Deux services ou journée continue : quel effet sur le séparateur de graisse ?
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le
Guide de référence : dimensionner un séparateur de graisse : la méthode complète.
On dimensionne un séparateur de graisse sur les couverts par jour, pas par service : 60 couverts à midi et 60 le soir font 120 couverts, soit un 100 L à 639 euros HT et non un 70 L. Les pointes ne se compensent pas, et la durée de service fait varier le débit de pointe de la méthode normative, pas le modèle conseillé par notre calculateur.
L'organisation de la journée pèse sur le débit de pointe calculé selon la NF EN 1825-2. Deux services, journée continue ou service unique ne produisent pas le même débit de pointe à fréquentation égale, même si notre calculateur conseille le même modèle. Voici comment raisonner.
Quelle erreur divise le dimensionnement par deux ?
C'est la confusion la plus coûteuse et la plus répandue : lire les couverts par service alors qu'ils se comptent par jour. Un restaurant qui sert 60 couverts au déjeuner et 60 le soir ne sert pas 60 couverts, il en sert 120 sur la journée. Le séparateur voit passer les rejets des deux services sur le même départ, il faut donc les additionner.
L'écart entre les deux lectures est considérable. Sur nos 120 couverts par jour, la lecture correcte donne la plage 90 à 140 du 100 L à 200 L/h et 639 euros HT. La lecture fautive, à 60 couverts par service, remplirait la plage 40 à 60 du 60 L à 100 %, et le calculateur passerait au 70 L à 499 euros HT. Un modèle d'écart, et un appareil choisi sur la moitié des couverts réels si l'on s'était trompé.
Un exploitant équipé sur la mauvaise lecture se retrouve non conforme dès les premières semaines, avec des graisses en aval. Le défaut ne vient pas d'un mauvais produit ni d'une mauvaise pose, mais d'une donnée d'entrée fausse. Ce piège est traité dans couverts par jour ou litres, comment lire.
| Lecture | Chiffre retenu | Plage | Modèle |
|---|---|---|---|
| Fautive, par service | 60 couverts | 40 à 60, remplie à 100 % | 70 L, 499 € |
| Correcte, par jour | 120 couverts | 90 à 140 | 100 L, 639 € |
Pourquoi les pointes ne se compensent-elles pas ?
Parce que chaque service produit son propre pic et que c'est le plus élevé des deux qui met l'appareil à l'épreuve. Une variante de la même confusion consiste à additionner les services en supposant que leurs pointes se compensent, comme si le fait de répartir la charge sur deux moments abaissait le besoin. Ce n'est pas le cas, et il faut comprendre pourquoi.
Le débit de pointe est le flux maximal atteint à un instant donné. Chaque service, midi et soir, produit son propre pic quand la plonge et les appareils tournent ensemble en fin de service. Ces deux pics n'ont pas lieu en même temps, donc ils ne s'additionnent pas, mais ils ne s'annulent pas non plus : c'est le plus élevé des deux qui met l'appareil à l'épreuve.
La règle en découle : le total journalier de couverts fixe la charge, donc la fréquence des vidanges et la plage de la grille de notre calculateur. Le coefficient de pointe F de la méthode des repas traduit, lui, l'instant le plus chargé. On ne moyenne jamais deux services pour abaisser la pointe, comme rappelé dans la taille nominale NS.
Quel est l'effet de la durée de service sur le débit de pointe ?
À nombre de couverts égal, l'organisation de la journée change le débit de pointe par le biais de la durée de service. La méthode des repas de la NF EN 1825-2 divise par la durée moyenne de fonctionnement journalier t ; le guide CNIDEP ne fixe pas de durées types, et les valeurs ci-dessous sont des hypothèses d'exemple pour comparer trois organisations sur un même total.
| Organisation | Durée retenue dans l'exemple | Effet sur le débit de pointe |
|---|---|---|
| Service unique, midi seulement | 6 h | Le plus élevé, tout en une vague serrée |
| Double service, midi et soir | 10 h | Deux vagues espacées, pic modéré |
| Journée continue, sans fermeture | 14 h | Rejets étalés, pic le plus bas à volume égal |
Le débit de pointe est inversement proportionnel à la durée : plus le service est court, plus le même volume se comprime en un pic élevé. Un restaurant qui concentre 100 couverts sur un service unique de midi est plus exigeant qu'un restaurant qui étale les mêmes 100 couverts en journée continue. C'est contre-intuitif, parce qu'on associe spontanément une amplitude longue à une charge plus lourde, alors que c'est l'inverse pour le débit de pointe.
