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La norme NF EN 1825 : quel séparateur de graisse acheter conforme

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le

Séparateurs de graisse inox 304L, du 30 au 200 L, de 295 € à 1 049 € HT. En stock, expédié le jour même pour une commande passée avant midi.

Guide de référence : séparateur de graisse obligatoire : la réglementation complète.

La norme NF EN 1825 fixe la conception du séparateur de graisse (partie 1) et son dimensionnement (partie 2), via NS = Qs x ft x fd x fr. Un appareil doit satisfaire les deux : sept volumes de 60 à 400 L/h, de 295 à 1 049 euros HT, choisis par notre calculateur sur vos couverts équivalents.

La partie 1 fixe la conception : étanchéité, matériaux, principe de séparation par différence de densité. La partie 2 fixe le dimensionnement, via la taille nominale. Pour être conforme, un séparateur de graisse doit avoir la bonne conception et la bonne taille pour votre débit réel.

Que doit garantir la conception selon la partie 1 ?

Une séparation gravitaire durable : étanchéité, matériaux, tenue aux rejets chauds, accessibilité. La première partie répond à une question simple : à quelles conditions un équipement mérite-t-il le nom de séparateur de graisse. Elle porte sur le produit lui-même, avant toute considération de volume.

Le principe retenu est la séparation gravitaire. Les graisses alimentaires ont une densité inférieure à celle de l'eau : laissées au repos suffisamment longtemps, elles remontent et forment une couche flottante, pendant que les particules lourdes décantent au fond. Entre les deux, l'eau clarifiée sort par un départ situé sous la couche de graisse. Toute la conception découle de là : il faut un volume utile suffisant pour ralentir l'écoulement, une entrée qui casse la vitesse du flux sans remettre en suspension ce qui a déjà décanté, et une sortie prise en zone intermédiaire.

La norme fixe ensuite les exigences de fabrication qui rendent ce principe durable dans une cuisine professionnelle : étanchéité de la cuve et du couvercle, résistance des matériaux au contact permanent avec des graisses et des détergents, tenue aux rejets chauds de plonge, accessibilité pour le nettoyage. C'est ce dernier point qui explique la présence d'un couvercle démontable avec joint et d'un accès direct à la totalité du volume : un séparateur de graisse impossible à curer entièrement n'est pas exploitable.

L'inox 304L répond à ces exigences et c'est la raison pour laquelle nos sept volumes sont réalisés dans ce matériau : il ne se déforme pas sous des rejets de plonge chauds, il ne retient pas les odeurs et il supporte un nettoyage mécanique répété sans microrayures profondes. La comparaison avec les cuves plastiques est développée dans inox 304L ou plastique.

Comment se décompose la formule de dimensionnement de la partie 2 ?

NS = Qs x ft x fd x fr, avec Qs le débit de pointe en litres par seconde. La seconde partie ne parle plus du produit mais de votre cuisine. Elle définit la taille nominale NS, exprimée en litres par seconde, et la méthode pour la déterminer.

TermeCe qu'il représenteCe qui le fait varier
QsDébit de pointe d'eaux grasses, en litres par secondeCouverts, volume d'eau par repas, durée de service, appareils raccordés
ftFacteur de température des rejetsTempérature des eaux de plonge et de laverie
fdFacteur de densité des graissesNature des matières grasses rejetées
frFacteur lié aux détergents et désinfectantsUsage régulier ou non de produits émulsifiants

Le terme le plus lourd est Qs, parce qu'il concentre toute la réalité de l'exploitation. Il se construit à partir du nombre de repas servis, du volume d'eau consommé par repas, d'un coefficient de pointe propre à l'activité et de la durée pendant laquelle le flux arrive : Qs = repas par jour x V x F / (3 600 x t), t étant la durée moyenne de fonctionnement journalier en heures. Les appareils raccordés relèvent d'une seconde méthode, par appareils, où un lave-vaisselle compte 2,0 L/s pondérés par 0,60 pour un seul appareil ; le guide CNIDEP 2006 recommande de retenir la plus haute des deux méthodes, sans les additionner.

