Plan de pose d'un séparateur de graisse : réservations et lots

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse

Un plan de pose de séparateur de graisse fixe l'implantation cotée de l'appareil, les fils d'eau d'entrée et de sortie, le tracé et la pente du tronçon aval, les points de collecte des postes gras et le dégagement de curage. Il se produit avant la consultation des entreprises, parce que son vrai sujet est la coordination entre lots.

Ce que contient réellement un plan de pose

Un plan de pose n'est pas un schéma de principe. C'est un document coté, exploitable par un plombier qui ne connaît pas le projet, et opposable aux autres lots. Sept éléments y figurent, et l'absence de l'un d'eux suffit à rendre le document inutilisable sur le chantier.

L'implantation cotée de l'appareil. Position exacte dans le local, distances aux murs et aux équipements voisins, avec les dimensions hors tout du modèle retenu. Ces dimensions ne sont pas indicatives : elles vont de 500 x 300 x 350 mm pour un 30 L à 1000 x 600 x 550 mm pour un 200 L, et l'écart entre deux volumes voisins suffit à condamner une implantation.

L'emprise au sol ou sous plonge. Les modèles de 30 L à 100 L se logent sous plonge, le 120 L et le 200 L se posent au sol. Ce n'est pas un détail de mise en oeuvre, c'est une donnée de plan : un appareil au sol occupe une surface qui doit être libre de tout passage, avec son dégagement périphérique.

Les cotes de fil d'eau d'entrée et de sortie. Elles se relèvent depuis le fond de l'appareil et varient selon le modèle. Sur toute la gamme, la sortie est trente millimètres plus basse que l'entrée, et c'est cette différence qui assure l'écoulement gravitaire à travers l'appareil. Le plan doit reporter ces deux cotes ramenées au niveau fini du sol, pas au fond de l'appareil, sinon le plombier refait le calcul et se trompe une fois sur deux.

Le tracé et la pente du tronçon aval. Depuis la sortie de l'appareil jusqu'au raccordement sur le départ général, avec la pente régulière de 2 % vers le réseau que retient le NF DTU 60.11, et le nombre de changements de direction. Un tracé qui figure au plan est un tracé que l'on peut discuter avant de percer.

Les points de collecte des postes gras. Un séparateur de graisse a une seule entrée. Tous les postes gras doivent donc être collectés en amont sur une ligne commune. Le plan liste les postes concernés et matérialise le point de collecte. C'est la partie du document que le contrôleur regardera en premier, des années plus tard.

Le dégagement de curage réservé. La place nécessaire pour ouvrir le couvercle entièrement et retirer les dépôts sans démonter de mobilier. Ce dégagement se dessine, il ne se suppose pas. Un appareil qui rentre au millimètre mais qu'on ne peut plus ouvrir ne sera pas entretenu, donc saturera, donc deviendra non conforme en fonctionnement sans qu'aucune pièce n'ait bougé.

L'accès du prestataire de vidange. Le chemin depuis la voirie ou le quai jusqu'à l'appareil, en tenant compte des portes, des seuils et des dénivelés. Sur un 120 L ou un 200 L, la question n'est pas théorique : le poids indiqué est à vide, environ 26 kg et 38 kg, et en service l'appareil contient son volume d'eau. Il ne se déplace pas plein.

Le vrai sujet du plan de pose, c'est la coordination entre lots

La difficulté d'un séparateur de graisse sur un chantier n'est pas technique. La pose elle-même est courte et ne demande aucun gros oeuvre, comme le détaille la séquence de pose en sept étapes. La difficulté est que l'appareil tombe exactement entre trois lots et que personne ne se l'attribue spontanément.

Le lot plomberie considère qu'il raccorde ce qu'on lui livre et que l'implantation relève de l'aménagement. Le lot cuisine professionnelle considère qu'il fournit du mobilier et que la plomberie sous plonge ne le regarde pas. Le gros oeuvre exécute les réservations qui figurent au dossier et ne peut pas deviner celles qui n'y figurent pas. Chacun a raison dans son périmètre, et l'appareil se retrouve orphelin.

