Séparateur de graisse 100 ou 120 litres : sous plonge ou au sol ?
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le
Guide de référence : dimensionner un séparateur de graisse : la méthode complète.
Entre le séparateur de graisse 100 L et le 120 L, le vrai basculement est le mode d'installation : le 100 L se pose sous plonge, le 120 L au sol. Le débit passe de 200 à 240 L/h et le prix de 639 à 799 euros HT, mais c'est la cuisine qui décide.
Le 100 L est le dernier format qui se pose sous plonge, le 120 L le premier qui se pose au sol. Choisir entre eux, ce n'est pas seulement comparer 200 et 240 L/h ou 639 et 799 euros HT, c'est décider où et comment l'appareil vivra dans la cuisine.
Pourquoi le choix entre 100 et 120 L est-il d'abord un choix d'implantation ?
Parce que le gain de débit, de 200 à 240 L/h, reste modéré, alors que la façon d'installer l'appareil change de nature. La plupart des comparatifs de séparateurs de graisse opposent des débits et des plages de couverts. Pour le 100 et le 120 L, cette lecture passe à côté de l'essentiel. Le gain de débit, de 200 à 240 L/h, existe mais reste modéré : 20 %. Ce qui change vraiment de nature, c'est la façon dont l'appareil s'installe.
Le 100 L se glisse sous une plonge ou dans un caisson. Il occupe un volume déjà perdu sous l'évier, se raccorde par gravité et s'entretient par le dessus sans empiéter sur la surface de travail. Le 120 L rompt avec cette logique : il se pose au sol, réclame une emprise dédiée de 700 par 500 millimètres qui restera libre en permanence, et transforme le choix en décision d'aménagement.
Cette différence commande le raisonnement. Avant de compter les couverts, il faut regarder la cuisine et se demander laquelle des deux logiques elle peut accueillir. Certaines cuisines n'ont plus un centimètre sous les plonges mais disposent d'un mètre carré au sol ; d'autres sont saturées au sol mais offrent un caisson libre sous l'évier. Le format qui s'installe le mieux n'est donc pas toujours le plus petit, et c'est ce constat qui doit ouvrir la réflexion.
Comment se comparent les deux logiques d'installation ?
Le 100 L se loge sous plonge, le 120 L se pose au sol sur une emprise réservée. Le tableau rassemble les données, puis chaque mode d'installation est examiné pour ce qu'il exige réellement.
| Caractéristique | Séparateur 100 L | Séparateur 120 L |
|---|---|---|
| Débit maximal | 200 L/h | 240 L/h |
| Couverts par jour | 90 à 140 | 140 à 220 |
| Dimensions hors tout | 650 x 450 x 420 mm | 700 x 500 x 350 mm |
| Poids à vide | environ 16,4 kg | environ 16,5 kg |
| Fil d'eau entrée | 356,5 mm | 294,5 mm |
| Fil d'eau sortie | 326,5 mm | 264,5 mm |
| Installation | sous plonge | au sol, à poser |
| Prix HT | 639 € | 799 € |
La logique sous plonge du 100 L. L'appareil se loge dans l'existant, à condition que le caisson accepte 650 x 450 x 420 millimètres et que le couvercle puisse s'ouvrir entièrement pour l'entretien. Son fil d'eau d'entrée, à 356,5 millimètres, est le plus haut de la gamme sous plonge : c'est la contrainte à vérifier, car il suppose une évacuation d'évier suffisamment haute. Si le point de raccordement est bas, le 100 L peut se révéler impossible à poser en l'état, alors même que la place existe.
La logique au sol du 120 L. L'appareil ne se loge nulle part : il occupe une surface au sol qui doit être réservée, de niveau, dégagée pour l'ouverture et l'entretien. En contrepartie, son fil d'eau d'entrée, à 294,5 millimètres, se rapporte à l'évacuation au sol de la cuisine, une logique souvent plus souple que celle d'une évacuation d'évier. Le 120 L n'exige aucun génie civil, mais son emplacement se pense en amont, à la conception ou lors d'un réaménagement.
Quand le débit tranche-t-il malgré tout ?
Le mode d'installation ouvre la réflexion, mais le débit garde le dernier mot dans un cas précis : celui des cuisines équipées de plusieurs appareils qui vidangent en pointe.
