Raccorder un séparateur de graisse en diamètre 50 mm : le geste, l'étanchéité, l'essai

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse

Les sept volumes du catalogue se raccordent tous en diamètre 50 millimètres, entrée et sortie. Le choix du diamètre est donc réglé d'avance ; ce qui reste, c'est le geste, et c'est lui qui décide de la tenue de l'installation dans le temps. Une coupe d'aplomb, un manchon EPDM aligné sans contrainte, un collier serré au bon point et un essai en charge : quatre gestes qui transforment un raccordement correct en raccordement durable.

Le diamètre 50, un point de départ et non un arbitrage

Sur l'ensemble de la gamme, du 30 litres au 200 litres, l'entrée et la sortie sont en diamètre 50 millimètres, quel que soit le volume. Un 200 L se raccorde comme un 30 L : ce qui change entre les deux, c'est le volume utile et le débit maximal admissible, pas la section des piquages. Cette uniformité est un confort d'installation, parce qu'elle rend le raccordement direct possible dans la grande majorité des cuisines, où l'évacuation de plonge est déjà en 50.

Il faut distinguer trois éléments que l'on confond souvent sous le mot diamètre, et cette distinction conditionne tout le raccordement. Le raccordement de l'appareil est fixé, en 50. L'évacuation de la plonge, en amont, est ce qui arrive à l'appareil, généralement en 50 elle aussi. Le départ général, en aval, est ce qui part vers le réseau, et c'est là que les diamètres supérieurs se rencontrent, en 63, en 75 ou davantage selon le bâtiment. Vous ne choisissez pas le diamètre de l'appareil, vous relevez celui de l'existant et vous préparez la jonction. La question du choix du diamètre, du 50 face au 63 et de la manière de relever l'existant, est traitée en détail dans quel diamètre de raccordement. Le présent guide part de là où ce dernier s'arrête : le tube est coupé, les diamètres sont connus, il faut poser le raccord.

Pourquoi le manchon souple s'impose face au raccord rigide

Le raccord est la pièce la moins chère de toute l'installation et celle qui décide de sa tenue dans le temps. Le choix du manchon élastomère en EPDM, plutôt que de l'emboîtement rigide ou du collage, repose sur quatre raisons concrètes, et aucune n'est cosmétique.

Il absorbe les défauts d'alignement. Un appareil posé de niveau et une canalisation existante ne sont jamais parfaitement dans l'axe. L'écart se compte en millimètres, mais il suffit à mettre un raccord rigide en contrainte. Le manchon souple rattrape ce désaxage sans forcer, ce qui évite de déformer l'appareil ou la canalisation pour les faire coïncider.

Il permet la dépose. Un séparateur de graisse se dépose parfois pour un curage complet, un contrôle ou un déplacement. Avec un manchon souple, l'opération prend quelques minutes, on desserre les colliers et on dégage l'appareil. Avec un raccord collé, il faut couper, puis refaire un raccord neuf au remontage. La dépose fait partie de la vie d'un appareil, elle doit rester simple.

Il encaisse les cycles thermiques. Les eaux de plonge arrivent chaudes, puis la ligne refroidit, plusieurs fois par jour. Ce travail répété de dilatation et de contraction desserre les assemblages rigides bien plus vite qu'un manchon élastomère correctement serré, qui suit les variations sans se fissurer.

Il se contrôle. Un collier se vérifie et se resserre en dix secondes à chaque vidange, geste à intégrer à la routine d'entretien. Un raccord collé ne se contrôle pas : il tient ou il fuit, et quand il fuit il faut le refaire entièrement.

Ces quatre raisons expliquent pourquoi le raccordement se fait par manchon EPDM sur l'entrée comme sur la sortie. Les manchons de connexion EPDM en diamètre 50 millimètres sont proposés à 29,90 euros HT et ne sont pas inclus avec l'appareil. Les commander en même temps que le séparateur de graisse évite le scénario le plus banal du secteur, un chantier interrompu le jour de la pose faute d'une pièce à trente euros.

Préparer les tubes : la coupe et l'ébavurage

Un manchon ne compense pas une coupe ratée. La qualité de l'assemblage se joue avant même de sortir le manchon du sachet, sur l'état des extrémités de tube qu'il va relier.