Le résultat classique est connu de tous les chantiers de restauration : le mobilier de plonge est livré et posé, la chape est coulée au niveau prévu, le plombier arrive en fin de chantier avec un appareil qui ne rentre plus sous le meuble, ou dont le fil d'eau de sortie se situe sous le point de raccordement disponible. À ce stade, les deux issues sont de reprendre le tronçon d'évacuation, ce qui suppose une hauteur disponible en aval, ou de surélever la plonge et l'appareil sur un socle. Les deux coûtent plus cher que la réunion de coordination qui n'a pas eu lieu.

La règle à poser dès le programme est simple : le maître d'ouvrage désigne un lot pilote. Peu importe lequel, à condition que ce soit écrit. Le lot pilote produit le plan de pose, le diffuse aux deux autres et récupère leurs retours. Sans désignation explicite, la coordination repose sur la bonne volonté de trois entreprises qui ne se croisent pas sur le chantier.

Qui fournit quoi, et à quel moment

Ce tableau se lit de gauche à droite en phase de préparation, et de droite à gauche quand on cherche l'origine d'un blocage constaté en fin de chantier.

Lot concernéCe qu'il doit fournirQuandConséquence de l'oubli
Maître d'ouvrage ou exploitantProgramme d'exploitation : nombre de couverts, postes gras, services par jourAvant toute étudeVolume choisi au hasard, appareil sous-dimensionné dès la mise en service
Bureau d'études ou lot piloteNote de dimensionnement NF EN 1825 et plan de pose cotéAvant consultation des entreprisesChaque lot improvise son hypothèse, réservations incohérentes
Gros oeuvrePercements, passages, niveau fini du sol confirmé, réservations en dalleAvant coulage de la chapePercement en reprise, fils d'eau décalés, écoulement gravitaire compromis
Cuisine professionnellePlan du mobilier de plonge avec hauteur libre et traverses bassesAvant commande du mobilierMeuble livré sans volume disponible, appareil impossible à loger
PlomberieTracé aval, pente 2 %, diamètre conservé, collecte des postes grasAvant exécution des réseauxRaccordement partiel, contre-pente, réduction de diamètre en aval
ExploitantDossier d'autorisation de déversement au service d'assainissementDès la définition du programmeMise en service sans autorisation, régularisation sous contrainte
Lot pilote en fin de chantierProcès-verbal de pose, plan tel qu'exécuté, pièces pour le DOEÀ la réceptionDossier de conformité incomplet, non reconstituable ensuite

Les réservations à demander au gros oeuvre

Ce sont les demandes les plus coûteuses à oublier, parce qu'une réservation manquante se transforme en percement en reprise sur un ouvrage terminé.

Les traversées du tronçon aval. Chaque mur ou refend franchi par la canalisation de sortie demande un passage dimensionné et positionné en altitude, pas seulement en plan. La cote d'altitude est la donnée critique : c'est elle qui conditionne le respect de la pente régulière sur toute la longueur du tronçon.

Le passage vers le départ général. Il se demande avec la même précision, en indiquant le diamètre du tronçon et le sens de la pente. Un passage percé à la bonne cote mais trop juste en diamètre oblige à réduire localement la section, ce qui est précisément ce qu'il ne faut jamais faire en aval d'un séparateur de graisse.

La hauteur libre sous le plan de plonge. Elle se demande au lot cuisine, mais elle dépend souvent du gros oeuvre par le niveau du sol et par la présence d'un socle maçonné. Elle doit être exprimée en hauteur libre réellement utilisable, traverses et étagères déduites, et non en hauteur de meuble.

Le niveau fini du sol. C'est la réservation invisible, et c'est la plus dangereuse. Toutes les cotes de fil d'eau se relèvent depuis le fond de l'appareil, donc depuis le sol sur lequel il repose. Une chape plus épaisse que prévu de quelques centimètres remonte l'appareil d'autant, remonte sa sortie d'autant, et peut faire passer un écoulement gravitaire correct du côté de l'impossible. Le niveau fini doit être confirmé par écrit avant coulage, revêtement compris.

Le support des modèles à poser. Pour un 120 L ou un 200 L, l'assise doit être plane et stable, et reprendre la charge de l'appareil rempli sans déformation. Une assise qui se tasse fait perdre le niveau progressivement, et le défaut apparaît des semaines après la pose, quand plus personne ne fait le lien avec le chantier.

Le volume s'arrête avant le plan, jamais après

C'est l'inversion la plus fréquente et la plus lourde de conséquences. Le réflexe naturel consiste à dessiner l'implantation puis à choisir le modèle qui rentre dans la place restante. La logique correcte est l'inverse : on arrête le volume sur la base du programme d'exploitation, puis on réserve la place que ce volume exige.

