Séparateur de graisse à Nîmes : règlement et raccordement
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le
À Nîmes, Nîmes Métropole porte la compétence assainissement, exploitée sous le nom d'Eau de Nîmes Métropole. Tout rejet d'eaux usées non domestiques y exige une autorisation préalable, et les eaux de restaurant, chargées en huiles et graisses, sont prétraitées par un séparateur de graisse de 30 à 200 L selon l'activité.
Qui porte la compétence assainissement à Nîmes ?
La commune de Nîmes n'est pas l'autorité compétente en assainissement. Cette compétence est portée par Nîmes Métropole, qui possède et exploite le réseau public de collecte sur son territoire. L'exploitation du service est identifiée sous le nom d'Eau de Nîmes Métropole, et c'est le Service Exploitation de la Direction de l'Eau qui suit les raccordements des professionnels.
Pour un exploitant, l'interlocuteur du raccordement est donc ce service métropolitain, et non la mairie. Il reçoit la demande, évalue l'acceptabilité des rejets et délivre l'autorisation de rejet des eaux usées non domestiques. Nîmes Métropole propose d'ailleurs aux entreprises une demande dédiée pour cette autorisation, ce qui balise clairement la marche à suivre.
Le principe reste constant : un séparateur de graisse posé sans démarche auprès du service ne suffit pas à vous mettre en règle. C'est l'autorisation de rejet délivrée par la métropole qui fonde la conformité de vos rejets, l'appareil n'en étant que le moyen technique.
Faut-il une autorisation de rejet et un prétraitement des graisses ?
Oui, les deux : le cadre nîmois est explicite sur deux points. D'abord, tout déversement d'eaux usées non domestiques dans le réseau public de collecte doit être préalablement autorisé par le président de l'établissement compétent en matière de collecte. C'est l'application de l'article L.1331-10 du code de la santé publique, qui confie cette décision à la collectivité compétente.
Ensuite, le cas des restaurants et traiteurs est nommément identifié : leurs eaux usées sont polluantes en raison des huiles et graisses qu'elles contiennent, et elles doivent être prétraitées avant rejet, ce qui suppose une autorisation préalable. Le prétraitement attendu est un séparateur de graisse, dispositif conçu pour retenir ces graisses par différence de densité avant qu'elles n'atteignent le réseau.
Les dispositions légales et l'organisation propre à Nîmes Métropole sont réunies dans le règlement de service de l'assainissement. Ce document, avec la demande d'autorisation, constitue la base réglementaire à laquelle votre installation sera rattachée.
Que demande Nîmes Métropole pour un raccordement ?
Une demande d'autorisation, puis une instruction, avant l'autorisation de rejet. La démarche se déroule en séquence, de la demande à l'autorisation. Le tableau ci-dessous en récapitule les étapes.
| Étape | Ce qui se passe | Ce que vous préparez |
|---|---|---|
| Demande d'autorisation | Dépôt via la voie dédiée aux entreprises | Nature de l'activité, appareils, rejets |
| Instruction | Le service évalue l'acceptabilité des rejets | Dimensionnement du séparateur, certificat NF EN 1825 |
| Autorisation de rejet | Le président autorise le déversement | Conservation de l'autorisation au dossier |
| Exploitation | Prétraitement maintenu en état | Vidanges régulières, registre d'entretien |
Le dimensionnement présenté est le point qui décide. Un séparateur de graisse dont le débit maximal admissible est inférieur au débit de pointe de la cuisine laisse repartir les graisses au réseau. Présenter un appareil correctement calculé dès la demande évite une reprise du dossier et une seconde intervention en cuisine.
Quel volume de séparateur de graisse pour un établissement nîmois ?
Le volume se calcule sur votre exploitation. Le tableau relie chaque volume à son débit maximal admissible et à une plage de couverts indicative.
| Volume | Débit maximal | Couverts par jour | Prix HT |
|---|---|---|---|
| 30 L | 60 L/h | 15 à 25 | 295 € |
| 40 L | 80 L/h | 25 à 40 | 345 € |
| 60 L | 120 L/h | 40 à 60 | 459 € |
| 70 L | 140 L/h | 60 à 90 | 499 € |
| 100 L | 200 L/h | 90 à 140 | 639 € |
| 120 L | 240 L/h | 140 à 220 | 799 € |
| 200 L | 400 L/h | 250 à 400 | 1 049 € |
La colonne couverts est indicative, valable pour un profil de restauration courant ; le critère qui tranche est le débit. À la borne entre deux plages, retenez le modèle supérieur. Le calculateur de capacité fait le calcul, les pages par palier comme 60 couverts par jour ou 100 couverts par jour l'illustrent, et le catalogue inox 304L présente les modèles.
Le lave-vaisselle professionnel raccordé au même départ est le motif fréquent de passage au volume supérieur. Il vide sa cuve d'un coup, à intervalle court, et ce débit s'ajoute à celui de la plonge. C'est souvent lui, plus que le nombre de couverts, qui fait passer du 70 L au 100 L.
À quelle fréquence vidanger le séparateur de graisse et que noter au registre ?