Couper d'aplomb. La coupe se fait à la scie à tube, droite et perpendiculaire à l'axe, jamais en biais. Une coupe oblique laisse une extrémité de tube plus longue d'un côté que de l'autre : le manchon ne porte plus sur toute sa circonférence, un jeu apparaît, et l'assemblage suinte par ce jeu. Repérez la coupe au feutre tout autour du tube avant de scier, ou utilisez un guide, pour garantir la perpendicularité.

Ébavurer les deux faces. La coupe laisse une bavure à l'intérieur et à l'extérieur du tube. La bavure intérieure accroche les matières et amorce un dépôt, exactement à l'endroit où l'eau doit circuler librement. La bavure extérieure empêche le joint du manchon de plaquer sur une arête nette. Ébavurez les deux faces, à la lime ou au couteau à ébavurer, jusqu'à retrouver une arête franche.

Nettoyer la portée du joint. Le manchon serre sur la paroi extérieure du tube. Cette portée doit être propre, sèche et sans graisse : un tube encrassé ou gras ne laisse pas le joint adhérer et compromet l'étanchéité. Essuyez la portée sur quelques centimètres de part et d'autre de la coupe avant de présenter le manchon.

Vérifier l'état du tube existant. La dépose de l'existant est le moment où l'on découvre l'état réel de la canalisation. Un tube fissuré au droit d'un ancien collier, un manchon d'origine fatigué, un départ déjà encrassé : tout cela se traite maintenant, pendant que l'accès est dégagé, jamais après la pose de l'appareil quand il faudra de nouveau tout démonter.

Poser le manchon et aligner sans contrainte

Le principe d'un raccordement réussi tient en une phrase : l'appareil et la canalisation viennent l'un vers l'autre sans être forcés. Le manchon relie deux éléments déjà en place, il ne sert pas à rattraper une géométrie impossible.

  1. Présenter l'appareil de niveau et calé. Le raccordement se fait après la mise de niveau, pas avant. Un appareil raccordé puis calé se retrouve en contrainte sur ses manchons dès qu'on le bouge pour le mettre d'aplomb. On cale d'abord, on raccorde ensuite.
  2. Engager le manchon sur le piquage de l'appareil. Glissez le manchon EPDM sur la sortie ou l'entrée de la cuve, à mi-course, colliers en place mais non serrés. Le manchon doit coiffer le piquage sur une longueur suffisante pour que le joint porte pleinement.
  3. Amener la canalisation dans l'axe. Présentez le tube d'évacuation face au manchon, dans le prolongement du piquage. Si le tube arrive de biais ou décalé, ne forcez pas le manchon pour le rattraper : reprenez le tube. Le manchon absorbe un léger désaxage, pas un défaut d'alignement franc.
  4. Engager le tube dans le manchon. Glissez le tube dans l'autre extrémité du manchon jusqu'en butée intérieure, ou jusqu'à la profondeur d'engagement du manchon. Les deux tubes doivent pénétrer symétriquement, sans que l'un occupe toute la longueur au détriment de l'autre.
  5. Vérifier l'absence de contrainte avant de serrer. Relâchez tout appui : l'ensemble doit tenir seul, sans que rien ne pousse ni ne tire. Une canalisation qui cherche à revenir en place dès qu'on la lâche mettra le manchon en contrainte permanente, et cette contrainte finira en fuite. Corrigez le tracé tant que les colliers ne sont pas serrés.

Cet alignement sans contrainte est le point sur lequel un raccordement se distingue d'un raccordement durable. Un manchon peut être parfaitement étanche le jour de la pose et suinter trois mois plus tard, non parce qu'il s'est dégradé, mais parce que la contrainte permanente qu'on lui a imposée a fini par ouvrir un passage. Le manchon travaille pour absorber les mouvements de la ligne, il ne doit pas travailler pour maintenir une géométrie forcée.

Serrer les colliers au bon point

Le serrage est l'opération où l'on gâche le plus souvent un raccordement pourtant bien préparé, par excès plus que par défaut. Le réflexe de serrer fort part d'une bonne intention et produit l'effet inverse.

