Prix des 7 séparateurs de graisse : le détail modèle par modèle expliqué
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse
Les sept séparateurs de graisse s'échelonnent de 295 euros HT pour le 30 L à 1 049 euros HT pour le 200 L, tous en inox 304L conforme NF EN 1825. Mais l'écart entre deux modèles voisins n'est jamais régulier : chaque marche de l'échelle achète une chose précise. Ce guide parcourt les sept prix un à un pour dire, à chaque fois, ce que l'on paie.
Quel est le prix de chacun des sept modèles ?
Voici l'échelle complète, en hors taxes et en toutes taxes comprises à la TVA de 20 %, avec le débit maximal admissible et la plage de couverts en regard. Ces deux dernières colonnes sont essentielles : ce sont elles qui expliquent le prix, bien plus que le litrage affiché.
| Modèle | Débit max | Couverts / jour | Prix HT | Prix TTC | Mode de pose |
|---|---|---|---|---|---|
| 30 L | 60 L/h | 15 à 25 | 295 euros | 354 euros | Sous plonge |
| 40 L | 80 L/h | 25 à 40 | 345 euros | 414 euros | Sous plonge |
| 60 L | 120 L/h | 40 à 60 | 459 euros | 550,80 euros | Sous plonge |
| 70 L | 140 L/h | 60 à 90 | 499 euros | 598,80 euros | Sous plonge |
| 100 L | 200 L/h | 90 à 140 | 639 euros | 766,80 euros | Sous plonge |
| 120 L | 240 L/h | 140 à 220 | 799 euros | 958,80 euros | À poser au sol |
| 200 L | 400 L/h | 250 à 500 | 1 049 euros | 1 258,80 euros | À poser au sol |
Une première lecture s'impose : entre le 30 L et le 200 L, le volume est multiplié par plus de six, mais le prix seulement par trois et demi. Une cuve plus grande ne coûte pas proportionnellement plus cher, parce qu'une part des coûts est fixe quel que soit le format, la découpe, la mise en forme, les soudures, le contrôle et la documentation se refaisant à l'identique sur chaque modèle. Le détail de cette structure de coûts est développé dans notre guide sur le prix d'un séparateur de graisse ; ici, nous regardons plutôt les marches entre modèles.
Que coûte chaque marche de l'échelle ?
Le tableau suivant est le cœur de ce guide. Il ne donne plus les prix mais les écarts entre chaque modèle et le précédent, mis en regard de ce que cet écart apporte en débit et en couverts. C'est en lisant les marches, et non les niveaux, que l'on comprend la logique de l'échelle.
| Passage | Écart de prix HT | Débit gagné | Couverts gagnés | Ce que la marche achète |
|---|---|---|---|---|
| 30 vers 40 L | +50 euros | +20 L/h | Jusqu'à 40 | Un cran de débit, même famille sous plonge |
| 40 vers 60 L | +114 euros | +40 L/h | Jusqu'à 60 | Un gros saut de débit, cuve plus large |
| 60 vers 70 L | +40 euros | +20 L/h | Jusqu'à 90 | La marche la plus rentable de la gamme |
| 70 vers 100 L | +140 euros | +60 L/h | Jusqu'à 140 | Le plus gros gain de débit sous plonge |
| 100 vers 120 L | +160 euros | +40 L/h | Jusqu'à 220 | Le changement de famille, passage au sol |
| 120 vers 200 L | +250 euros | +160 L/h | Jusqu'à 500 | La grande capacité, débit presque doublé |
Les marches ne se ressemblent pas, et c'est voulu. La suite de ce guide les prend une par une, parce que chacune raconte un arbitrage différent.
Pourquoi le passage du 60 au 70 L est le plus rentable ?
C'est la marche la plus intéressante de toute l'échelle, et elle passe souvent inaperçue parce que l'écart de litrage paraît anecdotique. Pour 40 euros HT, on passe du 60 L à 459 euros au 70 L à 499 euros. Dix litres de plus, en apparence peu de chose.
En réalité, le débit maximal admissible passe de 120 à 140 L/h, soit un cinquième de capacité de pointe en plus, et surtout la plage d'activité grimpe de 40-60 couverts par jour à 60-90 couverts par jour. Autrement dit, ces 40 euros font passer d'un petit restaurant à un restaurant classique. Rapporté à ce que coûte le remplacement d'un appareil sous-dimensionné, seconde pose comprise, c'est l'un des arbitrages les plus rentables de la gamme. Un établissement qui hésite à la charnière des 60 couverts a presque toujours intérêt à prendre le 70 L. Le cas concret de ce palier est décliné dans la page 60 couverts par jour.
