Obligations du restaurateur : la checklist conformité du séparateur de graisse
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le
Guide de référence : entretien et vidange d'un séparateur de graisse : la méthode.
Un restaurateur doit faire autoriser son rejet, installer un séparateur de graisse conforme NF EN 1825, le dimensionner, le raccorder à tous les postes gras et l'entretenir, avec une vidange toutes les 6 à 8 semaines, consignée. Cinq obligations, cinq pièces : cette checklist donne l'action concrète de chacune et le guide où l'approfondir.
Les obligations s'enchaînent dans un ordre logique et chacune se prouve par une pièce. Un exploitant qui déroule la checklist tient un dossier complet.
Comment lire cette checklist ?
La conformité n'est pas une case unique à cocher mais une chaîne de maillons, et un contrôle vérifie chaque maillon. La logique est toujours la même : à chaque obligation correspond une action et une pièce qui la prouve. Faire sans prouver ne suffit pas, prouver sans faire est impossible à tenir. La checklist ci-dessous suit l'ordre chronologique d'un projet, de l'autorisation préalable jusqu'à l'exploitation courante, qui est aussi l'ordre dans lequel un contrôleur demande les pièces.
Le tableau récapitulatif donne une vue d'ensemble. Les sections qui suivent détaillent chaque obligation.
| Obligation | Action concrète | Pièce qui la prouve |
|---|---|---|
| Autoriser le rejet | Demander l'autorisation de déversement au service compétent | Autorisation de déversement |
| Installer un appareil conforme | Choisir un séparateur de graisse rattaché à NF EN 1825 | Certificat de conformité |
| Dimensionner correctement | Calculer le volume sur l'activité réelle | Note de dimensionnement datée |
| Raccorder tous les postes | Faire passer tous les postes gras par l'appareil | Procès-verbal de pose et schéma |
| Entretenir et tracer | Vidanger régulièrement et consigner chaque passage | Registre d'entretien à jour |
Obligation 1 : comment faire autoriser le rejet ?
Un rejet d'eaux grasses est un déversement d'eaux usées non domestiques, soumis à autorisation préalable de la collectivité propriétaire du réseau au titre de l'article L.1331-10 du Code de la santé publique. L'appareil traite le rejet, l'autorisation le rend licite : les deux se complètent.
Action. Identifiez le service d'assainissement compétent, récupérez son règlement, et déposez une demande d'autorisation de déversement avec l'identification de l'établissement, la description de l'activité, celle du prétraitement et un schéma de principe. À la reprise d'un fonds, l'autorisation du prédécesseur ne se transmet pas : il faut la redemander. Le détail de la démarche est dans l'autorisation de déversement, et le rôle du règlement local dans le règlement d'assainissement collectif.
Obligation 2 : quel séparateur de graisse installer pour être conforme ?
L'appareil doit être conçu selon la norme NF EN 1825, qui définit le principe de séparation gravitaire, l'étanchéité, les matériaux et les essais. Un équipement générique, acheté sans référence de conception, ne peut être rattaché à aucune norme et tombe au premier examen sérieux.
Action. Choisissez un modèle rattaché à la norme et réclamez le certificat de conformité dès la commande. Classez-le et photographiez-le aussitôt, car il devient difficile à obtenir des années plus tard. Nos sept volumes, du 30 L à 60 L/h au 200 L à 400 L/h, sont réalisés en inox 304L et rattachés à la norme. Ce que prouve, et ne prouve pas, ce certificat est détaillé dans le certificat de conformité du séparateur.
Obligation 3 : comment dimensionner sur l'activité réelle ?
On dimensionne par la formule NF EN 1825, à partir du débit de pointe réel de la cuisine. Un appareil conforme mais sous-dimensionné laisse repartir les graisses au réseau, faute de temps de séjour suffisant. Le dimensionnement se fait par la formule NF EN 1825, qui part du débit de pointe de la cuisine et le majore selon les conditions d'exploitation, l'usage de détergents notamment. Selon la norme, la taille à retenir dépend du profil d'activité, du nombre de couverts, de la durée de service et des appareils raccordés, pas de la seule surface du local.
Action. Passez votre activité réelle dans le calculateur de capacité, qui donne le modèle adapté à vos couverts en six questions et affiche le détail du calcul. Ce détail n'est pas une note de dimensionnement : la note, pièce la plus souvent absente des dossiers, relève de la méthode de la NF EN 1825-2. La logique du calcul est expliquée dans le guide complet de NF EN 1825 et le choix du volume dans comprendre la taille nominale NS. Le raisonnement par paliers se retrouve sur les pages par nombre de couverts, comme séparateur de graisse pour 80 couverts par jour.
Obligation 4 : faut-il raccorder tous les postes gras ?