Serrer franc sans écraser. Le collier doit comprimer le joint du manchon contre le tube jusqu'à l'étanchéité, puis s'arrêter. Un serrage franc immobilise le manchon et le rend étanche. Au-delà, on n'améliore rien : on écrase l'élastomère, on crée un bourrelet, on déforme le joint. Un manchon écrasé fuit à froid, parce que la déformation a créé un passage, et il se relâche à chaud, parce que l'élastomère surcontraint flue et perd sa compression. Le bon repère est un serrage qui immobilise le manchon sans le marquer durablement.

Serrer progressivement et symétriquement. Sur un manchon à deux colliers, on serre par passes alternées plutôt qu'un collier à fond puis l'autre. Un serrage dissymétrique tire le manchon d'un côté et fausse la portée du joint de l'autre. Alternez pour répartir la compression.

Orienter les vis de collier accessibles. Les vis de serrage doivent rester atteignables une fois la cuisine remontée, parce qu'un collier se recontrôle et se resserre à chaque vidange. Un collier dont la vis pointe vers un mur ou vers le fond du meuble ne se resserre plus : on l'oriente vers l'accès dès la pose.

Ne pas confondre serrage et étanchéité. Un manchon fuit rarement parce qu'il est trop peu serré ; il fuit parce que la coupe était mauvaise, la portée sale, l'alignement forcé ou le collier écrasé. Serrer davantage un manchon qui fuit ne corrige aucune de ces causes. Face à une fuite, on desserre, on cherche la vraie cause, on la corrige, puis on resserre franc.

Gérer les transitions de diamètre

Le raccordement direct en 50 couvre la majorité des cas, mais l'existant impose parfois une transition. La règle qui gouverne toutes ces transitions ne souffre aucune exception : on élargit en aval, on ne réduit jamais.

Situation relevéeRaccordementPoint de vigilance
Évacuation plonge en 50, départ général en 50Direct, manchons EPDM 50 des deux côtésCas courant, rien de particulier
Évacuation en 50, départ général en 63 ou 75Direct en entrée, transition élargissante en avalL'élargissement se place après l'appareil, pas avant
Évacuation ou tronçon aval en 40Reprise du tronçon en 50 avant de raccorderNe jamais réduire la sortie en 40
Départ plonge en 63 côté amontPièce de transition en entréeVérifier que le débit reste absorbé
Départ général très éloignéDirect en 50, tracé à étudierPente régulière à tenir sur toute la longueur

L'élargissement en aval ne pose aucun problème. Quand le départ général est en 63 ou 75, la sortie de l'appareil reste en 50, le tronçon qui la prolonge reste en 50, et l'élargissement se fait au point de raccordement sur le départ général, par une pièce de transition. L'eau passe d'une petite section à une grande section, elle ralentit un peu mais rien ne se dépose puisque la section augmente.

La réduction en aval est interdite. Le raisonnement inverse est le piège classique. En sortie de séparateur de graisse, l'eau circule clarifiée mais transporte encore des matières fines. Toute réduction de section crée un ralentissement local : la vitesse chute, les matières se déposent, le dépôt réduit encore la section, et le processus s'auto-entretient jusqu'au bouchon. C'est un mécanisme mécanique, pas une question de débit théorique. Une réduction en 40 peut parfaitement laisser passer le débit du premier jour et se boucher trois mois plus tard, juste derrière l'équipement destiné à éviter les bouchons. Si le tronçon aval est en 40, il se reprend en 50 avant de raccorder.

Les changements de direction se traitent comme des transitions. Chaque coude est un point de dépôt potentiel. Un tracé qui multiplie les coudes pour contourner un obstacle produira des curages répétés au même endroit. Quand le contournement est inévitable, on préfère des changements de direction progressifs à des angles vifs, et on limite le nombre de coudes au strict nécessaire.

La pente, indissociable du raccordement

Un raccordement parfaitement étanche sur un tronçon mal penté ne sert à rien. La pente et le raccordement se pensent ensemble, parce que le manchon fixe la géométrie que la pente doit respecter.

Le DTU 60.11 fixe une pente d'évacuation de 2 % vers le réseau pour les évacuations intérieures. Concrètement, chaque mètre de tronçon consomme deux centimètres de dénivelé. Le mot important est régulière : une pente correcte en moyenne mais comportant un point bas intermédiaire produit exactement les mêmes effets qu'une contre-pente. L'eau s'y arrête, les matières entraînées s'y déposent, et le dépôt réduit progressivement la section jusqu'au bouchon. La vérification se fait au niveau sur toute la longueur du tronçon, pas au seul raccord.