Les facteurs correctifs viennent ensuite majorer ce débit. Selon ce guide, ft vaut 1,3 si les eaux dépassent 60 °C et 1,0 sinon, fd vaut 1,0, et fr vaut 1,3 dès que des produits de nettoyage et de désinfection sont utilisés, toujours ou occasionnellement, 1,0 s'ils ne le sont jamais. Notre calculateur ne calcule aucun de ces facteurs : il majore vos couverts de 30 % en cas d'usage régulier de détergents. Le facteur fr n'est pas anecdotique : un produit émulsifiant maintient les graisses en suspension et repousse le moment où elles remontent en surface. Il faut compenser cette perte d'efficacité par du volume.

Quelles valeurs la méthode fait-elle entrer dans le calcul ?

Le volume d'eau par repas, le coefficient de pointe et la durée de service. Le point qui surprend souvent : à nombre de couverts identique, deux établissements n'obtiennent pas la même taille nominale. Trois paramètres expliquent l'écart dans la méthode des repas ; notre calculateur, lui, n'en utilise aucun pour choisir le modèle.

Le volume d'eau par repas. Il dépend de l'activité. Le guide CNIDEP 2006 retient 10 litres en cantine, 20 litres pour un établissement ouvert 24 heures sur 24, 50 litres en restaurant et 100 litres en hôtel. Il ne donne pas d'autre valeur. Entre une cantine et un hôtel, le rapport est de un à dix pour un même nombre de repas.

Le coefficient de pointe. Il traduit la concentration du flux. Une cantine sert tout son effectif sur une plage très courte et débarrasse en une seule vague : son coefficient est élevé, 20,0 dans le guide, et seul l'établissement ouvert 24 heures sur 24 le dépasse, à 22,0. Un hôtel étale ses rejets sur la journée et présente au contraire le coefficient le plus faible, 5,0. Le restaurant se situe entre les deux, à 8,5.

La durée de fonctionnement. La formule divise par t, la durée moyenne de fonctionnement journalier en heures : 12 heures dans l'exemple du guide, pour un restaurant ouvert de 11 h à 23 h. Plus la durée est courte, plus le même volume total d'eau se comprime en un débit de pointe élevé.

À ces trois paramètres s'ajoute le poste lave-vaisselle, traité par la méthode par appareils. Notre calculateur le traduit plus simplement par une majoration de 15 % des couverts équivalents, la même pour un ou plusieurs appareils. C'est un motif fréquent de passage au volume supérieur à nombre de couverts constant.

Comment passer du calcul au produit, et quels sont les sept débits admissibles ?

En lisant la plage de couverts de chaque volume ; le débit maximal admissible, de 60 à 400 L/h, est donné par le fabricant. La taille nominale n'est pas ce que vous achetez. Ce que vous achetez, c'est un volume utile associé à une plage de couverts par jour et à un débit maximal admissible. Notre calculateur choisit le volume sur cette plage.

VolumeDébit maximalCouverts par jourPrix HT
30 L60 L/h (0,06 m3/h)15 à 25295 €
40 L80 L/h (0,08 m3/h)25 à 40345 €
60 L120 L/h (0,12 m3/h)40 à 60459 €
70 L140 L/h (0,14 m3/h)60 à 90499 €
100 L200 L/h (0,20 m3/h)90 à 140639 €
120 L240 L/h (0,24 m3/h)140 à 220799 €
200 L400 L/h (0,40 m3/h)250 à 4001 049 €

La lecture de ce tableau se fait par la colonne couverts : notre calculateur retient le premier volume dont le haut de plage atteint vos couverts équivalents. Le débit maximal admissible ne se compare pas à un débit de pointe calculé en litres par seconde. Quand votre activité se situe à la borne entre deux plages, retenez le volume supérieur, comme le calculateur dès 85 % de la plage : la marge absorbe les pics de fréquentation et espace les vidanges. Le raisonnement palier par palier est détaillé sur les pages de dimensionnement par nombre de couverts.