La raison est que tout change avec le volume. Les dimensions hors tout, les cotes de fil d'eau, le mode d'implantation sous plonge ou au sol, le poids, le débit maximal admissible qui va de 60 L/h sur le 30 L à 400 L/h sur le 200 L. Un plan de pose établi sur un modèle et exécuté avec un autre produit des réservations fausses.

Le volume se détermine à partir du nombre de couverts servis par jour, des postes gras raccordés et du nombre de services. Le calculateur NF EN 1825 traite la question en six questions et donne le volume adapté. Pour un projet dont le programme est déjà chiffré, les pages par volume de service donnent directement le modèle correspondant, par exemple pour un établissement servant 100 couverts par jour. Le raisonnement complet entre unité de comptage et litrage figure dans couverts ou litres, comment choisir.

Un point mérite d'être posé dès cette étape : les sept volumes se raccordent tous en diamètre 50 millimètres, entrée comme sortie. Le choix du volume ne modifie donc pas le diamètre du raccordement, seulement la place, le fil d'eau et le débit admissible. Cela simplifie la réservation des passages, mais cela ne dispense pas de vérifier le diamètre de l'évacuation existante en rénovation.

La note de dimensionnement, pièce du dossier et pas justificatif interne

La NF EN 1825 est la norme produit et de dimensionnement des séparateurs de graisses. Sa partie 2 traite du choix de la taille nominale, de l'installation, du service et de l'entretien. La note de dimensionnement est le document qui matérialise ce choix : elle explique pourquoi ce volume et pas un autre, à partir des données d'exploitation retenues.

Elle se produit en phase études, pas à la réception. Trois raisons à cela. Elle conditionne le plan de pose, puisque le modèle retenu fixe les cotes. Elle accompagne le dossier d'autorisation de déversement, où le service d'assainissement attend un dimensionnement justifié et non une référence commerciale. Elle rejoint enfin le dossier de conformité conservé sur place, décrit dans les documents de conformité à conserver.

Une note de dimensionnement produite après coup pour compléter un dossier a une faiblesse structurelle : elle est écrite pour justifier l'appareil déjà installé. Si l'exploitation a changé entre-temps, elle ne dit rien d'utile. Produite en amont, elle documente une décision ; produite après, elle documente une commande.

L'autorisation de déversement, à instruire dès le programme

Le Règlement Sanitaire Départemental Type et les règlements d'assainissement des services locaux interdisent le rejet de graisses au réseau public et imposent un prétraitement aux établissements de restauration. Le règlement local prévaut, et il varie d'un service à l'autre : certains fixent des exigences propres sur le dimensionnement, sur la fréquence de vidange ou sur les justificatifs à conserver.

Au-dessus de ces règlements, l'article L. 1331-10 du Code de la santé publique soumet le déversement d'eaux usées non domestiques dans le réseau public de collecte à une autorisation délivrée par la collectivité. Cette autorisation n'est pas une formalité de fin de chantier. Elle s'instruit, elle passe par des services, et son délai est administratif : il ne se compresse pas parce que l'ouverture est prévue le mois suivant.

La conséquence pratique pour le plan de pose est double. D'une part le dossier se dépose tôt, dès que le programme d'exploitation est stabilisé, avec la note de dimensionnement à l'appui. D'autre part le service d'assainissement peut formuler des prescriptions qui modifient l'installation : point de prélèvement accessible, regard de visite, conditions particulières d'entretien. Mieux vaut les connaître avant de figer le plan que de les découvrir après. Le cadre général est repris dans la réglementation applicable aux séparateurs de graisse.

Intégrer les évolutions prévisibles de l'exploitation

Un plan de pose dimensionné exactement sur l'exploitation du jour de l'ouverture est un plan qui sera faux au premier changement. Or les changements sont prévisibles, et il est plus économique de les réserver que de les subir.

Le second service. Un établissement qui ouvre en service unique et passe en double service double son flux d'eaux grasses sans que rien ne change dans le local. Si l'appareil a été calé au plus juste, il sature. Poser la question au programme coûte une ligne dans la note de dimensionnement.