Le raccordement intervient dans cette pente de deux manières. D'abord, la sortie de l'appareil se situe à une cote fixe, trente millimètres plus bas que l'entrée, et cette cote détermine le point haut du tronçon aval. Ensuite, le manchon fige la position du tube dès qu'on serre les colliers : si l'on serre avant d'avoir réglé la pente, on fige un tronçon mal penté. L'ordre correct est donc de présenter le tube à la pente voulue, de vérifier au niveau, puis de serrer. Le détail de la mise en pente figure dans installer un séparateur de graisse en sept étapes. La faisabilité gravitaire elle-même, c'est-à-dire la comparaison entre la cote de sortie de l'appareil et le fil d'eau de l'évacuation existante, se vérifie avant la commande et non au raccordement.

Tester l'étanchéité en deux temps

Un raccordement ne se déclare pas fait tant qu'il n'a pas été testé en charge. L'essai valide en quelques minutes ce que l'oeil ne voit pas, et il se fait en deux temps parce que certains défauts n'apparaissent qu'à chaud.

  1. Mettre en eau lentement. Remplissez la cuve à l'eau claire en suivant la montée du plan d'eau à l'oeil. Le remplissage lent permet de repérer une fuite sur le raccord d'entrée avant qu'un débit franc ne la masque. Le plan d'eau doit se stabiliser à la hauteur du fil d'eau de sortie et ne plus monter.
  2. Contrôler chaque raccord au chiffon sec, à froid. Passez un chiffon sec sur l'entrée, sur la sortie et sur le pourtour du couvercle, puis relisez le chiffon. Une trace localisée d'humidité vaut constat de fuite, même sans goutte visible. Reprenez le collier concerné, cherchez la cause réelle, corrigez, recontrôlez.
  3. Faire un écoulement en charge depuis la plonge. Remplissez les bacs de plonge à l'eau claire et videz-les d'un coup. C'est le seul essai représentatif : il sollicite l'entrée au débit d'un service, pas au filet d'un robinet, et il fait travailler les manchons sous débit réel. Observez l'écoulement en sortie, qui doit être franc et s'arrêter net.
  4. Recontrôler au chiffon sec après montée en température. Une fois la ligne montée en température par les eaux chaudes de plonge, repassez le chiffon sur chaque raccord. Certains suintements n'apparaissent qu'au premier cycle thermique, quand l'élastomère dilate et révèle une compression insuffisante ou un serrage excessif. Ce second contrôle attrape ce que le premier a laissé passer.
  5. Vérifier l'absence de rétention en aval. Quelques minutes après la fin de l'écoulement, repassez sur le tronçon aval. Toute eau qui reste en ligne signale un point bas ou une contre-pente, et ce point deviendra le lieu du premier bouchon. Il se reprend le jour même.

Un raccordement qui passe ces deux temps de contrôle, à froid et à chaud, est un raccordement fiable. Ceux qui fuient plus tard sont presque toujours ceux qu'on a validés sur le seul essai à froid, ou qu'on n'a pas testés en charge du tout.

Raccorder plusieurs postes en amont

La réalité d'une cuisine professionnelle compte rarement un seul départ gras. Le raccordement se complique dès qu'il y a plus d'un poste, et c'est là que se jouent les erreurs les plus lourdes, celles qui font qu'un appareil propre laisse pourtant passer des graisses au réseau.

Le principe est qu'un séparateur de graisse a une seule entrée. Tous les postes gras doivent donc être collectés en amont, sur une ligne commune qui arrive ensuite à l'appareil. La tentation inverse, raccorder chaque poste au plus court sur le départ général, aboutit à un appareil qui ne traite qu'une fraction du flux tout en paraissant correctement installé. C'est le défaut le plus souvent relevé en contrôle, comme rappelé dans les erreurs d'installation à éviter.