Toutes les 6 à 8 semaines pour la vidange, complétée selon la charge par un retrait des graisses de surface, avec chaque intervention consignée au registre. L'autorisation de rejet ouvre le raccordement, l'exploitation le maintient conforme. Un séparateur de graisse qui n'est pas vidangé se sature : la couche flottante réduit la zone de séparation et les graisses repartent au réseau, exactement ce que le règlement cherche à éviter en imposant le prétraitement.
La règle d'exploitation recommandée est une vidange toutes les 6 à 8 semaines, complétée selon la charge par un retrait des graisses de surface. Chaque intervention se consigne : date, prestataire, volume retiré, bordereau de suivi. Ce registre, avec l'autorisation de rejet, le certificat NF EN 1825 et le procès-verbal de pose, forme le dossier que le service peut demander. Le centre d'aide détaille sa tenue.
Pourquoi retenir les graisses protège-t-il le réseau et le Vistre ?
Parce que les graisses non retenues encrassent le réseau et alourdissent le traitement avant le rejet au milieu naturel. Les eaux collectées à Nîmes sont traitées avant rejet au milieu naturel, dans le bassin du Vistre. Comme tout milieu récepteur, ce cours d'eau supporte mal les apports de graisses non retenus, qui encrassent le réseau, favorisent bouchons et odeurs et alourdissent le traitement. C'est le fondement concret de l'exigence de prétraitement des restaurants et traiteurs.
Pour l'exploitant, tenir cette exigence protège le réseau public autant que sa propre installation intérieure : moins d'engorgements, pas de remontée d'odeur en cuisine, pas de rappel du service. Sur une ouverture, une reprise de fonds ou une mise en conformité à Nîmes, l'ordre efficace reste identique : saisir le Service Exploitation de la Direction de l'Eau, calculer le volume, commander et recevoir l'appareil, le faire poser, conserver les pièces. Les cas particuliers se dimensionnent avec notre équipe technique au 01 84 80 50 34.
Questions fréquentes
Qui gère l'assainissement à Nîmes ?
Nîmes Métropole, et non la commune. La métropole exerce la compétence assainissement collectif, l'exploitation étant assurée sous le nom d'Eau de Nîmes Métropole. C'est cette organisation qui instruit les raccordements des professionnels et délivre l'autorisation de rejet des eaux usées non domestiques.
Un restaurant nîmois doit-il une autorisation de rejet ?
Oui. Tout déversement d'eaux usées non domestiques dans le réseau public doit être préalablement autorisé par le président de l'établissement compétent en matière de collecte. Les eaux des restaurants et traiteurs, polluantes par les huiles et graisses qu'elles contiennent, doivent être prétraitées avant rejet.
Le séparateur de graisse est-il obligatoire à Nîmes ?
Oui, dès qu'une cuisine rejette des eaux grasses. Le règlement de service impose leur prétraitement avant rejet dans le réseau public. Un séparateur de graisse conforme NF EN 1825 et correctement dimensionné est le dispositif attendu pour retenir les graisses en amont du réseau.
Quel volume choisir à Nîmes ?
Le calculateur part des couverts servis par jour, majorés de 15 % avec un lave-vaisselle raccordé et multipliés par 1,3 avec des détergents réguliers. Le catalogue va du 30 L pour 15 à 25 couverts au 200 L pour 250 à 400 couverts, et le calculateur de capacité traduit vos couverts en modèle du catalogue.
Comment demander une autorisation à Nîmes ?
Nîmes Métropole propose aux entreprises une demande dédiée d'autorisation de rejet d'eaux usées non domestiques. Le Service Exploitation de la Direction de l'Eau instruit la demande. C'est cette voie, et non la mairie de Nîmes, qui régularise le raccordement d'un établissement de restauration.
Le règlement fixe-t-il la fréquence de vidange ?
La norme NF EN 1825 encadre la conception et le dimensionnement, pas le calendrier, qui relève du règlement local et de votre charge réelle. Notre recommandation d'exploitation est une vidange toutes les 6 à 8 semaines, avec un retrait des graisses de surface plus fréquent si la couche de graisse se reforme vite.
Quels documents en cas de contrôle à Nîmes ?
L'autorisation de rejet délivrée par Nîmes Métropole, le certificat de conformité NF EN 1825 du séparateur de graisse, le procès-verbal de pose signé et le registre d'entretien avec les bordereaux de vidange. Ces pièces rattachent votre installation au règlement de service.
Livrez-vous un séparateur de graisse à Nîmes ?
Oui. Les sept volumes sont disponibles, expédiés le jour même pour une commande passée avant midi, pour une livraison en 48 heures en France métropolitaine. La livraison est offerte dès 250 euros HT, seuil que franchit chaque modèle, du 30 L à 295 euros HT au 200 L à 1 049 euros HT.
Sources officielles
- Code de la santé publique, article L.1331-10 : autorisation préalable de tout déversement d'eaux usées autres que domestiques dans le réseau public de collecte (version en vigueur depuis le 18/12/2010).
- NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
- NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
- NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).
Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

