Oui : ce qui n'est pas raccordé n'est pas traité. Un séparateur de graisse correctement dimensionné mais alimenté par une seule des deux plonges ne traite que la moitié du flux. Le calcul porte sur l'intégralité des eaux grasses de la cuisine : plonge batterie, plonge légumes, lave-vaisselle, siphons de sol de la zone chaude. Ce qui n'est pas raccordé n'est pas traité, et le contrôle regarde le schéma, pas seulement l'appareil.
Action. Faites poser l'appareil dans les règles de l'art, en pente vers le réseau, avec un raccord Ø 50 mm sur nos modèles, et obtenez le procès-verbal de pose signé par l'installateur le jour même. Établissez un schéma de raccordement, même à la main, montrant tous les postes gras et leur passage par l'appareil. La pose est détaillée dans l'installation en sept étapes, et les erreurs à éviter dans les erreurs d'installation.
Obligation 5 : comment entretenir et tracer ?
Par une vidange toutes les 6 à 8 semaines, consignée au registre. Un appareil jamais vidangé sature et cesse de séparer, ce qui replace l'exploitant dans la situation que l'obligation cherche à éviter. L'entretien doit être régulier et, surtout, tracé : un entretien qui ne peut pas être prouvé équivaut, pour le contrôle, à un entretien qui n'a pas eu lieu.
Action. Vidangez à un rythme adapté à votre charge. Notre recommandation d'exploitation est d'une vidange toutes les 6 à 8 semaines, avec un retrait des graisses de surface plus fréquent si la couche de graisse se reconstitue vite. Consignez chaque passage au registre, avec la date, l'intervenant, l'opération et l'état de la graisse. Ne reconstituez jamais un registre absent, ouvrez-en un nouveau avec une première ligne honnête. La tenue du registre est détaillée dans le registre d'entretien et ses obligations, et la fréquence dans la fréquence d'entretien.
Qui porte ces obligations, propriétaire ou exploitant ?
La question se pose surtout au moment d'une ouverture ou d'une reprise, et elle se règle en distinguant trois choses. La responsabilité devant l'administration incombe à l'exploitant, car l'autorisation est nominative et l'entretien suit l'usage. Le financement de l'équipement dépend du bail commercial et de la répartition des travaux. L'entretien, lui, revient toujours à celui qui exploite.
Le réflexe à avoir avant de signer un bail est de faire figurer dans l'état des lieux la présence ou l'absence d'un séparateur de graisse, son volume, son état et la date de sa dernière vidange connue. Un appareil hérité du prédécesseur, sans notice ni certificat, est une charge future qui se négocie au moment du bail, pas le jour du contrôle. Cette répartition est développée dans propriétaire ou exploitant, qui est responsable.
Que faire quand l'activité évolue ?
Le dossier de conformité n'est pas figé. Un dimensionnement se calcule à un instant donné, sur une activité déclarée. Plusieurs évolutions le remettent en cause sans que rien n'ait physiquement bougé dans la cuisine.
- Passer d'un service à deux étale la charge, mais un service unique très concentré génère au contraire un pic bref et violent. Le calcul selon la NF EN 1825-2 en tient compte par la durée de fonctionnement.
- Ajouter un lave-vaisselle professionnel pèse sur le pic de plonge, majore de 15 % les couverts équivalents de notre calculateur et fait souvent passer au volume supérieur, sans qu'un seul couvert n'ait été ajouté.
- Ajouter une friteuse ou changer de carte vers des grillades augmente la charge graisseuse.
- Ouvrir une terrasse qui double la fréquentation augmente le nombre de couverts servis en pointe.
À chaque évolution notable, refaites le calcul, actualisez la note de dimensionnement datée et conservez-la à côté de la précédente. Le cas échéant, actualisez aussi l'autorisation de déversement, qui décrit une activité. C'est la meilleure réponse à un contrôleur qui remarque que l'activité a grossi depuis l'installation. Le calculateur de capacité permet de revérifier le modèle adapté à vos couverts en six questions à chaque changement.
Quelle question résume tout ?
Une fois les cinq obligations traitées, un test unique permet de savoir où l'on en est. La bonne question n'est pas ai-je un séparateur de graisse, mais puis-je démontrer, pièces en main, que mon rejet est autorisé, que mon séparateur de graisse traite l'intégralité de mes eaux grasses à mon débit réel, et qu'il est entretenu de façon tracée.
Un exploitant qui répond oui à cette phrase en cinq documents, l'autorisation de déversement, le certificat de conformité, la note de dimensionnement, le procès-verbal de pose et le registre, ne craint aucun contrôle. Si une des réponses manque, c'est le maillon à traiter en priorité. Rangez ces pièces dans une chemise unique, sur le lieu d'exploitation, à un endroit connu de plusieurs personnes, et photographiez chacune d'elles, comme le détaille les documents de conformité. Pour un doute sur un maillon, notre équipe technique répond au 01 84 80 50 34.