Attention à la durée retenue. Le guide CNIDEP parle de durée moyenne de fonctionnement journalier, et son exemple, un restaurant ouvert de 11 heures à 23 heures, retient t = 12. Une durée choisie trop longue abaisse la pointe calculée : elle s'écrit dans la note comme une hypothèse, pour que le calcul reste vérifiable. Notre calculateur, lui, ne s'en sert pas pour choisir le modèle.
Que donnent 100 couverts selon trois organisations ?
Le même modèle, le 100 L à 639 euros HT, dans les trois cas : seul le débit de pointe de la méthode normative change, calculé ici avec les valeurs du restaurant, 50 litres par repas et un coefficient de 8,5. Prenons un restaurant qui sert 100 couverts sur sa journée, sans lave-vaisselle ni détergents, et faisons varier la seule organisation. La lecture de la grille se fait sur le total journalier de couverts, ici 100, qui tombe dans la plage 90 à 140 du 100 L.
Double service, 50 au déjeuner et 50 le soir. Total de 100 couverts par jour, en retenant t = 10 heures : 100 × 50 × 8,5 ÷ 36 000 = 1,18 L/s. Le 100 L à 200 L/h et 639 euros HT convient, avec une marge confortable dans sa plage.
Journée continue. Mêmes 100 couverts, en retenant t = 14 heures : 0,84 L/s. Les rejets étant plus étalés, le débit de pointe calculé est plus bas ; le calculateur conseille le même 100 L.
Service unique concentré sur le midi. Mêmes 100 couverts, en retenant t = 6 heures : 1,97 L/s, le débit de pointe le plus élevé des trois. Notre calculateur conseille le même 100 L, parce que la durée ne change pas le modèle ; si le service est vraiment ramassé, faites vérifier le cas par notre équipe technique.
| Organisation à 100 couverts | Durée retenue | Débit de pointe (méthode des repas) | Modèle conseillé |
|---|---|---|---|
| Double service | 10 h | 1,18 L/s | 100 L, 639 € |
| Journée continue | 14 h | 0,84 L/s | 100 L, 639 € |
| Service unique | 6 h | 1,97 L/s | 100 L, 639 € |
La lecture par le total de couverts donne le même modèle dans les trois cas, parce que la charge journalière est identique et que notre calculateur ne tient pas compte de la durée. Ce que l'organisation change, c'est le débit de pointe de la méthode normative, donc la note de dimensionnement. En service très concentré, la règle de la marge reste la bonne prudence, selon la logique de quelle capacité pour mon établissement.
Faut-il refaire le calcul quand l'organisation change ?
Oui, à chaque changement d'organisation. Un établissement qui modifie l'organisation de sa journée modifie son débit de pointe, parfois son total de couverts, donc son dimensionnement. Trois évolutions courantes doivent déclencher un nouveau calcul.
- Ajouter un service. Ouvrir le soir en plus du midi double le total journalier de couverts. C'est le changement le plus lourd de conséquences : il peut franchir une ou deux bornes de plage.
- Concentrer le service. Passer d'un double service à un service unique raccourcit la durée de fonctionnement et relève le débit de pointe de la note de dimensionnement, même sans servir un couvert de plus. Le modèle conseillé par notre calculateur, lui, ne bouge pas.
- Passer en journée continue. À l'inverse, étaler les rejets sur une amplitude longue abaisse le débit de pointe, ce qui peut redonner de la marge, mais ne dispense pas de vérifier le total journalier.
Dans tous les cas, le réflexe est le même : relancer le calculateur avec le nouveau total de couverts, refaire la note de dimensionnement avec la nouvelle durée, et conserver le résultat daté à côté du précédent. Un volume installé peut devenir insuffisant sans qu'aucune pièce n'ait bougé, uniquement parce que la journée s'organise autrement. Devant un contrôleur qui constate un second service, un calcul daté qui en tient compte vaut mieux qu'une explication.
Pourquoi lire à la fois le total et la pointe ?
Parce que le total fixe la charge et le volume, et que la pointe fixe la taille nominale de la norme. Pour clore, il faut retenir que le dimensionnement à deux services se lit sur deux plans complémentaires, qu'il ne faut jamais confondre.
Le total journalier de couverts, obtenu en additionnant tous les services, fixe la charge et se lit dans la plage de la grille de notre calculateur. C'est lui qui répond à la question du modèle et de la fréquence des vidanges. Le débit de pointe, calculé selon la méthode des repas avec la durée retenue, répond à la question de la taille nominale de la NF EN 1825-2 et figure dans la note de dimensionnement. Les deux lectures se complètent sans se remplacer.
