Séparateur de graisse 120 litres : le premier format à poser au sol

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse

Le 120 L est le format qui change la manière d'installer un séparateur de graisse. 800 x 500 x 500 millimètres, environ 26 kilos à vide, 240 L/h admissibles, 799 euros HT, pour 140 à 220 couverts par jour. C'est le premier volume de la gamme conçu pour la pose au sol, et ce basculement redéfinit tout : l'emprise, le niveau, l'accès et la logique du chantier.

Ce que change le passage à la pose au sol

Du 30 au 100 L, un séparateur de graisse se glisse sous une plonge ou dans un caisson : il occupe un volume déjà perdu sous l'évier, se raccorde par gravité et s'entretient par le dessus sans déranger le reste de la cuisine. Le 120 L rompt avec cette logique. Il ne se loge plus sous quoi que ce soit ; il se pose au sol et réclame une emprise qui lui est propre.

Cette différence a des conséquences concrètes que les formats sous plonge n'imposaient pas. Il faut réserver une surface au sol de 800 par 500 millimètres qui restera libre en permanence, y compris pour l'ouverture du couvercle et l'accès aux opérations d'entretien. Il faut que cette surface soit de niveau, car l'horizontalité conditionne la séparation. Il faut enfin penser l'implantation dès la conception de la cuisine, ou trouver l'espace dans une cuisine existante, ce qui n'est pas toujours simple.

Ce guide prend donc le 120 L par l'angle qui devient déterminant à ce stade : l'installation elle-même. À ce volume, le choix ne se joue plus seulement sur le débit, mais sur la capacité de la cuisine à accueillir un appareil au sol dans de bonnes conditions. C'est un raisonnement de plan d'implantation autant que de dimensionnement.

Réserver et préparer l'emprise au sol

Poser un 120 L correctement suppose de traiter quatre points, dans l'ordre.

La surface. L'appareil mesure 800 par 500 millimètres au sol. La place à réserver est toujours supérieure : il faut ajouter les dégagements pour les raccordements d'entrée et de sortie, et surtout l'espace nécessaire pour ouvrir le couvercle et intervenir sur la couche flottante. Un 120 L calé dans un recoin d'où l'on ne peut plus l'entretenir ne sera pas vidangé, saturera, et laissera repartir les graisses au réseau malgré un dimensionnement correct.

Le niveau. La séparation repose sur une lame d'eau horizontale. Un appareil posé sur un sol en pente ou sur un support instable fausse cette lame et dégrade la séparation, quelle que soit la justesse du volume. La mise à niveau fait partie de l'installation, pas des finitions.

La charge. Le 120 L pèse environ 26 kilos à vide et bien davantage en service, une fois rempli de son volume d'eau et de matière. Cette charge reste compatible avec un sol de cuisine professionnelle standard, mais elle se prend en compte pour le choix de l'emplacement, notamment si le sol présente des singularités.

L'accès. Contrairement à un format sous plonge que l'on entretient sans déranger la cuisine, un appareil au sol se trouve dans le passage. L'accès pour la vidange doit être pensé pour ne pas gêner le service, faute de quoi l'entretien sera repoussé. La marche complète figure dans installer un séparateur de graisse en sept étapes.

Le débit de 240 L/h face au double service

Le débit maximal admissible du 120 L est de 240 L/h, soit 0,24 m³/h. C'est la vitesse maximale de traversée compatible avec une séparation efficace. Sur une cuisine à haute capacité, le débit de pointe se produit au moment le plus dense, et ce moment se répète : le double service, midi puis soir, enchaîne deux pics à quelques heures d'intervalle.

Le double service a une particularité que le calcul doit prendre en compte. Entre le pic du midi et celui du soir, l'appareil n'a qu'un répit partiel : la couche flottante accumulée le midi n'est pas évacuée avant le service du soir. Le volume utile disponible pour le second pic est donc légèrement réduit, ce qui plaide pour une marge de débit confortable. Le 120 L, avec ses 240 L/h, offre cette marge sur une plage de 140 à 220 couverts par jour, y compris quand ces couverts se répartissent sur deux services distincts.

Le débit de pointe se calcule à partir des couverts servis en pointe, du volume d'eau par repas, de la durée du service et des postes raccordés, comme l'applique notre calculateur NF EN 1825. Sur une cuisine haute capacité, deux facteurs tirent souvent le résultat vers le haut : le nombre de postes de plonge, fréquemment multiple, et la présence d'un ou plusieurs lave-vaisselle qui ajoutent leurs à-coups de vidange. Ces éléments se cumulent, et c'est leur combinaison, pas le seul nombre de couverts, qui détermine le volume. Le mécanisme est détaillé dans la taille nominale NS.

Le 120 L situé dans la gamme

Comparer le 120 L à ses voisins immédiats éclaire sa position de charnière entre les formats sous plonge et les gros volumes au sol.

