Installer un séparateur de graisse à poser au sol : assise, curage, mise en service

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse

Les modèles 120 et 200 litres ne passent pas sous une plonge : ils se posent au sol, à côté d'elle. Trois contraintes gouvernent alors l'implantation, l'assise qui reprend une charge de plusieurs centaines de kilos en service, le dégagement périphérique de curage et l'accès du prestataire de vidange. Tout se valide à vide, avant le premier remplissage, parce qu'un appareil plein ne se déplace plus.

Pourquoi le 120 et le 200 litres se posent au sol

La gamme se partage en deux familles d'implantation, et la frontière passe au 100 litres. Du 30 au 100 litres, l'appareil est dimensionné pour se glisser sous une plonge, avec une hauteur hors tout qui va de 350 à 450 mm. À partir du 120 litres, l'encombrement et le poids changent de catégorie et l'appareil devient un équipement à poser au sol, installé à côté de la plonge plutôt qu'en dessous.

Ce n'est pas une préférence d'installation, c'est une conséquence des dimensions. Le 120 L mesure 800 par 500 par 500 mm, le 200 L mesure 1000 par 600 par 550 mm. Aucune de ces deux hauteurs ne se loge sous un meuble de plonge standard, et aucune de ces deux emprises ne se présente ni ne se recule dans l'espace confiné d'un caisson. L'appareil se pose donc à plat sur le sol, à un emplacement choisi pour trois raisons simultanées que nous détaillons plus bas : la reprise de charge, le dégagement de curage et l'accès du prestataire de vidange.

Le poids confirme le raisonnement. Le 120 L pèse environ 26 kg à vide, le 200 L environ 38 kg. Ces valeurs sont celles du transport et de la manutention à la livraison. En service, l'appareil contient son volume d'eau, et c'est ce poids-là qui compte pour le support : un 120 L plein approche 150 kg, un 200 L plein approche 240 kg. Cette charge s'exerce en permanence sur l'emprise au sol de la cuve, et c'est elle qui doit être reprise sans déformation.

La conséquence pratique la plus importante à retenir avant même de commander tient en une phrase : un séparateur de graisse à poser au sol se déplace à vide et jamais plein. Toute la logique de la pose en découle. On valide l'implantation à vide, on raccorde à vide, on remplit une fois tout validé, et si un doute subsiste sur la position, il se lève avant la mise en eau, pas après.

Choisir l'emplacement : les trois contraintes à satisfaire ensemble

L'erreur classique consiste à choisir l'emplacement pour une seule raison, la place disponible, puis à découvrir sur place que la vidange est impossible ou que le raccordement impose une contre-pente. Trois contraintes se satisfont simultanément, et elles se pèsent au relevé, pas le jour de la pose.

La reprise de charge. Le sol doit supporter la charge en service sans se déformer ni se tasser. Un sol de cuisine professionnelle carrelé sur dalle béton reprend sans difficulté une charge répartie de quelques centaines de kilos, mais tout point singulier mérite attention : un carrelage posé sur un plancher léger, une trappe de visite, un caniveau, une reprise de chape récente. L'emplacement se choisit sur une zone pleine et stable, à l'écart de ces singularités.

Le dégagement de curage. L'appareil s'ouvre par le dessus et se cure soit par le dessus, soit par pompage. Dans les deux cas, le couvercle doit s'ouvrir en entier, et il faut de la place autour pour travailler. Un séparateur de graisse posé contre trois murs, dans un recoin, avec le couvercle qui bute sur une étagère, est un appareil qui ne sera pas entretenu correctement. Le dégagement périphérique fait partie de l'emplacement, au même titre que l'emprise au sol.

L'accès du prestataire de vidange. C'est la contrainte que l'on oublie le plus souvent, parce qu'elle ne se manifeste qu'au premier passage du pompage, des mois après la pose. Un prestataire de vidange arrive avec un tuyau et doit atteindre la cuve ouverte depuis un point où son matériel peut stationner. Un appareil accessible pour le poseur ne l'est pas forcément pour le pompage : réservez le passage du tuyau et le chemin jusqu'à l'appareil dès le choix de l'emplacement.

Ces trois contraintes ne se hiérarchisent pas. Un emplacement qui satisfait la charge et le curage mais interdit l'accès du pompage n'est pas un bon emplacement. Elles se vérifient ensemble, sur plan puis sur site, avant la commande.

Les cotes des deux modèles à poser

Le relevé préalable reste le même que pour une pose sous plonge, à cette différence près qu'on mesure une surface d'assise et un dégagement périphérique plutôt qu'une hauteur libre sous meuble. Le tableau ci-dessous rassemble ce qui compte pour préparer l'emplacement.

