui s'ouvre régulièrement, dont on retire les graisses figées en surface, et qu'on referme. Cette ouverture demande de la place que les cotes hors tout ne mentionnent pas.
Trois dégagements sont à réserver, en plus des dimensions de l'appareil.
Le dégagement au-dessus, pour le couvercle. Le curage suppose d'ouvrir le couvercle en grand, pas de le soulever de deux centimètres. Sous une plonge, cette place se prend sur la hauteur libre restante une fois l'appareil posé. Si l'appareil occupe toute la hauteur, le couvercle bute contre le bac et l'entretien devient un combat. C'est la première cause d'installations que l'on retrouve encrassées en contrôle : elles ne sont pas mal entretenues par négligence, elles sont impossibles à entretenir par construction.
Le dégagement latéral, pour les raccords. Entrée et sortie sortent sur la face longue, en diamètre 50 mm. Il faut pouvoir emmancher un manchon souple, le serrer au collier, et le rouvrir un jour pour déposer l'appareil. Une pose plaquée contre un mur ou coincée entre deux montants prive de cet accès et transforme la moindre intervention en démontage de mobilier.
Le dégagement frontal, pour l'extraction. Un appareil se dépose parfois entièrement pour un curage complet ou un contrôle. Il faut pouvoir le tirer vers l'avant sans buter, ce qui suppose de ne pas l'avoir enfermé derrière un pied de plonge ou une plinthe vissée.
Ces trois dégagements se réservent au moment du choix, en même temps que l'on vérifie que l'appareil rentre. Le sujet complet de la pose figure dans le centre d'aide, et la question voisine du niveau de raccordement est traitée dans notre guide de la hauteur de fil d'eau.
Comment mesurer la place disponible avant de commander ?
La mesure prend dix minutes avec un mètre ruban et se fait une seule fois. Elle évite le scénario le plus banal du secteur : un appareil livré qui ne rentre pas, un chantier à l'arrêt et une commande à refaire. Voici la procédure, à suivre dans l'ordre.
- Mesurez la hauteur libre. Sous une plonge, relevez la distance entre le sol fini et le point le plus bas déjà occupé sous le bac : siphon, bonde, traverse de meuble. C'est ce point bas, pas le dessous du bac, qui limite la hauteur de l'appareil. Notez la valeur en millimètres.
- Mesurez la profondeur utile. De la façade du meuble jusqu'au mur du fond, en tenant compte de toute canalisation qui court le long de ce mur. C'est la cote qui doit dépasser la profondeur de l'appareil, de 300 mm pour le 30 L à 600 mm pour le 200 L.
- Mesurez la largeur disponible. Entre les deux montants ou les deux pieds qui encadrent l'emplacement. Elle doit dépasser la longueur de l'appareil, de 500 mm pour le 30 L à 1000 mm pour le 200 L, avec de quoi passer les raccords sur les côtés.
- Ajoutez le dégagement de curage. Au-dessus, réservez de quoi ouvrir le couvercle. Sur les côtés, réservez l'accès aux deux raccords. Devant, réservez de quoi tirer l'appareil pour une dépose.
- Confrontez au tableau des cotes. Reportez vos trois mesures face au modèle visé. Si l'une d'elles est inférieure à la cote correspondante augmentée du dégagement, changez de modèle ou changez d'emplacement, jamais l'inverse.
Gardez ces trois valeurs notées : elles servent au choix du modèle, puis au plombier le jour de la pose, puis au dossier. Un relevé fait une fois remplace trois allers-retours et une seconde livraison.
Combien pèsent les modèles, et pourquoi cela compte ?