Le lave-vaisselle ajouté plus tard. C'est le poste le plus souvent raccordé après coup, au plus court, sur le départ général, parce qu'il est installé par un autre corps de métier à un autre moment. Le plan de pose doit prévoir un point de collecte capable de le reprendre, et le mentionner explicitement, sinon le raccordement redevient partiel sur une installation qui était conforme.

L'extension du local ou de la carte. Une plonge légère créée au fond du local, un poste de nettoyage ajouté, une activité de production augmentée : chacune de ces évolutions se fait pour de bonnes raisons et aucune ne pose spontanément la question du séparateur de graisse. Le plan de pose est le document qui permettra de la reposer, à condition d'être conservé et transmis.

La règle qui découle de tout cela tient en une phrase : toute modification de plomberie en cuisine se termine par la même question, ce nouveau poste passe-t-il bien par le séparateur de graisse. Les arbitrages propres au neuf et à la rénovation sont détaillés dans séparateur en neuf ou en rénovation.

Construire le plan de pose, étape par étape

La séquence ci-dessous va du programme d'exploitation à la validation avant commande. Elle ne demande aucun outil particulier, seulement de la tenir dans l'ordre : chaque étape produit la donnée d'entrée de la suivante.

  1. Établir le programme d'exploitation. Nombre de couverts servis par jour, nombre de services, postes gras à raccorder, présence d'un lave-vaisselle professionnel, activité de production éventuelle. C'est la seule donnée qui n'appartient qu'à l'exploitant et personne ne peut la produire à sa place.
  2. Arrêter le volume et rédiger la note de dimensionnement. Au titre de la NF EN 1825, sur la base du programme et non d'une estimation. Le modèle retenu fixe ensuite toutes les cotes du plan.
  3. Relever l'existant ou les données du projet. Hauteur disponible sous plonge, cote du fil d'eau de l'évacuation prévue par rapport au niveau fini du sol, longueur et profondeur disponibles, diamètre du départ général. En rénovation, ce relevé se fait sur site avant tout dessin.
  4. Positionner l'appareil et coter l'implantation. Dimensions hors tout du modèle, distances aux murs et aux équipements, sous plonge de 30 L à 100 L, au sol pour le 120 L et le 200 L. Reporter l'emprise en plan et en coupe.
  5. Reporter les fils d'eau ramenés au niveau fini du sol. Entrée et sortie, sachant que la sortie est trente millimètres plus basse que l'entrée sur toute la gamme. Comparer la cote de sortie obtenue à la cote du point de raccordement disponible : c'est le contrôle de faisabilité de l'écoulement gravitaire.
  6. Tracer le tronçon aval avec sa pente. Pente régulière de 2 % vers le réseau selon le NF DTU 60.11, diamètre conservé sur toute la longueur, changements de direction limités et progressifs, aucun point bas.
  7. Matérialiser la collecte des postes gras. Une seule entrée sur l'appareil, donc une ligne commune en amont reprenant tous les postes concernés, et uniquement ceux qui ont une charge grasse. Les eaux sans charge grasse consomment du débit admissible pour rien.
  8. Dessiner le dégagement de curage et l'accès de vidange. Surface d'ouverture complète du couvercle, dégagement périphérique pour les modèles au sol, et chemin d'accès depuis la voirie jusqu'à l'appareil.
  9. Émettre les demandes de réservation au gros oeuvre. Percements et passages cotés en plan et en altitude, hauteur libre sous plonge, niveau fini du sol confirmé par écrit, revêtement compris.
  10. Diffuser et faire valider avant commande. Plan transmis au lot plomberie, au lot cuisine et au gros oeuvre, avec un retour écrit de chacun. La commande de l'appareil et celle du mobilier de plonge partent après cette validation, pas avant.

Ce qui se transmet au dossier des ouvrages exécutés

Le plan de pose n'est pas un document de travail que l'on jette une fois le chantier terminé. Il devient une pièce du dossier des ouvrages exécutés, et c'est à ce titre qu'il sert pendant toute la vie du bâtiment.

Ce qui rejoint le DOE, et le plan de récolement en marché de travaux, se limite à quelques pièces. Le plan de pose tel qu'exécuté, avec les écarts éventuels par rapport au plan initial reportés dessus. La note de dimensionnement au titre de la NF EN 1825. La fiche technique du modèle installé, où figurent notamment le débit maximal admissible et les cotes. Le procès-verbal de pose signé, qui atteste de la pente, de l'étanchéité et du sens de circulation. Le certificat de conformité. L'autorisation de déversement délivrée par la collectivité.