Sur la ligne commune, la règle du non-rétrécissement s'applique dans l'autre sens : la collecte de plusieurs postes conserve au minimum le diamètre du plus gros départ, et l'arrivée à l'appareil se fait en 50. À l'inverse, on évite de raccorder au séparateur de graisse des eaux sans charge grasse : elles consomment du débit admissible pour rien et font saturer l'appareil plus vite, sans aucun bénéfice. Le raccordement de plusieurs postes et la logique de collecte sont développés dans quel diamètre de raccordement. Le volume nécessaire pour absorber le débit cumulé de plusieurs postes se calcule avec le calculateur NF EN 1825, par exemple pour un service de 80 couverts par jour.

La checklist du raccordement

Elle tient sur un coin de feuille et se remplit à la pose. Chaque ligne non cochée est un motif classique de fuite ou de bouchon, et toutes se vérifient avant de considérer le raccordement terminé.

Ces huit points font la différence entre un raccordement qui tient la durée de vie de l'installation et un raccordement à reprendre. Un doute sur une transition de diamètre, un existant atypique ou un débit à absorber ? Décrivez la configuration à notre équipe technique au 01 84 80 50 34, cotes en main, avant que la commande ne parte.

Préparer le raccordement. Les cotes complètes de chaque modèle figurent sur les fiches du catalogue inox 304L, et les manchons EPDM 50 mm sont à 29,90 euros HT.

Questions fréquentes

En quel diamètre se raccorde un séparateur de graisse ?

En diamètre 50 millimètres, à l'entrée comme à la sortie, sur les sept volumes du catalogue du 30 L au 200 L. C'est le diamètre courant des évacuations de plonge en restauration, ce qui rend le raccordement direct possible dans la grande majorité des cuisines, sans pièce de transition côté appareil.

Pourquoi un manchon souple EPDM plutôt qu'un raccord collé ?

Parce que le manchon absorbe les légers défauts d'alignement entre l'appareil et la canalisation, encaisse les cycles thermiques répétés des eaux de plonge et permet de déposer le séparateur de graisse pour un curage sans forcer sur le tuyau. Un raccord collé met la canalisation en contrainte permanente et se transforme en fuite le jour du démontage.

Comment couper le tube d'évacuation avant de raccorder ?

À la scie à tube, en coupe droite et d'aplomb, jamais en biais. Une coupe oblique empêche le manchon de porter sur toute sa circonférence et laisse un jeu par lequel l'assemblage suinte. Ébavurez ensuite l'intérieur et l'extérieur du tube pour que le joint du manchon plaque proprement sur une arête nette.

À quel serrage régler les colliers d'un manchon EPDM ?

Assez pour que le joint comprime le tube de façon étanche, sans écraser l'élastomère. Un collier trop serré déforme le manchon, crée un bourrelet et fuit à froid en se relâchant à chaud. Le bon repère est un serrage franc qui immobilise le manchon sans le marquer, contrôlé au chiffon sec après un écoulement en charge.

Peut-on raccorder un séparateur de graisse sur une évacuation en 40 mm ?

Pas en l'état. Réduire le diamètre en aval de l'appareil crée un point de ralentissement où les matières s'accumulent, et le bouchon se forme précisément là. Le tronçon aval doit être repris en 50 au minimum sur toute sa longueur jusqu'au départ général, avant de raccorder.

Comment raccorder sur un départ général en 63 ou 75 mm ?

Par une pièce de transition qui élargit après l'appareil, du 50 de la sortie vers le 63 ou le 75 de l'existant. L'élargissement en aval ne pose aucun problème d'écoulement, contrairement à la réduction. La sortie de l'appareil et le tronçon qui la prolonge restent en 50 jusqu'au point d'élargissement.

Faut-il tester le raccordement avant la mise en service ?

Oui, systématiquement, par une mise en eau puis un écoulement en charge, avec contrôle de chaque raccord au chiffon sec. Le test se refait une seconde fois après montée en température de la ligne, car certains suintements n'apparaissent qu'au premier cycle thermique, quand l'élastomère travaille.

Les manchons de raccordement sont-ils fournis avec le séparateur de graisse ?

Non, ils se commandent séparément. Les manchons de connexion EPDM en diamètre 50 millimètres sont proposés à 29,90 euros HT. Les ajouter à la commande évite le scénario classique du chantier interrompu le jour de la pose faute d'une pièce à trente euros, avec un plombier qui repart et revient.

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