Cette double lecture est la traduction, sur le cas des services multiples, du principe général selon lequel volume et débit sont deux conditions distinctes, développé dans couverts par jour ou litres, comment lire. Les pièges de comptage et de lecture sont réunis dans les erreurs à éviter en choisissant. Un doute sur la façon de compter vos services ? Notre équipe technique tranche au 01 84 80 50 34.
Quel séparateur de graisse pour votre cuisine ?
Le volume se choisit sur le nombre de couverts servis par jour, puis s'ajuste selon le lave-vaisselle, les détergents et le rythme de service. Les sept modèles sont en inox 304L, conformes NF EN 1825, garantis 2 ans, livraison offerte dès 250 € HT.
| Modèle | Couverts / jour | Débit max | Pose | Prix HT |
|---|---|---|---|---|
| Séparateur 30 L | 15 à 25 | 60 L/h | Sous évier ou sous plonge | 295 € HT |
| Séparateur 40 L | 25 à 40 | 80 L/h | Sous évier ou sous plonge | 345 € HT |
| Séparateur 60 L | 40 à 60 | 120 L/h | Sous évier ou sous plonge | 459 € HT |
| Séparateur 70 L | 60 à 90 | 140 L/h | Sous évier ou sous plonge | 499 € HT |
| Séparateur 100 L | 90 à 140 | 200 L/h | Sous évier ou sous plonge | 639 € HT |
| Séparateur 120 L | 140 à 220 | 240 L/h | À poser au sol | 799 € HT |
| Séparateur 200 L | 250 à 400 | 400 L/h | À poser au sol | 1 049 € HT |
Un conseiller valide votre choix au 01 84 80 50 34 (Lun-Ven 10h-18h).
Questions fréquentes
Faut-il compter les couverts par service ou par jour ?
Par jour. Un restaurant qui sert 60 couverts au déjeuner et 60 le soir totalise 120 couverts par jour, pas 60. Lire les couverts par service au lieu des couverts par jour divise le dimensionnement par deux et conduit à un séparateur choisi sur la moitié des couverts réels.
Les pointes du midi et du soir se compensent-elles ?
Non, elles ne se compensent pas. Chaque service produit son propre pic, et la méthode des repas de la NF EN 1825-2 en tient compte par un coefficient de pointe, 8,5 pour un restaurant. Notre calculateur, lui, part du total journalier : 60 couverts à midi et 60 le soir comptent pour 120.
Un service unique concentré est-il plus exigeant qu'un double service ?
Dans la méthode des repas, souvent oui : le débit de pointe est inversement proportionnel à la durée de fonctionnement t. En retenant t = 6 heures pour un service unique et t = 10 heures pour un double service, le premier donne un pic plus élevé. Notre calculateur, lui, ne change pas de modèle selon la durée.
La journée continue allège-t-elle le calcul ?
Dans la méthode des repas, elle allonge la durée t, ce qui abaisse le débit de pointe à volume égal. Mais si l'activité conserve des vagues, coup de feu du midi par exemple, il serait imprudent d'en tirer un appareil plus petit. Notre calculateur, lui, ne change pas de modèle selon la durée.
Comment dimensionner un restaurant à deux services ?
En additionnant les couverts des deux services : c'est ce total journalier, majoré pour les détergents et le lave-vaisselle, que le calculateur lit dans la grille. Pour une note de dimensionnement, la méthode des repas ajoute la durée de fonctionnement retenue, par exemple t = 10 heures, écrite comme une hypothèse.
Ajouter un second service impose-t-il un plus gros séparateur ?
Souvent oui. Passer d'un service unique à un double service augmente le total journalier de couverts, ce qui peut franchir une borne de plage. Il faut refaire le calcul à chaque changement d'organisation, car le volume installé peut devenir insuffisant sans qu'aucune pièce ne bouge.
Quelle durée retenir pour mon organisation ?
Pour une note de dimensionnement, la durée moyenne de fonctionnement journalier de votre cuisine, écrite comme une hypothèse. Le guide CNIDEP n'impose pas de durées types : son exemple, un restaurant ouvert de 11 heures à 23 heures, retient 12 heures. Notre calculateur demande vos services, mais cette réponse ne change pas le modèle.
Un restaurant qui passe en continu doit-il refaire son calcul ?
Oui. Changer d'organisation modifie la durée de fonctionnement, donc le débit de pointe de la note de dimensionnement, et parfois le total de couverts, donc le modèle conseillé. Un restaurant qui abandonne le double service pour la journée continue, ou l'inverse, doit reprendre le calcul et conserver le nouveau résultat daté au dossier.
Sources officielles
- NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
- NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

































