Séparateur de graisse à Dijon : règlement et raccordement
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse
À Dijon, l'assainissement relève de Dijon Métropole, qui en confie l'exploitation à un délégataire tout en restant l'autorité compétente. Son Règlement Général du Service Assainissement cite nommément les séparateurs à graisses et impose leur vidange chaque fois que nécessaire : un point précieux pour cadrer l'exploitation d'un restaurant dijonnais.
Qui porte la compétence assainissement à Dijon ?
La commune de Dijon n'est pas l'autorité compétente en assainissement. Cette compétence est portée par Dijon Métropole, qui possède le réseau public de collecte et fixe les règles applicables. La particularité dijonnaise tient au mode de gestion : contrairement aux territoires en régie directe, Dijon Métropole confie l'exploitation du service à un délégataire, sous contrat.
Pour l'exploitant, cela dessine deux niveaux d'interlocuteur. Dijon Métropole est l'autorité qui édicte le Règlement Général du Service Assainissement et à laquelle est rattachée l'autorisation de déversement. Le délégataire est l'exploitant qui gère le réseau au quotidien, instruit techniquement les demandes et réalise les contrôles. Les coordonnées figurent sur le règlement de service et sur les portails de gestion associés au contrat.
Cette organisation ne change rien au principe : un séparateur de graisse posé sans démarche auprès du service ne suffit pas à vous mettre en règle. C'est l'autorisation de déversement, rattachée à la métropole, qui fonde la conformité de vos rejets.
Ce que dit précisément le règlement dijonnais
Le Règlement Général du Service Assainissement Dijon Métropole a l'intérêt d'être explicite sur le prétraitement. Il prévoit que les séparateurs à hydrocarbures, à huiles et graisses ou à fécules, ainsi que les dessableurs, soient vidangés chaque fois que nécessaire, et que les installations de prétraitement situées sur le site de l'établissement soient maintenues en permanence en bon état de fonctionnement.
Cette formulation a deux conséquences directes pour un restaurant. D'une part, le séparateur de graisse n'est pas une simple recommandation : il est visé nommément parmi les dispositifs attendus. D'autre part, l'obligation ne s'arrête pas à la pose. Le règlement met l'entretien au même niveau que l'installation, ce qui signifie qu'un appareil conforme mais non vidangé constitue lui aussi un manquement.
À cela s'ajoute le régime général des eaux non domestiques. Les rejets d'une cuisine professionnelle, chargés en graisses, relèvent de cette catégorie, et leur déversement est subordonné à une autorisation préalable de la collectivité au titre de l'article L.1331-10 du code de la santé publique. Prétraitement et autorisation vont donc de pair.
Ce que Dijon Métropole demande pour un raccordement
La démarche suit une séquence classique, décrire l'activité, faire évaluer les rejets, obtenir une autorisation, mais le règlement local en cadre nettement le volet exploitation.
| Obligation | Ce que dit le règlement | Traduction pour l'exploitant |
|---|---|---|
| Prétraitement | Séparateur à graisses attendu | Appareil conforme NF EN 1825, bien dimensionné |
| Vidange | Chaque fois que nécessaire | Au moins hebdomadaire, selon la charge |
| État de fonctionnement | Maintenu en permanence en bon état | Contrôle visuel régulier, pièces d'usure suivies |
| Déversement | Eaux non domestiques autorisées | Autorisation de déversement conservée au dossier |
Le dimensionnement présenté reste le point qui décide. Un séparateur de graisse dont le débit maximal admissible est inférieur au débit de pointe laisse filer les graisses au réseau. La formulation dijonnaise sur le bon état de fonctionnement permanent renforce cet enjeu : un appareil sous-dimensionné se sature vite et devient impossible à maintenir dans l'état exigé.
Quel volume de séparateur de graisse pour un établissement dijonnais ?
Le volume se calcule sur votre exploitation. Le tableau relie chaque volume à son débit maximal admissible et à une plage de couverts indicative.
| Volume | Débit maximal | Couverts par jour | Prix HT |
|---|---|---|---|
| 30 L | 60 L/h | 15 à 25 | 295 € |
| 40 L | 80 L/h | 25 à 40 | 345 € |
| 60 L | 120 L/h | 40 à 60 | 459 € |
| 70 L | 140 L/h | 60 à 90 | 499 € |
| 100 L | 200 L/h | 90 à 140 | 639 € |
| 120 L | 240 L/h | 140 à 220 | 799 € |
| 200 L | 400 L/h | 250 à 500 | 1 049 € |
La colonne couverts est indicative, valable pour un profil de restauration courant ; le critère qui tranche est le débit. À la borne entre deux plages, retenez le volume supérieur pour garder de la marge et espacer les vidanges, ce qui rejoint l'exigence dijonnaise de bon état permanent. Le calculateur NF EN 1825 fait le calcul, les pages par palier comme 60 couverts par jour ou 120 couverts par jour l'illustrent, et le catalogue inox 304L présente les modèles.