Pourquoi le passage du 100 au 120 L coûte-t-il 160 euros ?
À l'inverse, cette marche paraît chère : 160 euros HT pour vingt litres de volume, du 100 L à 639 euros au 120 L à 799 euros. Le rapprochement avec la marche précédente semble injuste. Il ne l'est pas, parce qu'on ne compare plus deux tailles d'un même appareil mais deux familles d'installation.
Le 100 L est le dernier modèle conçu pour se loger sous plonge, à 450 mm de haut et 20 kg à vide. Le 120 L est un modèle à poser au sol : 500 mm de haut, 26 kg à vide, une cuve plus large qui demande davantage d'inox et une rigidité supérieure pour porter une masse d'eau plus importante. Le débit admissible monte de 200 à 240 L/h et la plage passe à 140-220 couverts. Les 160 euros paient ce changement de gamme complet, pas les vingt litres. C'est aussi un changement de projet : un local qui découvre au calcul qu'il lui faut un 120 L doit rouvrir la question de l'emplacement, sujet traité dans notre guide des dimensions et de l'encombrement. Le palier correspondant est détaillé dans 150 couverts par jour.
Que valent les marches basses et la marche haute ?
Les extrémités de l'échelle obéissent à la même logique, une fois qu'on l'a comprise.
Les marches basses, du 30 au 60 L. Le passage du 30 au 40 L coûte 50 euros HT pour vingt litres par heure de débit en plus, dans la même famille sous plonge : c'est un simple cran de capacité pour un petit établissement qui grandit. Le passage du 40 au 60 L est plus marqué, 114 euros HT, parce que le débit fait un bond de 40 L/h et que la cuve s'élargit sensiblement. Ces deux marches restent dans l'univers des snacks, food trucks, boulangeries et petites brasseries, où le 30 L et le 40 L suffisent souvent. Le palier d'entrée est illustré par la page 30 couverts par jour.
La marche haute, du 120 au 200 L. Elle coûte 250 euros HT, la plus grosse de l'échelle en valeur absolue, mais elle achète le plus gros gain de débit de toute la gamme : de 240 à 400 L/h, presque le double, pour une plage qui monte de 140-220 à 250-500 couverts. Ramené au débit gagné, ce n'est pas la marche la plus chère, c'est celle qui offre le plus de capacité par euro. Elle correspond aux collectivités, traiteurs industriels et gros débits, illustrés par la page 400 couverts par jour.
La leçon commune à toutes ces marches est unique : un écart de litrage ne se lit jamais seul. Il faut regarder à côté ce que devient le débit admissible et vérifier si l'on reste ou non dans la même famille de pose. C'est le débit et le mode d'installation qui expliquent le prix, jamais les litres pris isolément.
Comment construire son budget réel ?
Le prix de l'appareil n'est qu'une ligne du budget. Trois autres postes peuvent s'y ajouter, et un est déjà compris. Voici la méthode pour établir un budget qui ne réserve pas de surprise le jour de la pose.
- Partez du prix HT du modèle calculé. Pas du modèle deviné : le débit de pointe se calcule d'abord sur le calculateur NF EN 1825, et il désigne le modèle. C'est cette valeur, de 295 à 1 049 euros HT, qui ouvre le budget.
- Ajoutez les manchons de raccordement. Les manchons EPDM 50 mm à 29,90 euros HT sont nécessaires au raccordement, pas optionnels. Comptez-en le nombre selon la configuration, deux au minimum.
- Ajoutez le kit d'entretien si besoin. Le kit d'entretien 3-en-1 à 49,90 euros HT conditionne la routine hebdomadaire. Il n'est pas indispensable à la pose mais il l'est à la durée de conformité.
- Chiffrez la pose auprès d'un plombier. Nous ne posons pas et n'avançons aucun montant : la pose se chiffre par le professionnel qui interviendra, selon la configuration réelle, la longueur du tronçon et l'accessibilité. Demandez le devis avant de commander, cotes en main.
- Prévoyez une éventuelle reprise du fil d'eau. C'est la ligne la plus souvent oubliée. Si le fil d'eau de l'évacuation existante ne convient pas, il faut reprendre le tronçon aval ou surélever l'appareil, comme l'explique notre guide de la hauteur de fil d'eau.