ModèleEmprise au solHauteur hors toutPoids à videFil d'eau entréeFil d'eau sortieDébit maxi
120 L800 x 500 mm500 mmenviron 26 kg294,5 mm264,5 mm240 L/h
200 L1000 x 600 mm550 mmenviron 38 kg444,5 mm414,5 mm400 L/h

Deux lectures de ce tableau méritent d'être explicitées. D'abord, la hauteur hors tout n'est pas une contrainte d'encastrement puisque l'appareil est à l'air libre, mais elle détermine la hauteur du couvercle au-dessus du sol et donc l'ergonomie de l'ouverture. Un couvercle à 500 ou 550 mm du sol s'ouvre debout, sans se baisser jusqu'au sol, ce qui facilite le curage manuel. Ensuite, les cotes de fil d'eau se relèvent depuis le fond de l'appareil : comme pour la pose sous plonge, la sortie est trente millimètres plus basse que l'entrée sur les deux modèles, et cette différence constante est ce qui assure l'écoulement gravitaire à travers l'appareil.

Les deux modèles se raccordent en diamètre 50 millimètres, entrée comme sortie, exactement comme les volumes sous plonge. Le débit maximal admissible, 240 L/h pour le 120 L et 400 L/h pour le 200 L, est la donnée à relever et à inscrire en tête du registre d'entretien : c'est celle qu'un contrôleur demande systématiquement. Les cotes complètes de chaque modèle figurent sur les fiches du catalogue inox 304L.

Préparer l'assise avant de poser la cuve

L'assise est à la pose au sol ce que le calage est à la pose sous plonge : le moyen d'obtenir un appareil de niveau et stable, qui le reste dans le temps. La différence est d'échelle. Sous plonge, on cale une cuve de quelques kilos ; au sol, on assied une charge de plusieurs centaines de kilos en service.

Vérifier la planéité du sol. Passez le niveau à l'emplacement prévu, dans les deux axes, longueur et largeur. Un carrelage de cuisine professionnelle est réglé en pente vers le siphon de sol, cette pente existe par conception, et elle impose une correction pour poser l'appareil de niveau. Repérez également les joints creux, les fissures et les points hauts qui empêcheraient un appui plein.

Assurer un appui plein. La cuve repose sur toute son emprise, pas sur des points isolés. Si le sol présente une pente régulière, la correction se fait par un support plan qui rattrape la pente sur toute la surface, jamais par des cales ponctuelles sous les angles. Une cale sous un angle transforme le fond de la cuve en porte-à-faux et concentre la charge en service sur ce point, ce qui déforme le support et fait perdre le niveau. Le matériau de correction compte : il doit reprendre la charge sans fluer, c'est-à-dire sans se tasser lentement sous le poids permanent et sous les cycles thermiques des eaux de plonge.

Contrôler le niveau sur le rebord de la cuve. Le niveau se contrôle une fois l'appareil posé, niveau à bulle sur le rebord de la cuve et dans les deux axes, jamais sur le couvercle dont la planéité ne prouve rien sur l'assiette de la cuve. Sur l'emprise du 200 L, prenez la mesure sur deux positions décalées pour écarter un défaut local de rebord.

La raison pour laquelle le niveau compte est la même que sous plonge, et elle mérite d'être rappelée parce qu'elle est contre-intuitive. La ligne de séparation entre l'eau et la couche flottante est horizontale, parce que c'est la gravité qui la fixe. Si la cuve penche, cette ligne se déplace par rapport au départ : d'un côté la couche de graisse s'épaissit et s'approche de la sortie, de l'autre le volume utile se réduit. Un appareil hors niveau sature plus vite et laisse passer la graisse avant même d'être plein. Ce n'est pas un défaut d'apparence, c'est une perte de fonction, et sur un gros volume la conséquence est proportionnelle au litrage perdu.

Raccorder la collecte et le tronçon aval

Le raccordement d'un modèle à poser suit exactement les mêmes règles que celui d'un modèle sous plonge, mais le tracé est différent parce que l'appareil est à distance de la plonge. Le principe ne change pas : diamètre 50 millimètres à l'entrée comme à la sortie, manchons souples en EPDM plutôt que raccords rigides, pente régulière de 2 % vers le réseau selon le DTU 60.11.