Les poids indiqués, de 9 kg pour le 30 L à 38 kg pour le 200 L, sont des poids à vide. C'est une précision qui n'est pas un détail, parce qu'un séparateur de graisse ne travaille jamais à vide : en service, il contient son eau. Cette eau ajoute une masse importante, et le support doit la reprendre non pas le jour de la pose, quand l'appareil est vide et léger, mais en permanence pendant le fonctionnement.
| Modèle | Poids à vide | Ce que le poids implique |
|---|---|---|
| 30 L | environ 9 kg | Manipulable par une personne, pose sous plonge simple |
| 40 L | environ 11 kg | Manipulable par une personne |
| 60 L | environ 14 kg | Support de meuble à vérifier en charge |
| 70 L | environ 16 kg | Support de meuble à vérifier en charge |
| 100 L | environ 20 kg | Deux personnes conseillées pour la mise en place |
| 120 L | environ 26 kg | Pose au sol, manutention à deux |
| 200 L | environ 38 kg | Pose au sol, accès de manutention à prévoir |
Deux conséquences pratiques découlent de ces chiffres. La première concerne les modèles sous plonge : le meuble ou le châssis qui reçoit l'appareil doit supporter le poids à vide augmenté de l'eau contenue en service. Un support prévu pour un appareil vide peut fléchir une fois l'appareil en eau, et un fléchissement fait perdre la mise à niveau, dont dépend l'écoulement gravitaire. La seconde concerne les modèles au sol, 120 et 200 L : on ne les déplace jamais pleins. Avant tout déplacement ou toute dépose pour curage, l'appareil se vide, faute de quoi la charge devient dangereuse et la manutention impraticable.
Ce point rejoint le dimensionnement : choisir plus grand que nécessaire, ce n'est pas seulement payer plus cher, c'est aussi installer plus lourd et plus encombrant, donc plus difficile à curer et à manipuler. La juste taille se calcule sur le calculateur NF EN 1825, puis se confronte à l'encombrement disponible relevé sur place.
Sous plonge ou au sol : deux logiques d'implantation
La rupture entre le 100 L et le 120 L n'est pas qu'une affaire de centimètres, c'est un changement de logique d'installation qui mérite d'être posé clairement, parce qu'il conditionne tout le reste du projet.
Les modèles sous plonge, du 30 au 100 L, se logent dans un volume déjà occupé par la plomberie de la plonge. Ils profitent d'un emplacement existant, ne consomment pas de surface au sol supplémentaire et se raccordent au plus court sur l'évacuation du bac. Leur contrainte majeure est la hauteur libre, souvent limitée en meuble ancien, et le dégagement de curage, qui se prend sur un volume déjà restreint. C'est la solution des cuisines contraintes en surface, qui sont la majorité.
Les modèles à poser, 120 et 200 L, demandent un emplacement dédié : un dégagement au sol, un renfoncement de local technique, un coin réservé. Ils occupent 800 x 500 mm et 1000 x 600 mm d'empreinte au sol, auxquels il faut ajouter le passage autour pour ouvrir le couvercle et intervenir. En contrepartie de cet encombrement, ils offrent un accès de curage beaucoup plus confortable et un débit admissible élevé, 240 et 400 L/h, qui correspond aux fortes fréquentations. Le choix de la pose au sol n'est donc pas un pis-aller mais la réponse logique dès que le volume requis dépasse ce qu'une plonge peut abriter.
Cette bascule se prépare en amont : un local qui prévoyait un logement sous plonge et découvre au calcul qu'il lui faut un 120 L doit rouvrir la question de l'emplacement, pas forcer un appareil au sol sous un meuble. C'est une raison de plus de calculer le volume avant de choisir l'endroit, et non l'inverse.
Le raccordement reste le même quelle que soit la taille
Une bonne nouvelle referme ce guide des cotes. Si l'encombrement, le poids et le débit changent d'un modèle à l'autre, le raccordement, lui, ne change pas : les sept volumes se raccordent en diamètre 50 mm à l'entrée comme à la sortie, du 30 L au 200 L. Un appareil plus grand ne se raccorde pas différemment, il se raccorde pareil, avec les mêmes manchons souples en EPDM diamètre 50 mm.