Un lave-vaisselle professionnel ne rejette pas un filet régulier : il vide sa cuve d'un coup en fin de cycle, produisant une pointe instantanée qui s'ajoute au débit de la plonge. Ce phénomène, développé sur la page du séparateur 100 litres, est déterminant ici. Notre calculateur en tient compte en majorant les couverts de 15 % dès qu'un lave-vaisselle professionnel est raccordé : une plonge déjà haute dans la plage du 100 L, 90 à 140 couverts, bascule alors vers le 120 L. La majoration est la même pour un ou plusieurs appareils.
Dans la méthode par appareils de la NF EN 1825-2, chaque lave-vaisselle compte pour 2,0 L/s avec un coefficient de 0,60 pour un appareil seul, et le calcul se fait sur la coïncidence défavorable, celle où toutes les cuves se vident au même instant : on ne parie pas sur un décalage des cycles qui ne se vérifie qu'en exploitation. Notre calculateur de capacité ne calcule pas ce débit, et le mécanisme normatif figure dans la taille nominale NS.
Comment trancher dans la zone de recouvrement autour de 140 couverts ?
Autour de 140 couverts par jour, borne haute du 100 L et borne basse du 120 L, les deux plages se recouvrent. Dans cette zone, le comptage des couverts ne suffit pas et le choix se déduit d'un raisonnement en trois temps.
- Calculer les couverts équivalents. À couverts égaux, ils montent avec les détergents, multipliés par 1,3, et avec un lave-vaisselle raccordé, plus 15 %. S'ils dépassent 140 ou remplissent la plage du 100 L à 85 % ou plus, le 120 L est conseillé sans discussion. En dessous, les deux formats restent en lice.
- Regarder l'implantation possible. Si la cuisine peut loger un 100 L sous plonge avec un fil d'eau compatible, et que le débit le permet, c'est la solution la plus simple. Si l'espace sous plonge manque mais qu'une emprise au sol existe, le 120 L devient naturel.
- Anticiper l'évolution. Une activité qui monte vers 160 ou 180 couverts se dimensionne sur la cible, donc sur le 120 L, pour éviter un remplacement à court terme et le passage forcé à la pose au sol dans l'urgence.
Ce raisonnement montre que les deux critères, débit et implantation, ne s'opposent pas mais se combinent. Le débit fixe le plancher, l'implantation départage quand le plancher laisse le choix, et l'anticipation tranche les cas d'activité croissante.
Quel est le coût réel de chaque option ?
L'écart de prix affiché est de 160 euros HT, le plus important entre deux formats voisins de cette partie de la gamme. Il mérite d'être remis en perspective, car il ne résume pas le coût réel de chaque choix.
Le 100 L, posé sous plonge, s'installe dans l'existant : son coût d'installation se limite le plus souvent à un raccordement gravitaire, à condition que le fil d'eau soit compatible. Le 120 L, posé au sol, suppose de réserver et de préparer une emprise, ce qui peut représenter un léger surcoût d'aménagement si la cuisine n'a pas été conçue pour. Cet écart d'installation s'ajoute aux 160 euros de différence de prix.
En sens inverse, sous-dimensionner coûte bien davantage. Un 100 L installé sur une cuisine qui dépasse sa plage de couverts laisse repartir les graisses au réseau à chaque pointe, avec le risque de curage en aval et de non-conformité en cas de contrôle, détaillé dans contrôles et risques. Un remplacement par un 120 L imposerait alors non seulement le nouvel appareil et sa pose, mais aussi le passage à la logique au sol dans une cuisine déjà en service. Rapporté à cette perspective, l'écart initial devient marginal quand le doute existe.
Qu'est-ce qui reste identique quel que soit le choix ?
Les deux formats partagent les mêmes fondamentaux, qui pèsent plus lourd que l'écart entre eux. Raccordement en diamètre 50 millimètres, inox 304L conforme NF EN 1825, garantie 2 ans, manchons non fournis à commander à part. Sur le plan de l'exploitation, la règle est la même : une vidange toutes les 6 à 8 semaines calée sur l'état de la couche flottante, traçabilité au registre décrite dans comment remplir le registre d'entretien, et huiles de friture usagées tenues à l'écart du séparateur, comme le rappelle la gestion des huiles usagées.