Quel séparateur de graisse pour votre cuisine ?
Le volume se choisit sur le nombre de couverts servis par jour, puis s'ajuste selon le lave-vaisselle, les détergents et le rythme de service. Les sept modèles sont en inox 304L, conformes NF EN 1825, garantis 2 ans, livraison offerte dès 250 € HT.
| Modèle | Couverts / jour | Débit max | Pose | Prix HT |
|---|---|---|---|---|
| Séparateur 30 L | 15 à 25 | 60 L/h | Sous évier ou sous plonge | 295 € HT |
| Séparateur 40 L | 25 à 40 | 80 L/h | Sous évier ou sous plonge | 345 € HT |
| Séparateur 60 L | 40 à 60 | 120 L/h | Sous évier ou sous plonge | 459 € HT |
| Séparateur 70 L | 60 à 90 | 140 L/h | Sous évier ou sous plonge | 499 € HT |
| Séparateur 100 L | 90 à 140 | 200 L/h | Sous évier ou sous plonge | 639 € HT |
| Séparateur 120 L | 140 à 220 | 240 L/h | À poser au sol | 799 € HT |
| Séparateur 200 L | 250 à 400 | 400 L/h | À poser au sol | 1 049 € HT |
Un conseiller valide votre choix au 01 84 80 50 34 (Lun-Ven 10h-18h).
Questions fréquentes
Quelles sont les obligations d'un restaurateur pour ses eaux grasses ?
Cinq obligations s'enchaînent : obtenir une autorisation de déversement, installer un séparateur de graisse conforme NF EN 1825, le dimensionner sur l'activité réelle, le raccorder à tous les postes gras et l'entretenir de façon tracée. Chacune se prouve par une pièce. L'ensemble constitue le dossier de conformité présenté en contrôle.
Par quoi commencer quand on ouvre un établissement ?
Par identifier le service d'assainissement compétent et son règlement, puis préparer la demande d'autorisation de déversement en parallèle des travaux. Le choix et le dimensionnement du séparateur de graisse se font sur le plan de plomberie. Tout doit être en place avant le premier service, pas après, pour éviter de reprendre une installation déjà posée.
Quelle pièce manque le plus souvent au dossier ?
La note de dimensionnement. C'est la seule pièce que l'exploitant produit lui-même, et c'est la seule qui démontre que le volume a réellement été calculé sur l'activité. Elle relève de la méthode de la NF EN 1825-2 : le détail du calculateur n'en tient pas lieu, il explique seulement le choix du modèle adapté à vos couverts.
Faut-il refaire quelque chose quand l'activité change ?
Oui. Ajouter un service, une friteuse, un lave-vaisselle ou une terrasse modifie le débit de pointe et peut rendre l'appareil sous-dimensionné. Il faut refaire le calcul, actualiser la note de dimensionnement et, le cas échéant, l'autorisation de déversement. Un dimensionnement se fait à un instant donné, il se réactualise à chaque évolution notable.
Qui est responsable, le propriétaire ou l'exploitant ?
L'exploitant porte la responsabilité vis-à-vis de l'administration, car l'autorisation est nominative et l'entretien suit l'usage. Le financement de l'équipement dépend du bail. Avant de signer, il faut faire figurer dans l'état des lieux la présence, le volume et l'état du séparateur de graisse existant, pour éviter d'hériter d'une charge non négociée.
À quelle fréquence entretenir le séparateur de graisse ?
Selon la charge réelle et le règlement local. Notre recommandation d'exploitation est d'une vidange toutes les 6 à 8 semaines, avec un retrait des graisses de surface plus fréquent si la couche de graisse se reconstitue vite. Chaque vidange se consigne au registre. Un rythme régulier et tracé prime sur un nettoyage occasionnel non consigné.
Comment savoir si je suis vraiment en règle ?
En répondant à une question précise : puis-je démontrer, pièces en main, que mon rejet est autorisé, que mon séparateur de graisse traite tous mes postes gras au bon débit, et qu'il est entretenu. Un exploitant qui répond oui en cinq documents ne craint aucun contrôle. Si une des réponses manque, c'est le point à traiter en priorité.
Où conserver le dossier de conformité ?
Sur le lieu d'exploitation, en version papier, dans une chemise unique connue de plusieurs personnes, complétée par des photos de chaque pièce. Un dossier au siège social ou dans une boîte mail est indisponible le jour d'une visite, ce qui produit le même effet qu'un dossier inexistant.
Sources officielles
- Code de la santé publique, article L.1331-10 : autorisation préalable de tout déversement d'eaux usées autres que domestiques dans le réseau public de collecte (version en vigueur depuis le 18/12/2010).
- NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
- NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
- NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).
Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

