Ces pièces ont une propriété commune : elles ne se reconstituent pas après coup. Un plan tel qu'exécuté se relève pendant que les réseaux sont visibles, pas une fois la cuisine remontée. Un procès-verbal se signe pendant que l'installateur est sur place. C'est la raison pour laquelle le plan de pose doit désigner, dès le départ, qui rassemble ces pièces et à quel moment.

La même exigence vaut pour l'exploitant, qui conserve son exemplaire sur place et en version papier avec le registre d'entretien. Un contrôleur qui demande le circuit de collecte des postes gras obtient sa réponse en un coup d'oeil sur un plan de pose, et en un quart d'heure de reconstitution orale sans lui.

Un doute sur la faisabilité d'une implantation, sur une cote de fil d'eau ou sur la place à réserver au marché ? Décrivez-nous la configuration au 01 84 80 50 34, avant que les réservations ne partent au gros oeuvre.

Préparer le plan de pose. Les dimensions hors tout et les cotes de fil d'eau de chaque modèle figurent sur les fiches du catalogue inox 304L, et le calculateur NF EN 1825 arrête le volume avant le dessin.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un plan de pose de séparateur de graisse ?

C'est le document qui fixe l'implantation cotée de l'appareil dans le local, les cotes de fil d'eau d'entrée et de sortie, le tracé et la pente du tronçon aval, les points de collecte des postes gras et le dégagement de curage réservé. Il sert de référence commune au plombier, au cuisiniste et au gros oeuvre.

À quel moment faut-il produire le plan de pose ?

Avant la consultation des entreprises pour un chantier neuf, avant la commande du mobilier de plonge en rénovation. Produit après, il ne sert plus qu'à constater les impossibilités. Le volume doit être arrêté avant lui, puisque les dimensions hors tout et les cotes de fil d'eau dépendent du modèle retenu.

Qui est responsable du séparateur de graisse sur un chantier ?

Aucun lot ne se l'attribue spontanément. L'appareil relève du lot plomberie pour le raccordement, du lot cuisine professionnelle pour l'emprise sous plonge, du gros oeuvre pour les percements et le niveau fini du sol. Le maître d'ouvrage doit désigner explicitement le lot pilote, faute de quoi personne ne porte le sujet.

Quelles réservations demander au gros oeuvre ?

Les percements de traversée pour le tronçon aval, le passage vers le départ général, la hauteur libre sous le plan de plonge, et surtout le niveau fini du sol. Toute variation d'épaisseur de chape décale l'ensemble des cotes de fil d'eau relevées depuis le fond de l'appareil et peut rendre l'écoulement gravitaire impossible.

Faut-il une autorisation pour rejeter des eaux de cuisine au réseau ?

Oui. L'article L. 1331-10 du Code de la santé publique soumet le déversement d'eaux usées non domestiques dans le réseau public à une autorisation délivrée par la collectivité. Le règlement d'assainissement du service local en fixe les conditions. Le délai est administratif, ce qui impose d'instruire le dossier tôt dans le projet.

Le cuisiniste sait-il qu'un séparateur doit passer sous la plonge ?

Pas toujours. Le mobilier de plonge se commande sur catalogue, avec des étagères basses et des traverses qui occupent précisément le volume attendu par l'appareil. Si l'encombrement du séparateur de graisse ne figure pas au plan de pose transmis au cuisiniste, le meuble arrive et l'appareil ne rentre plus.

Que se passe-t-il si le volume est choisi après le plan de pose ?

Les dimensions hors tout et les cotes de fil d'eau changent d'un modèle à l'autre, du 500 x 300 x 350 mm du 30 L au 1000 x 600 x 550 mm du 200 L. Un plan établi sur un modèle et exécuté avec un autre produit des réservations fausses et un fil d'eau incompatible avec l'évacuation prévue.

Que doit-on transmettre au DOE pour un séparateur de graisse ?

Le plan de pose tel qu'exécuté, la note de dimensionnement au titre de la NF EN 1825, la fiche technique du modèle installé, le procès-verbal de pose signé, le certificat de conformité et l'autorisation de déversement. Ce dossier suit le bâtiment et constitue la base de tout contrôle ultérieur.

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