Une nuance d'exploitation distingue toutefois les deux formats. Le 100 L, sous plonge, s'entretient sans déranger la cuisine ; le 120 L, au sol et d'environ 16,5 kilos à vide, s'entretient sur place avec un accès qui doit avoir été prévu. Cette différence de logistique d'entretien se pense au moment du choix, car un appareil au sol mal accessible sera vidangé moins souvent qu'il ne le faudrait. La question du raccordement multi-postes, fréquent à ce niveau, est traitée dans les erreurs d'installation à éviter.
Cette nuance a une conséquence pratique sur la fréquence réelle d'entretien, et donc sur le coût d'exploitation. Un séparateur facile d'accès est vidangé au bon moment, dès que la couche flottante atteint son repère d'alerte ; un séparateur dont l'accès a été négligé voit ses vidanges repoussées, sature, et finit par laisser repartir des graisses au réseau. Le 100 L, entretenu par le dessus dans son caisson, offre en général cet accès sans effort. Le 120 L l'offre aussi, mais à condition que l'emprise réservée à l'installation ait intégré le dégagement d'entretien, ce qui suppose de l'avoir anticipé. Ce point, mineur en apparence, sépare en pratique une installation qui reste conforme dans la durée d'une installation qui dérive faute d'entretien régulier, quel que soit le format retenu.
Que relever dans sa cuisine avant de lire le catalogue ?
Deux choses : l'espace disponible et le point de raccordement. La particularité de ce choix, par rapport aux arbitrages entre formats plus petits, est qu'il commence par un examen de la cuisine et non de la fiche produit. Deux relevés préalables orientent la décision avant même de parler de couverts.
Le premier est l'inventaire de l'espace disponible. Reste-t-il, sous les plonges ou dans un caisson, un volume capable d'accueillir un appareil de 650 x 450 x 420 millimètres avec le dégagement nécessaire à l'ouverture du couvercle ? Existe-t-il, au sol, une surface de 700 x 500 millimètres qui peut être réservée durablement, de niveau, sans gêner la circulation ? La réponse à ces deux questions départage souvent les deux formats avant tout calcul, car une cuisine n'offre pas toujours les deux possibilités.
Le second est le relevé du point de raccordement. Une évacuation d'évier haute favorise le 100 L, dont le fil d'eau d'entrée est élevé. Une évacuation au sol favorise le 120 L, dont la logique de raccordement s'y prête. Ce relevé de dix minutes évite la mauvaise surprise d'un appareil commandé puis impossible à poser en l'état, situation d'autant plus coûteuse que ces volumes ne se retournent pas comme un petit format. Une fois ces deux examens faits, le calcul des couverts équivalents vient confirmer ou trancher, mais il s'inscrit dans un cadre que la cuisine a déjà largement défini.
Comment trancher définitivement entre 100 et 120 L ?
Le 100 L se choisit quand l'activité reste dans la plage 90 à 140 couverts, que les couverts équivalents, lave-vaisselle et détergents compris, ne remplissent pas cette plage à 85 %, que la cuisine peut loger un appareil sous plonge et que le fil d'eau accepte une entrée à 356,5 millimètres. Le 120 L s'impose dès que l'activité dépasse 140 couverts, que lave-vaisselle et détergents portent les couverts équivalents au-delà de la plage du 100 L, ou que la cuisine ne peut plus loger de format sous plonge mais dispose d'une emprise au sol.
Pour situer votre activité, 140 couverts par jour est précisément le point de bascule entre les deux volumes. Les fiches complètes se trouvent sur les pages du séparateur 100 litres et du séparateur 120 litres, et la méthode générale dans quelle capacité pour mon établissement. Un doute sur l'implantation ou sur le débit de pointe de votre cuisine ? Notre équipe technique tranche au 01 84 80 50 34.
Quel séparateur de graisse pour votre cuisine ?
Le volume se choisit sur le nombre de couverts servis par jour, puis s'ajuste selon le lave-vaisselle, les détergents et le rythme de service. Les sept modèles sont en inox 304L, conformes NF EN 1825, garantis 2 ans, livraison offerte dès 250 € HT.
| Modèle | Couverts / jour | Débit max | Pose | Prix HT |
|---|---|---|---|---|
| Séparateur 30 L | 15 à 25 | 60 L/h | Sous évier ou sous plonge | 295 € HT |
| Séparateur 40 L | 25 à 40 | 80 L/h | Sous évier ou sous plonge | 345 € HT |
| Séparateur 60 L | 40 à 60 | 120 L/h | Sous évier ou sous plonge | 459 € HT |
| Séparateur 70 L | 60 à 90 | 140 L/h | Sous évier ou sous plonge | 499 € HT |
| Séparateur 100 L | 90 à 140 | 200 L/h | Sous évier ou sous plonge | 639 € HT |
| Séparateur 120 LConseillé | 140 à 220 | 240 L/h | À poser au sol | 799 € HT |
| Séparateur 200 L | 250 à 400 | 400 L/h | À poser au sol | 1 049 € HT |
Un conseiller valide votre choix au 01 84 80 50 34 (Lun-Ven 10h-18h).