La collecte amont. Une cuisine qui justifie un 120 ou un 200 litres compte presque toujours plusieurs postes gras : deux plonges, un lave-vaisselle professionnel, un poste de nettoyage. Le séparateur de graisse a une seule entrée, donc tous ces postes doivent être collectés en amont sur une ligne commune qui arrive ensuite à l'appareil. Raccorder chaque poste au plus court sur le départ général aboutit à un appareil qui ne traite qu'une fraction du flux tout en paraissant correctement installé : c'est le défaut le plus souvent relevé en contrôle. La méthode de collecte est détaillée dans le diamètre de raccordement.

Le tronçon amont long. Placer l'appareil au sol à côté de la plonge allonge la distance entre la plonge et l'appareil. Plus ce tronçon est long, plus les eaux grasses refroidissent avant d'arriver, et plus le risque de dépôt en amont augmente. La parade est double : placer l'appareil au plus près du point de rejet pour réserver la longueur au tronçon aval déjà clarifié, et tenir une pente régulière sur tout le tronçon amont sans point bas où l'eau stagnerait.

La pente et le tracé. La pente de 2 % vers le réseau se vérifie au niveau sur toute la longueur du tronçon, pas seulement au raccord. Le mot important est régulière : une pente correcte en moyenne mais comportant un point bas intermédiaire produit les mêmes effets qu'une contre-pente, l'eau s'y arrête et les matières s'y déposent. Chaque changement de direction est un point de dépôt potentiel, donc le tracé se simplifie autant que possible, et quand un contournement est inévitable on préfère des changements de direction progressifs à des angles vifs.

Ne jamais réduire en aval. Le diamètre 50 se conserve sur tout le tronçon aval, du départ de l'appareil jusqu'au raccordement sur le départ général. Si ce dernier est en 63 ou en 75, la transition se fait par élargissement, ce qui ne pose aucun problème. Réduire la section derrière l'appareil crée un point de ralentissement où les matières se déposent, et le bouchon se forme précisément là, juste derrière l'équipement censé les éviter.

Les manchons de connexion EPDM en diamètre 50 millimètres se commandent avec l'appareil : c'est la pièce à trente euros qui arrête un chantier quand elle manque le jour de la pose.

Présenter à vide, puis mettre en service

La séquence de mise en service reprend celle décrite dans installer un séparateur de graisse en sept étapes, avec deux adaptations propres à la pose au sol : la validation à vide de l'implantation, qui devient cruciale puisque l'appareil ne se déplacera plus une fois plein, et le contrôle du dégagement de vidange en conditions réelles.

  1. Présenter l'appareil à vide à sa place définitive. Posez-le à son emplacement, ouvrez le couvercle en entier, refermez-le, vérifiez le dégagement périphérique et le chemin d'accès du pompage. Cette manoeuvre à blanc valide l'implantation tant qu'il est encore possible de repositionner l'appareil sans effort. Une fois raccordé et rempli, il ne bougera plus.
  2. Contrôler l'assise et le niveau. Niveau à bulle sur le rebord de la cuve, dans les deux axes. Appui plein sous toute l'emprise, pas de cale ponctuelle. Corrigez maintenant, à sec, ce qui ne se corrigera plus la cuve pleine.
  3. Raccorder l'entrée et la sortie. Manchons souples EPDM en diamètre 50, colliers serrés sans écraser. Sens de circulation lu sur la cuve, entrée côté collecte amont, sortie côté réseau. Le sens s'indique sur l'appareil, il se lit, il ne se déduit pas de la position des tuyaux.
  4. Vérifier la pente du tronçon aval. Au niveau, sur toute la longueur, régulière à 2 % sans point bas ni contre-pente.
  5. Remplir la cuve à l'eau claire. Lentement, en suivant la montée du plan d'eau à l'oeil, ce qui permet de repérer une fuite sur le raccord d'entrée avant qu'un débit franc ne la masque. Le plan d'eau doit se stabiliser à la hauteur du fil d'eau de sortie et ne plus monter.
  6. Contrôler chaque raccord au chiffon sec. Entrée, sortie, pourtour du couvercle. Une trace localisée d'humidité vaut constat de fuite, même sans goutte visible. Reprenez le collier concerné et recontrôlez.
  7. Faire un essai en charge depuis la plonge. Remplissez les bacs et videz-les d'un coup. C'est le seul essai représentatif du fonctionnement réel : il sollicite l'entrée au débit d'un service. Observez l'écoulement en sortie, qui doit être franc et s'arrêter net, et vérifiez quelques minutes après qu'aucune eau ne stagne dans le tronçon aval.
  8. Rouvrir le couvercle en entier, appareil plein. C'est le test de dégagement en conditions réelles. S'il faut déplacer quoi que ce soit pour l'ouvrir, l'implantation est à revoir maintenant, pas à la première vidange.
  9. Faire signer le procès-verbal de pose. Avant le départ de l'installateur. Date, identité du poseur, modèle installé, respect de la pente, stabilité de l'assise, résultat de l'essai d'étanchéité.