À l'inverse, une ligne n'a pas à être budgétée : la livraison est offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine, seuil que les sept volumes franchissent tous. La garantie commerciale de 2 ans est également incluse, sans supplément ni contrat.
HT ou TTC, et pourquoi deux chiffres circulent
Chaque modèle porte deux prix parce qu'il s'adresse à deux lecteurs. Le prix hors taxes est la référence du professionnel, qui traite la TVA selon sa situation ; le prix toutes taxes comprises, à la TVA de 20 %, est la référence du particulier. Le 60 L est ainsi à 459 euros HT et 550,80 euros TTC, le 100 L à 639 euros HT et 766,80 euros TTC, le 200 L à 1 049 euros HT et 1 258,80 euros TTC.
Une bonne partie des malentendus de comparaison vient de là : deux chiffres pour un même appareil ne sont pas deux prix, mais un prix vu de deux côtés. Pour un établissement, la référence utile est le hors taxes, et la facture gagne à être établie au nom et à l'adresse de l'établissement, avec son numéro d'identification. Le régime de TVA applicable et le traitement comptable dépendent en revanche de votre situation, et votre expert comptable est le seul à pouvoir trancher ces points. Les mentions attendues sur la facture sont un sujet à part entière, distinct du prix affiché.
Pourquoi le modèle le moins cher n'est pas toujours le bon
Il faut refermer ce tour de l'échelle par la mise en garde qui vaut pour toute la gamme, dans les deux sens.
Vers le bas, prendre le modèle en dessous pour économiser est un faux calcul. Un séparateur de graisse sous-dimensionné ne fonctionne pas moins bien, il ne fonctionne pas : si le débit de pointe dépasse le débit maximal admissible, l'eau traverse trop vite et les graisses franchissent la sortie dès le premier service, appareil neuf ou non. Suivent les vidanges rapprochées qui ne traitent pas la cause, l'appareil indéfendable en contrôle, puis le remplacement avec une seconde pose. L'écart de quelques dizaines d'euros gagné à l'achat se compare à un remplacement complet.
Vers le haut, prendre le modèle au-dessus par excès de prudence a aussi un coût. Un modèle surdimensionné n'est pas plus conforme : il est plus encombrant, plus lourd à curer, plus difficile à manipuler, et il peut imposer une pose au sol non prévue. Payer 1 049 euros pour un besoin de 60 L, ce n'est pas de la sécurité, c'est du gaspillage doublé d'une contrainte d'installation.
La juste réponse est au milieu, et elle se calcule. Le bon modèle est celui dont le débit maximal admissible couvre le débit de pointe avec une marge raisonnable, celle que le calculateur applique en retenant le volume supérieur à la borne entre deux plages. Faites le calcul avant, documentez-le, et si vous hésitez entre deux volumes voisins, appelez-nous au 01 84 80 50 34 : nous tranchons au cas par cas, avec les cotes et le débit de pointe en main.
Comparer deux séparateurs de graisse au même prix
Le prix affiché permet de situer un modèle sur l'échelle, mais il ne dit pas si deux appareils vendus au même tarif se valent. Un séparateur de graisse a l'air simple, une cuve, un couvercle, deux raccords, et c'est précisément ce qui rend la comparaison trompeuse : l'essentiel de ce qui fait tenir un appareil ne se voit pas de l'extérieur. Voici les cinq points à confronter à prix égal, du plus décisif au plus discret.
Le débit maximal admissible. C'est la seule caractéristique qui décide de la conformité en fonctionnement. Deux appareils de même volume affiché peuvent avoir des débits admissibles différents selon leur géométrie interne. À prix égal, celui qui annonce clairement son débit en litres par heure décrit un séparateur dimensionné ; celui qui n'annonce qu'un volume décrit un contenant. Le débit est la première question, pas le litrage.
La nuance et la qualité de l'inox. Une nuance inférieure ternit, marque et se dégrade au contact des détergents. Nos sept modèles sont en inox 304L alimentaire, sujet développé dans notre fiche matériau. À prix égal, la nuance annoncée et sa traçabilité font une différence qui n'apparaîtra qu'après des mois d'usage.
La conformité et le certificat. La conformité NF EN 1825 s'atteste par un certificat, pas par une mention sur une page produit. À prix égal, l'appareil livré avec sa pièce opposable et sa documentation vaut mieux que celui qui l'annonce sans la fournir. C'est ce qu'un contrôle examine, et ce qui manque toujours le jour où on le réclame.