Questions fréquentes
Quelle est la principale différence entre un séparateur de graisse 100 et 120 litres ?
Le mode d'installation. Le 100 L est le dernier format conçu pour la pose sous plonge, le 120 L le premier conçu pour la pose au sol. Au-delà des 200 contre 240 L/h de débit, c'est ce basculement qui structure le choix : loger l'appareil sous un évier ou lui réserver une emprise au sol dédiée.
Faut-il choisir le 120 L uniquement pour le débit ?
Non. Le gain de débit, de 200 à 240 L/h, est réel mais modéré. Le 120 L se choisit surtout quand l'activité dépasse 140 couverts, quand le lave-vaisselle et les détergents portent les couverts équivalents au-delà de la plage du 100 L, ou quand la cuisine ne peut plus loger d'appareil sous plonge et dispose en revanche d'une emprise au sol.
Le 100 L peut-il remplacer un 120 L pour gagner de la place ?
Seulement si vos couverts équivalents restent dans la plage du 100 L, 90 à 140 par jour, et si l'implantation sous plonge est possible. Le 100 L occupe un volume perdu sous l'évier, le 120 L une surface au sol dédiée. Selon la cuisine, l'un ou l'autre est plus simple à caser : ce n'est pas toujours le plus petit qui se loge le mieux.
À combien de couverts passe-t-on du 100 au 120 L ?
La bascule se situe autour de 140 couverts par jour, borne haute du 100 L et borne basse du 120 L. Dans cette zone, le choix se tranche sur les couverts équivalents : les détergents les multiplient par 1,3, un lave-vaisselle raccordé les majore de 15 %, et une plage du 100 L remplie à 85 % ou plus fait passer au 120 L.
Le 120 L demande-t-il des travaux d'installation plus lourds ?
Il demande de réserver une emprise au sol de niveau, avec un accès pour l'entretien, ce qui se pense à la conception de la cuisine. Le 100 L, posé sous plonge, s'insère dans l'existant. Le 120 L n'exige pas de génie civil, mais son installation est une décision d'aménagement, pas un simple raccordement.
Quel format pour deux lave-vaisselle professionnels ?
Le calculateur applique la même majoration de 15 % des couverts pour un ou plusieurs lave-vaisselle, et le modèle se lit sur les couverts équivalents obtenus. Deux machines qui se vident ensemble pèsent davantage dans la méthode par appareils de la NF EN 1825-2 : dans ce cas, faites vérifier le choix par notre équipe technique.
Le fil d'eau départage-t-il le 100 et le 120 L ?
Il se lit dans deux contextes différents. Le fil d'eau d'entrée du 100 L, à 356,5 millimètres, se rapporte à une évacuation d'évier et suppose un point de raccordement haut. Celui du 120 L, à 294,5 millimètres, se rapporte à une évacuation au sol. La cote se vérifie dans chaque cas avant la commande, mais elle ne se compare pas directement d'un format à l'autre.
Peut-on passer plus tard d'un 100 à un 120 L facilement ?
Le passage n'est pas un simple échange d'appareil : il fait basculer de la pose sous plonge à la pose au sol, ce qui suppose de dégager une emprise et parfois de reprendre le raccordement. C'est pourquoi une activité appelée à croître au-delà de 140 couverts gagne à se dimensionner d'emblée sur la cible, plutôt qu'à subir ce basculement en cours d'exploitation.
Sources officielles
- Code de la santé publique, article L.1337-2 : 10 000 euros d'amende pour un déversement d'eaux usées autres que domestiques sans l'autorisation de l'article L.1331-10 ou en violation de ses prescriptions.
- NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
- NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
- NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).
Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

