Comment lire un exemple bout en bout ?

Pour 80 couverts par jour avec lave-vaisselle et détergents, on retient le 100 L. Prenons un restaurant qui sert 80 couverts par jour, en deux services, avec un lave-vaisselle professionnel raccordé au même départ et un usage régulier de détergents. Voici comment notre calculateur de capacité se déroule, dans l'ordre.

  1. Le profil d'activité ne change pas le modèle. Restaurant ou autre activité, le calculateur part des couverts réels, ici 80. Il ne calcule aucun volume d'eau par repas.
  2. Le rythme de service n'entre pas dans le choix. Deux services ou un seul, le modèle reste le même. Dans la méthode des repas de la norme, en revanche, une durée t plus courte donnerait un débit de pointe nettement plus élevé pour le même nombre de couverts.
  3. Le facteur détergents majore les couverts. Usage régulier, donc 80 x 1,3 = 104. Les produits émulsifiants retardent la remontée des graisses.
  4. Le lave-vaisselle majore encore de 15 %. Un appareil professionnel vide sa cuve d'un coup, à intervalle court : 104 x 1,15 donne 119,6, arrondi à 120 couverts équivalents.
  5. Le premier modèle se lit sur les plages. 120 couverts équivalents dépassent la plage 60 à 90 du 70 L et tombent dans la plage 90 à 140 du 100 L, remplie à 60 %.
  6. Le résultat se traduit en volume catalogue. Sous 85 % de la plage, le calculateur garde ce volume : le modèle retenu est le 100 L, à 639 euros HT, avec un débit maximal de 200 L/h.

Le même établissement sans lave-vaisselle raccordé et sans usage régulier de détergents serait resté sur le 70 L à 499 euros HT. L'écart d'un volume ne vient donc pas du nombre de couverts, qui n'a pas bougé, mais des conditions d'exploitation. La partie 2 de la norme cherche elle aussi à capter ces conditions, par ses facteurs, et c'est pour cela qu'un dimensionnement fait uniquement au nombre de places assises se révèle souvent trop juste. Le détail du calcul reste consultable dans le calculateur, des couverts réels au modèle conseillé ; il ne tient pas lieu de note de dimensionnement selon la NF EN 1825-2.

Que ne dit pas la norme, et que vous demandera-t-on quand même ?

Ni le calendrier de vidange, ni le contenu du registre, ni les modalités du contrôle. NF EN 1825 est une norme de conception et de dimensionnement. Elle ne fixe ni votre calendrier de vidange, ni le contenu de votre registre, ni les modalités du contrôle. Ces trois points relèvent du règlement d'assainissement de votre collectivité et de l'autorisation de déversement délivrée à votre établissement.

Autrement dit, se conformer à la norme est une condition nécessaire mais non suffisante. Un exploitant complet dispose de quatre pièces : l'autorisation de déversement, le certificat de conformité du produit, le procès-verbal de pose signé par l'installateur et le registre d'entretien tenu à jour. Les trois dernières sont détaillées dans les documents de conformité.

Elle ne dit rien non plus de l'évolution de votre exploitation. Une taille nominale se calcule à un instant donné, sur une activité déclarée. Ajouter un second service, ouvrir une terrasse, raccorder un appareil supplémentaire ou changer de carte modifie le débit de pointe sans qu'aucun document ne devienne faux pour autant. Le réflexe d'exploitant consiste à refaire le calcul à chaque changement notable et à conserver la trace de ce nouveau calcul dans le dossier, à côté du précédent. C'est la meilleure réponse à un contrôleur qui remarque que l'activité a grossi depuis l'installation.