La cuve reste en eau après la mise en service. Un séparateur de graisse vidé et non réamorcé n'assure ni temps de séjour, ni couche flottante, ni garde d'eau contre les remontées d'odeur depuis le réseau, dont la valeur de référence retenue par les textes de plomberie sanitaire est de l'ordre de 50 mm au sens de la norme NF EN 1253. Après chaque vidange d'entretien, le réamorçage à l'eau claire fait partie de l'opération.

Anticiper la vidange dès la pose

Un gros volume se cure différemment d'un petit. Sous plonge, l'exploitant ouvre le couvercle et retire les dépôts à la main lors d'un entretien courant. Au sol, sur un 120 ou un 200 litres, l'opération se fait souvent par pompage, réalisé par un prestataire de vidange qui emporte les matières et délivre un bordereau de suivi. Cette différence se prépare à la pose, pas au premier passage.

Réserver l'accès du tuyau de pompage. Le prestataire arrive avec un tuyau et un véhicule. Le tuyau doit atteindre la cuve ouverte, et le véhicule doit pouvoir stationner à portée. Un appareil placé au fond d'un local, derrière plusieurs portes ou en étage sans accès direct, complique chaque passage et renchérit la prestation. L'emplacement se choisit aussi en fonction de ce chemin.

Conserver le bordereau de suivi des déchets. Chaque vidange par un prestataire donne lieu à un bordereau qui trace l'enlèvement et l'élimination des graisses. Ce document rejoint le dossier de conformité et constitue la preuve de l'entretien effectif, celle qu'un contrôleur demande pour vérifier que l'appareil est réellement suivi. La tenue du registre est décrite dans comment remplir le registre d'entretien.

Adapter la fréquence au volume et à l'activité. Un gros appareil correctement dimensionné offre un intervalle entre deux vidanges plus long qu'un petit, à activité égale, parce que son volume utile encaisse davantage avant saturation. Cet intervalle se cale sur l'observation de la couche flottante, pas sur un calendrier fixe. Le principe de la fréquence est détaillé dans la fréquence d'entretien recommandée.

Vérifier le dimensionnement avant de commander

Un 120 ou un 200 litres correspond à des cuisines à fort débit. Le 120 L couvre de 140 à 220 couverts par jour, le 200 L de 250 à 500 couverts par jour selon la fiche produit. Ces plages sont indicatives : le volume réel se détermine à partir du nombre de couverts servis et des postes raccordés, selon la logique de dimensionnement de la norme NF EN 1825.

Le calculateur NF EN 1825 donne ce volume en six questions et il faut le passer avant d'arbitrer entre les deux modèles à poser. Le volume calculé est un plancher : il ne se rabote jamais pour des raisons de place, parce qu'un appareil sous-dimensionné sature plus vite, exige des vidanges rapprochées et laisse repartir des graisses vers le réseau dès que le rythme d'entretien décroche. À l'inverse, monter d'un cran quand la place le permet allonge l'intervalle entre deux vidanges et donne de la marge quand l'activité augmente. Le point de comparaison par profil d'activité figure volume par volume dans les pages de dimensionnement, par exemple pour un service de 150 couverts par jour ou pour un service de 300 couverts par jour.

Une remarque sur la relation entre volume et débit. Le débit maximal admissible croît avec le volume, 240 L/h pour le 120 L et 400 L/h pour le 200 L. Ce débit doit absorber le débit de pointe de la cuisine, celui d'une vidange simultanée de plusieurs postes. Un volume suffisant en capacité mais insuffisant en débit laisse passer une fraction du flux sans traitement lors des pointes, exactement comme un tronçon sous-dimensionné. Volume et débit se vérifient ensemble, pas l'un après l'autre.

Fermer le dossier le jour même

L'installation d'un modèle à poser se referme comme celle d'un modèle sous plonge, avec trois gestes qui évitent de rouvrir le sujet le jour d'un contrôle.

Ouvrir le registre d'entretien. Première ligne, la mise en service : date, modèle, volume, débit maximal admissible, nom de l'installateur. Cette ligne devient la référence de tout l'historique qui suivra, notamment des bordereaux de vidange par pompage.