Ce qui est inclus, et ce qui ne l'est pas. Un prix bas peut cacher des postes rejetés en supplément. Chez nous, la livraison est offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine et la garantie de 2 ans est incluse, tandis que les manchons EPDM à 29,90 euros HT et le kit d'entretien à 49,90 euros HT sont clairement séparés. Comparer deux prix suppose de comparer les mêmes périmètres, port et garantie compris.
La garantie et le service. Deux ans de garantie, un interlocuteur joignable pour valider un relevé avant la commande, une fiche technique disponible en PDF pour un dossier : ces éléments ne figurent pas sur l'étiquette de prix mais pèsent sur le coût réel d'un projet, surtout quand une configuration atypique demande un avis avant d'engager la dépense.
La conclusion de cette comparaison rejoint celle de tout le guide : le prix le plus bas n'est un bon prix que si le débit, la nuance, la conformité et le périmètre sont identiques. Sur un équipement vendu quelques centaines d'euros, ce qui distingue deux produits n'est presque jamais la quantité de matière, mais la qualité de mise en œuvre et la présence d'une conception normée attestée. Un écart de quelques dizaines d'euros à l'achat ne pèse rien face à un appareil indéfendable en contrôle ou à remplacer au bout d'un an.
Questions fréquentes
Quel est le prix des sept séparateurs de graisse ?
De 295 euros HT pour le 30 L à 1 049 euros HT pour le 200 L, soit en TTC de 354 à 1 258,80 euros à la TVA de 20 %. Entre les deux, le 40 L est à 345, le 60 L à 459, le 70 L à 499, le 100 L à 639 et le 120 L à 799 euros HT, tous en inox 304L conforme NF EN 1825.
Pourquoi les écarts de prix entre modèles ne sont-ils pas réguliers ?
Parce que chaque écart achète autre chose. Passer du 60 au 70 L coûte 40 euros HT pour 20 L/h de débit en plus ; passer du 100 au 120 L coûte 160 euros HT parce qu'on change de famille de pose, du sous-plonge au modèle au sol. L'écart de prix suit le débit et le mode de pose, pas le litrage.
Quel budget prévoir en plus du prix de l'appareil ?
Les manchons de raccordement en EPDM 50 mm à 29,90 euros HT, éventuellement le kit d'entretien 3-en-1 à 49,90 euros HT, la pose par un plombier chiffrée par lui selon la configuration, et une reprise éventuelle du tronçon aval. La livraison, elle, est déjà comprise à partir de 250 euros HT en France métropolitaine.
Le prix comprend-il la livraison ?
Oui en France métropolitaine, la livraison est offerte à partir de 250 euros HT, seuil que les sept volumes franchissent tous. Il n'y a donc pas de frais de port à ajouter au prix affiché pour un séparateur seul. Hors France métropolitaine, un devis de transport est établi avant la commande.
Faut-il raisonner en prix hors taxes ou toutes taxes comprises ?
Un professionnel raisonne sur le hors taxes, car il récupère la TVA selon sa situation. Le prix TTC, à la TVA de 20 %, sert de référence à un particulier. Les deux sont affichés : le 60 L ressort à 459 euros HT et 550,80 euros TTC, le 200 L à 1 049 euros HT et 1 258,80 euros TTC.
Le modèle le plus cher est-il le meilleur choix ?
Non. Le plus cher est le plus grand, donc le plus encombrant et le plus lourd à curer. Un modèle surdimensionné n'est pas plus conforme, il est simplement mal adapté. Le bon choix est le modèle dont le débit maximal admissible couvre votre débit de pointe avec une marge raisonnable, ni plus ni moins.
Prendre le modèle en dessous permet-il d'économiser ?
Rarement. Si le débit de pointe calculé dépasse le débit admissible du modèle choisi, l'appareil laisse passer les graisses dès le premier service, quel que soit son entretien. L'économie de départ se paie en vidanges rapprochées, puis en remplacement avec une seconde pose. Le calcul se fait avant la commande.
Les accessoires sont-ils inclus dans le prix des modèles ?
Non. Les manchons EPDM 50 mm à 29,90 euros HT et le kit d'entretien 3-en-1 à 49,90 euros HT se commandent séparément. Les manchons sont nécessaires au raccordement, le kit conditionne la routine d'entretien. Les ajouter à la commande évite un chantier arrêté faute d'une pièce ou un premier entretien improvisé.





