Enfin, la norme ne dit rien de la pose. Une cuve conforme installée hors niveau, avec l'entrée et la sortie inversées ou sur une évacuation en contre-pente, ne sépare plus rien. Le respect du DTU 60.11 et d'une pente d'évacuation de 2 % vers le réseau fait partie intégrante du résultat, comme le rappelle notre guide installation en sept étapes.

Passer du texte au volume. Le calculateur de capacité traduit vos couverts en volume en six questions et affiche le détail de son conseil, des couverts réels au modèle. Les sept volumes conformes sont dans le catalogue inox 304L.

Ce que disent les textes

  • Autorisation obligatoire. Tout déversement d'eaux usées autres que domestiques dans le réseau public de collecte doit être préalablement autorisé par le maire ou par le président de la collectivité compétente (article L.1331-10 du Code de la santé publique).
  • Sanction pénale. Déverser sans cette autorisation, ou en violation de ses prescriptions, est puni de 10 000 euros d'amende (article L.1337-2 du Code de la santé publique).
  • Norme de l'appareil. La conception des séparateurs de graisse relève de la NF EN 1825-1, le choix de leur taille nominale, leur installation et leur entretien de la NF EN 1825-2.

Questions fréquentes

Que couvre exactement la norme NF EN 1825 ?

Elle couvre deux choses distinctes. La partie 1 traite la conception du séparateur de graisse : principe de séparation, étanchéité, matériaux, essais. La partie 2 traite le dimensionnement, avec la méthode de calcul de la taille nominale. Un équipement conforme doit satisfaire les deux, sinon il reste hors sujet.

Que signifie la formule NS = Qs x ft x fd x fr ?

Elle convertit un débit d'eaux grasses en taille nominale. Qs est le débit de pointe en litres par seconde, ft le facteur de température des rejets, fd le facteur de densité des graisses et fr le facteur lié aux détergents. Le résultat désigne le séparateur de graisse minimal acceptable.

Pourquoi le facteur détergents vaut-il 1,3 ?

Parce que les détergents et désinfectants émulsionnent les graisses et retardent leur remontée en surface. La séparation par différence de densité devient moins efficace, il faut donc plus de volume pour obtenir le même résultat. La norme retient fr = 1,3 dès qu'ils sont utilisés, toujours ou occasionnellement. Notre calculateur majore vos couverts de 30 % en cas d'usage régulier.

Un séparateur certifié peut-il être non conforme ?

Oui, et c'est le cas le plus fréquent. Un équipement conçu selon la partie 1 mais dimensionné en dessous du débit de pointe réel ne remplit pas sa fonction : le temps de séjour est trop court et les graisses repartent au réseau. La conformité combine toujours conception et taille.

La norme impose-t-elle une fréquence de vidange ?

La norme encadre la conception et le dimensionnement, pas le calendrier d'exploitation, qui relève du règlement d'assainissement local et de votre charge réelle. Notre recommandation d'exploitation est d'une vidange toutes les 6 à 8 semaines, avec un retrait des graisses de surface plus fréquent si la couche de graisse se reconstitue vite.

Faut-il fournir le certificat de conformité en contrôle ?

Oui. Sans pièce écrite rattachant votre équipement à NF EN 1825, le contrôleur ne peut pas vérifier votre déclaration et traite l'installation comme non justifiée. Le certificat se conserve avec l'autorisation de déversement, le procès-verbal de pose et le registre d'entretien.

Sources officielles

  • Code de la santé publique, article L.1331-10 : autorisation préalable de tout déversement d'eaux usées autres que domestiques dans le réseau public de collecte (version en vigueur depuis le 18/12/2010).
  • Code de la santé publique, article L.1337-2 : 10 000 euros d'amende pour un déversement d'eaux usées autres que domestiques sans l'autorisation de l'article L.1331-10 ou en violation de ses prescriptions.
  • NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
  • NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
  • NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).

Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

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