Classer les pièces immédiatement. Procès-verbal de pose signé, certificat de conformité, note de dimensionnement et facture rejoignent la même chemise, conservée sur place en version papier. Le règlement d'assainissement du service local et le Règlement Sanitaire Départemental Type imposent le prétraitement des eaux grasses avant rejet, et l'article L. 1331-10 du code de la santé publique encadre l'autorisation de déversement des eaux usées non domestiques délivrée par la collectivité. C'est ce dossier qui prouve que l'obligation est tenue.

Afficher la consigne au poste. Deux lignes au-dessus de la plonge : pas d'huile de friture en volume dans le séparateur de graisse, raclage à sec des assiettes et des plats avant plonge. C'est la mesure la moins coûteuse pour espacer les vidanges, d'autant plus utile sur un gros volume dont chaque vidange par pompage a un coût.

Un doute sur une reprise de charge, un accès de pompage contraint ou le choix entre le 120 et le 200 litres se lève avant la commande, cotes en main. Décrivez la configuration à notre équipe technique au 01 84 80 50 34.

Préparer une pose au sol. Le volume se détermine avec le calculateur NF EN 1825, les cotes complètes des modèles 120 et 200 litres figurent sur les fiches du catalogue inox 304L, et les guides d'installation couvrent chaque configuration.

Questions fréquentes

À partir de quel volume un séparateur de graisse se pose-t-il au sol plutôt que sous plonge ?

À partir du 120 litres. Les cinq volumes de 30 à 100 litres sont conçus pour passer sous une plonge, tandis que les 120 et 200 litres sont des appareils à poser au sol, à côté de la plonge. Leur encombrement, 800 par 500 par 500 mm pour le 120 L et 1000 par 600 par 550 mm pour le 200 L, et leur poids en service les excluent d'une implantation encastrée.

Quelle surface d'assise faut-il prévoir pour un séparateur de graisse à poser ?

Au minimum l'emprise au sol de l'appareil, 800 par 500 mm pour le 120 L et 1000 par 600 mm pour le 200 L, sur un support plan, plein et stable. L'assise doit reprendre la charge en service, c'est-à-dire le poids à vide augmenté du volume d'eau contenu, sans déformation ni tassement, sur toute la surface du fond et non sur des points d'appui isolés.

Combien pèse un séparateur de graisse à poser une fois rempli ?

Le poids à vide est d'environ 26 kg pour le 120 L et 38 kg pour le 200 L. En service, l'appareil contient son volume d'eau, ce qui ajoute l'équivalent en litres au poids à vide. Un 200 L en fonctionnement représente donc une charge de l'ordre de 240 kg répartie sur son emprise au sol, à reprendre sans déformation du support.

Quel dégagement laisser autour d'un séparateur de graisse posé au sol ?

Un dégagement périphérique suffisant pour ouvrir le couvercle en entier et pour qu'un prestataire de vidange accède à la cuve avec son matériel. Contrairement à la pose sous plonge où l'accès se fait par le dessus, l'appareil au sol se cure souvent par pompage, ce qui suppose le passage d'un tuyau et l'ouverture complète du couvercle sans obstacle latéral.

Peut-on déplacer un séparateur de graisse plein ?

Non. Un appareil rempli d'eau ne se déplace pas : il faut le vider avant toute manipulation. C'est une raison de plus pour valider l'implantation à vide avant le raccordement, en présentant l'appareil à sa place définitive, en ouvrant le couvercle et en vérifiant le dégagement, tant qu'il est encore possible de le repositionner sans effort.

Le raccordement d'un modèle à poser est-il différent de celui d'un modèle sous plonge ?

Le principe est identique : diamètre 50 millimètres à l'entrée comme à la sortie, manchons souples en EPDM, pente régulière de 2 pour cent vers le réseau selon le DTU 60.11. La différence tient au tracé : l'appareil étant à distance de la plonge, le tronçon amont est plus long, ce qui impose de soigner la pente et de placer l'appareil au plus près du point de rejet.

Faut-il un procès-verbal de pose pour un séparateur de graisse à poser au sol ?

Oui, comme pour tout séparateur de graisse. Le procès-verbal signé par l'installateur atteste la pente, l'étanchéité, le sens de circulation et la stabilité de l'assise. Il rejoint le dossier de conformité avec le certificat de conformité, la note de dimensionnement et la facture, conservés sur place en version papier.

Comment orienter un séparateur de graisse à poser par rapport à la plonge ?

Entrée côté plonge, sortie côté réseau, l'appareil placé au plus près du point de rejet pour réserver la longueur au tronçon aval déjà clarifié. L'orientation se décide en fonction de trois contraintes simultanées : la position de la collecte amont, celle du départ général et le dégagement de curage, jamais l'une après l'autre.

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