Cette uniformité a une vertu concrète : elle rend le remplacement d'un volume par un autre indolore côté plomberie, à condition que la hauteur de fil d'eau reste compatible et que l'encombrement du nouveau modèle tienne dans la place disponible. Une activité qui grandit et passe d'un 60 L à un 100 L ne refait pas sa canalisation, elle change l'appareil dans le même diamètre. Le détail du raccordement, du choix des manchons et de la règle de non-réduction en aval est traité dans notre guide du raccordement et des diamètres, et les cas d'usage par fréquentation sont déclinés palier par palier, par exemple pour 60 couverts par jour ou 120 couverts par jour.
La méthode tient donc en trois temps, toujours dans le même ordre : calculer le volume, relever l'encombrement disponible, vérifier la hauteur de fil d'eau. L'ordre inverse, qui consiste à choisir un modèle sur catalogue puis à espérer qu'il rentre, est celui qui produit les livraisons à refaire. Un doute sur un emplacement contraint ou une plonge atypique ? Décrivez-nous la configuration au 01 84 80 50 34, nous validons les cotes avant que la commande ne parte.
Questions fréquentes
Quelles sont les dimensions des séparateurs de graisse ?
Elles vont de 500 x 300 x 350 mm pour le 30 L à 1000 x 600 x 550 mm pour le 200 L, exprimées en longueur x profondeur x hauteur. Les cinq premiers volumes, du 30 au 100 L, sont conçus pour se loger sous plonge ; le 120 L et le 200 L sont des modèles à poser au sol.
Quel séparateur de graisse rentre sous une plonge standard ?
Le 30 L à 350 mm de haut, le 40 L à 380 mm, le 60 L à 400 mm, le 70 L à 420 mm et le 100 L à 450 mm sont dimensionnés pour un logement sous plonge. La cote décisive n'est pas la hauteur seule mais la hauteur libre sous le siphon, à mesurer sur place avant de commander.
Faut-il prévoir de la place en plus des dimensions du séparateur ?
Oui, systématiquement. Il faut un dégagement au-dessus pour ouvrir entièrement le couvercle lors du curage, et un accès latéral aux raccords d'entrée et de sortie en diamètre 50 mm. Une pose calée au millimètre sur les cotes hors tout rend le premier entretien impossible sans démonter du mobilier.
Combien pèse un séparateur de graisse ?
De 9 kg à vide pour le 30 L à 38 kg pour le 200 L. Ce sont des poids à vide : en service l'appareil contient son eau, ce qui alourdit considérablement l'ensemble et impose que le support d'un modèle sous plonge reprenne la charge en fonctionnement, pas seulement à la pose.
Le 120 L et le 200 L peuvent-ils passer sous plonge ?
Non. Avec 500 et 550 mm de haut et 26 à 38 kg à vide, ce sont des modèles à poser au sol, dans un local technique ou un dégagement dédié. Leur encombrement au sol, 800 x 500 mm et 1000 x 600 mm, doit être réservé avec le passage nécessaire autour pour le curage.
Comment mesurer la place disponible sous ma plonge ?
Relevez trois cotes : la hauteur libre entre le sol et le dessous du bac ou du siphon, la profondeur utile entre la façade et le mur, et la largeur entre les montants ou les pieds. Comparez-les aux dimensions hors tout du modèle visé en gardant une marge pour l'ouverture du couvercle.
Les dimensions changent-elles le raccordement ?
Non. Les sept volumes se raccordent tous en diamètre 50 mm à l'entrée comme à la sortie, quelle que soit leur taille. Ce qui change avec le volume, c'est l'encombrement, le poids et le débit maximal admissible, jamais la section des piquages ni le mode de raccordement.
Peut-on installer un modèle plus grand que prévu par sécurité ?
Le surdimensionnement en volume est prudent côté vidange, mais il a un coût en place et en poids. Un modèle trop grand pour l'emplacement oblige à une pose au sol non prévue, complique le curage et alourdit la manutention. La juste taille se calcule d'abord, puis se confronte à l'encombrement réel.





