Le lave-vaisselle professionnel est souvent l'élément qui fait monter d'un cran. Il vide sa cuve d'un coup, à intervalle court, et ce débit s'ajoute à la plonge. C'est fréquemment ce poste, plus que le nombre de couverts, qui fait passer du 70 L au 100 L.
Entretien et registre, au cœur du règlement local
Peu de règlements sont aussi explicites que celui de Dijon Métropole sur l'entretien du séparateur de graisse. Cette précision doit se traduire dans votre organisation. La vidange chaque fois que nécessaire, en pratique, correspond à un rythme au moins hebdomadaire pour une cuisine de restauration, à ajuster selon la charge.
Chaque intervention se consigne : date, prestataire, volume retiré, bordereau de suivi des déchets. Ce registre est la preuve que le prétraitement est maintenu en bon état de fonctionnement, exactement ce que le règlement exige. Avec l'autorisation de déversement, le certificat NF EN 1825 et le procès-verbal de pose, il compose le dossier que le service ou son délégataire peut demander. Le centre d'aide détaille la tenue de ce registre.
L'Ouche et le réseau dijonnais
Les eaux collectées à Dijon sont traitées avant rejet au milieu naturel, dans le bassin de l'Ouche. Comme tout milieu récepteur, cette rivière supporte mal les apports de graisses non retenus, qui encrassent le réseau, favorisent bouchons et odeurs, et alourdissent le traitement. L'exigence de prétraitement et d'entretien régulier prend là tout son sens.
Pour l'exploitant, tenir cette exigence protège le réseau public autant que sa propre installation intérieure : moins d'engorgements, pas de remontée d'odeur, pas de rappel du service. Sur une ouverture, une reprise de fonds ou une mise en conformité à Dijon, l'ordre efficace reste identique : saisir le service assainissement de la métropole, calculer le volume, commander et recevoir l'appareil, le faire poser, conserver les pièces. Les cas particuliers se dimensionnent avec notre équipe technique au 01 84 80 50 34.
Questions fréquentes
Qui gère l'assainissement à Dijon ?
La compétence appartient à Dijon Métropole, pas à la commune. La métropole confie l'exploitation du service à un délégataire, mais reste l'autorité qui édicte le Règlement Général du Service Assainissement et à laquelle est rattachée l'autorisation de déversement d'un établissement de restauration.
Le règlement de Dijon parle-t-il des séparateurs à graisses ?
Oui, explicitement. Le Règlement Général du Service Assainissement Dijon Métropole prévoit que les séparateurs à hydrocarbures, à huiles et graisses ou à fécules, ainsi que les dessableurs, soient vidangés chaque fois que nécessaire, et que les installations de prétraitement soient maintenues en bon état de fonctionnement.
Un restaurant dijonnais doit-il une autorisation de déversement ?
Oui. Ses rejets, chargés en graisses et en résidus de plonge, sont des eaux usées non domestiques. Leur déversement dans le réseau public est subordonné à une autorisation préalable de la collectivité compétente au titre du code de la santé publique, ici Dijon Métropole, en plus du prétraitement imposé.
Quel volume de séparateur de graisse à Dijon ?
Le volume dépend du débit de pointe de la cuisine : couverts, volume d'eau par repas, durée de service et appareils raccordés. Le catalogue va du 30 L pour 15 à 25 couverts au 200 L pour 250 à 500 couverts, et le calculateur NF EN 1825 traduit votre activité en volume conforme.
À qui s'adresse-t-on pour le raccordement à Dijon ?
Au service assainissement de Dijon Métropole et à son délégataire, dont les coordonnées figurent sur le règlement de service et les portails de gestion. C'est cette organisation qui instruit la demande, évalue l'acceptabilité des rejets et rattache l'autorisation de déversement, pas la mairie de Dijon.
À quelle fréquence vidanger à Dijon ?
Le règlement demande une vidange chaque fois que nécessaire et le maintien du prétraitement en bon état. Notre recommandation d'exploitation traduit cette obligation par une vidange au moins hebdomadaire, resserrée si la couche de graisse se reforme vite, par exemple avec une friteuse en continu.
Quels documents en cas de contrôle à Dijon ?
L'autorisation de déversement, le certificat de conformité NF EN 1825 du séparateur de graisse, le procès-verbal de pose signé et le registre d'entretien avec les bordereaux de vidange. Le registre est d'autant plus utile que le règlement dijonnais insiste sur la vidange régulière et le bon état du dispositif.
Livrez-vous un séparateur de graisse à Dijon ?
Oui. Les sept volumes sont en stock, expédiés sous 24 à 48 heures après paiement, pour une livraison en 24 à 72 heures en France métropolitaine. La livraison est offerte dès 250 euros HT, seuil franchi par chaque modèle, du 30 L à 295 euros HT au 200 L à 1 049 euros HT.





