CaractéristiqueSéparateur 100 LSéparateur 120 LSéparateur 200 L
Débit maximal200 L/h240 L/h400 L/h
Couverts par jour90 à 140140 à 220250 à 500
Dimensions hors tout700 x 450 x 450 mm800 x 500 x 500 mm1000 x 600 x 550 mm
Poids à videenviron 20 kgenviron 26 kgenviron 38 kg
Fil d'eau entrée356,5 mm294,5 mm444,5 mm
Installationsous plongeau sol, à poserau sol, à poser
Prix HT639 €799 €1049 €

Deux enseignements ressortent. Le premier est la marche entre le 120 L et le 200 L : le débit passe de 240 à 400 L/h et la plage de 140-220 à 250-500 couverts. C'est le plus grand écart de la gamme, et il laisse entre les deux une zone, de 220 à 250 couverts, qui se tranche au calcul du débit de pointe et non au comptage, sujet développé dans quand passer au 200 litres.

Le second concerne le fil d'eau. Celui du 120 L, à 294,5 millimètres en entrée, redescend sous celui du 100 L, à 356,5 millimètres. Mais cette comparaison a ses limites : le 100 L se pose sous plonge et le 120 L au sol, si bien que la contrainte de fil d'eau ne se lit pas de la même façon. Sur un appareil au sol, la cote se rapporte à l'évacuation au sol de la cuisine, pas à celle d'une évacuation d'évier. La vérification reste indispensable, mais dans un contexte différent.

Raccorder un 120 L multi-postes

La pose d'un 120 L en cuisine haute capacité présente une spécificité : l'appareil dessert souvent plusieurs postes de plonge et parfois un ou deux lave-vaisselle. Le raccordement doit garantir que toute l'eau grasse transite par le séparateur.

Cela suppose de rassembler les départs en amont de l'appareil, de sorte qu'aucun poste ne se raccorde directement au réseau en contournant le séparateur. Un poste oublié, raccordé en aval, rejette ses graisses sans traitement et rend l'installation non conforme, sans que cela se voie tant que personne ne remonte le circuit. C'est l'une des erreurs recensées dans les erreurs d'installation à éviter, et elle est plus fréquente sur les cuisines multi-postes, où les circuits sont plus complexes.

L'écoulement reste gravitaire. La sortie du 120 L se situe à 264,5 millimètres du fond et doit rejoindre l'évacuation au sol en descendant. Le choix des raccords, en diamètre 50 millimètres, est traité dans choisir le bon diamètre de raccordement ; les manchons ne sont pas fournis. Sur une installation multi-postes, il est prudent de vérifier que le diamètre des collecteurs en amont reste cohérent avec le débit à convoyer.

Entretenir un gros volume au sol

Le volume important du 120 L allonge l'intervalle entre deux vidanges par rapport aux petits formats, mais une cuisine de 140 à 220 couverts produit beaucoup de matière, et la couche flottante se reconstitue en conséquence. La règle reste d'au moins une vidange par semaine, calée sur l'état réel de l'appareil.

La pose au sol change la logistique de l'entretien. L'appareil est plus lourd, environ 26 kilos à vide et bien plus en service, et il ne se manipule pas comme un format sous plonge. On ne le déplace pas : on intervient sur place, en retirant la couche flottante et les dépôts, en nettoyant les parois et le panier, en contrôlant le joint, puis en traçant l'intervention au registre. L'accès dégagé prévu à l'installation prend ici tout son sens.

La traçabilité est d'autant plus importante que ce niveau d'activité attire l'attention des services d'assainissement. Une cuisine centrale ou un restaurant haute capacité est un profil surveillé, et le registre est la première pièce examinée lors d'un contrôle. Sa tenue est décrite dans comment remplir le registre d'entretien, et l'organisation entre exploitant et prestataire dans qui doit vidanger le séparateur. Les huiles de friture usagées, comme sur tous les volumes, relèvent d'une collecte séparée décrite dans la gestion des huiles usagées.

Le budget d'une installation au sol

Le prix affiché est de 799 euros HT, mais le passage à la pose au sol introduit des postes que les formats sous plonge n'imposaient pas, et il faut les anticiper pour ne pas fausser le budget du projet.

Les manchons de raccordement, en diamètre 50 millimètres, ne sont pas fournis, comme sur toute la gamme. À cela s'ajoute, sur une installation au sol multi-postes, la reprise éventuelle des collecteurs en amont pour rassembler les départs vers l'appareil : selon la configuration de la cuisine existante, ce travail de plomberie peut représenter un poste non négligeable, à chiffrer avec l'installateur avant de commander. Enfin, la préparation de l'emprise, mise à niveau du support et dégagement de l'accès, se pense comme une part de l'installation et non comme une finition.

En contrepartie de ces postes, l'exploitation d'un 120 L sur une cuisine haute capacité mutualise le traitement de plusieurs plonges et lave-vaisselle sur un seul appareil, ce qui simplifie l'entretien et la traçabilité par rapport à des solutions dispersées. Rapporté à la durée de vie d'un appareil en inox 304L garanti 2 ans et à l'échelle d'une cuisine centrale, l'investissement se raisonne sur plusieurs années d'exploitation, où le surcoût d'un dimensionnement prudent devient marginal face au coût d'un remplacement en cours d'activité.

Quand le 120 L cède la place au 200 L

Deux déclencheurs font passer au plus grand format de la gamme.

Le 200 L, à 1049 euros HT et 400 L/h, prend le relais pour les collectivités, les traiteurs et les gros débits. Le raisonnement complet sur ce palier figure dans quand passer au 200 litres.

Récapitulatif avant commande

Le 120 L se commande quand l'activité se situe entre 140 et 220 couverts par jour, souvent en double service ou multi-postes, que le débit de pointe calculé reste sous 240 L/h, et que la cuisine peut réserver une emprise au sol de niveau de 800 par 500 millimètres, dégagements compris, avec un accès pour l'entretien et une évacuation compatible avec une sortie à 264,5 millimètres. Si l'activité vise plus de 220 couverts ou si le débit de pointe dépasse 240 L/h, la réponse est le 200 L.

Pour situer votre activité, 160 couverts par jour relève de ce format et 200 couverts par jour se rapproche de la bascule vers le volume supérieur. La méthode générale de dimensionnement figure dans quelle capacité pour mon établissement. Un doute sur l'implantation au sol ou sur votre débit de pointe multi-postes ? Notre équipe technique tranche au 01 84 80 50 34.

Vérifier votre débit et votre implantation. Le calculateur NF EN 1825 intègre le nombre de postes et les lave-vaisselle dans le débit de pointe, et le catalogue inox 304L affiche les cotes complètes des sept volumes.

Questions fréquentes

Le séparateur de graisse 120 litres se pose-t-il au sol ?

Oui, c'est le premier format de la gamme conçu pour la pose au sol. En dessous, du 30 au 100 L, les appareils se logent sous plonge. Le 120 L, avec ses 800 x 500 x 500 millimètres et ses 26 kilos à vide, demande une emprise au sol dédiée, de niveau, avec un accès pour l'entretien et une évacuation compatible.

Pour quel type de cuisine le séparateur de graisse 120 L est-il fait ?

Les restaurants à haute capacité, les cuisines centrales et les établissements en double service qui enchaînent midi et soir à plein régime. Sa plage est de 140 à 220 couverts par jour et son débit maximal de 240 L/h, ce qui correspond à un flux de plonge soutenu et souvent multi-postes.

Quelle place prévoir pour un séparateur de graisse 120 litres ?

L'emprise au sol de l'appareil est de 800 par 500 millimètres, à laquelle il faut ajouter les dégagements pour les raccordements et surtout pour l'ouverture du couvercle et l'accès à l'entretien. Contrairement aux formats sous plonge, le 120 L occupe un espace au sol qui doit être réservé et resté libre.

Le sol doit-il être renforcé pour un séparateur de graisse 120 L ?

Le 120 L pèse environ 26 kilos à vide, auxquels s'ajoute son contenu en eau et en matière en service, soit une charge notable mais compatible avec un sol de cuisine professionnelle standard. Le point de vigilance est l'horizontalité : l'appareil doit reposer de niveau, car une inclinaison fausse la lame d'eau et donc la séparation.

À quelle fréquence vidanger un séparateur de graisse 120 L ?

Au moins une fois par semaine, le rythme réel dépendant de la charge grasse et du débit. Le volume important allonge l'intervalle par rapport aux petits formats, mais une cuisine à 140-220 couverts produit beaucoup de matière. On se cale sur l'état de la couche flottante et on trace chaque intervention au registre.

Quand faut-il passer du 120 au 200 litres ?

Dès que l'activité dépasse durablement 220 couverts par jour, ou dès que le débit de pointe calculé dépasse 240 L/h. Le 200 L monte à 400 L/h et couvre 250 à 500 couverts, pour 1049 euros HT. Entre 220 et 250 couverts existe une zone à trancher au calcul plutôt qu'au comptage.

Le fil d'eau du 120 L est-il plus commode que celui du 100 L ?

Sur le plan de la hauteur, oui. Le fil d'eau d'entrée du 120 L est à 294,5 millimètres, plus bas que celui du 100 L à 356,5 millimètres. Mais la comparaison a ses limites, car le 120 L se pose au sol et le 100 L sous plonge : la logique d'installation n'est pas la même et la cote se lit dans ce contexte.

Combien coûte un séparateur de graisse 120 litres ?

799 euros HT. Il faut y ajouter les manchons de raccordement en diamètre 50 millimètres, non fournis, et prévoir que la livraison est offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine. L'appareil est en inox 304L alimentaire conforme NF EN 1825, garanti 2 ans.

Livraison offerte dès 250 € HT en France métropolitaine
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Garantie 2 ans sur les séparateurs de graisse inox
Garantie 2 ansEngagement tranquillité
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Conforme NF EN 1825Norme professionnelle

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