Séparateur de graisse 200 litres : grandes cuisines, traiteurs et gros débits
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le
Guide de référence : dimensionner un séparateur de graisse : la méthode complète.
Un séparateur de graisse 200 L admet 400 L/h, couvre 250 à 400 couverts par jour et coûte 1 049 euros HT, pour 700 x 550 x 500 millimètres et environ 21,5 kilos à vide. C'est le format des très grandes cuisines : il se planifie comme un poste d'exploitation, avec son contrat de vidange.
Le 200 L est le sommet de la gamme. À ce niveau, un séparateur de graisse ne se choisit plus comme un équipement de cuisine : il suppose sa manutention et sa logique de collectivité.
Pourquoi la restauration collective change-t-elle le calcul ?
Parce que la méthode des repas de la NF EN 1825-2 distingue les activités, alors que notre calculateur ne le fait pas. Le réflexe naturel consiste à dimensionner un séparateur de graisse au nombre de couverts. C'est ce que fait notre calculateur, avec ses majorations pour les détergents et le lave-vaisselle ; en restauration collective, il vaut la peine de comprendre ce que la norme ajoute avant de raisonner sur le 200 L.
La méthode des repas attribue à chaque type d'activité deux valeurs, tirées du tableau 4 du guide CNIDEP 2006 : un volume d'eau par repas V et un coefficient de pointe F. Un restaurant retient 50 litres et 8,5, une cantine 10 litres et 20,0. Autrement dit, une cantine consomme moins d'eau par repas qu'un restaurant, mais la rejette de façon bien plus concentrée.
Notre calculateur de capacité n'utilise ni ce volume ni ce coefficient : il retient le 200 L dès que vos couverts équivalents dépassent la plage du 120 L ou en remplissent 85 % ou plus, quel que soit le type d'établissement. Pour une collectivité, la note de dimensionnement d'un dossier relève de la méthode de la NF EN 1825-2, et le détail du calculateur n'en tient pas lieu. Les valeurs de la norme rappellent qu'à couverts égaux, deux activités ne rejettent pas de la même façon.
Pourquoi le service concentré est-il la contrainte majeure des collectivités ?
Un deuxième facteur distingue la restauration collective, et il aggrave le premier : la concentration du service. Une cantine scolaire ou un restaurant d'entreprise ne sert pas ses repas de façon étalée sur la journée. Il les concentre sur une, parfois deux séquences courtes, où plusieurs centaines de couverts sont produits et débarrassés en un temps réduit.
Cette concentration a un effet direct sur le débit de pointe. Le même volume d'eau grasse, comprimé sur une durée de service courte, produit une pointe bien plus élevée que s'il était étalé. Dans la formule de la norme, la durée de fonctionnement t chute, et le débit de pointe monte d'autant. Une collectivité conjugue donc deux facteurs aggravants : un coefficient de pointe élevé et un service concentré, qui se cumulent pour porter son débit de pointe vers le haut.
À cela s'ajoute presque toujours un équipement lourd : plusieurs postes de plonge, des lave-vaisselle à capot ou à convoyeur qui vidangent des cuves importantes, parfois un tunnel de lavage. Chacun ajoute sa propre pointe, et leurs à-coups peuvent coïncider en fin de service, quand tout est débarrassé en même temps. Dans la norme, ces appareils relèvent de la méthode par appareils, avec un coefficient de simultanéité, et le guide CNIDEP 2006 recommande de retenir la plus haute des deux méthodes, comme détaillé dans la taille nominale NS.
Que change le 200 L par rapport au 120 L ?
Il passe de 240 à 400 L/h et de 140-220 à 250-400 couverts par jour. Situer le 200 L par rapport au 120 L qui le précède fait apparaître le plus grand saut de la gamme.
| Caractéristique | Séparateur 120 L | Séparateur 200 L |
|---|---|---|
| Débit maximal | 240 L/h | 400 L/h |
| Couverts par jour | 140 à 220 | 250 à 400 |
| Dimensions hors tout | 700 x 500 x 350 mm | 700 x 550 x 500 mm |
| Poids à vide | environ 16,5 kg | environ 21,5 kg |
| Fil d'eau entrée | 294,5 mm | 444,5 mm |
| Fil d'eau sortie | 264,5 mm | 414,5 mm |
| Installation | au sol, à poser | au sol, à poser |
| Prix HT | 799 € | 1 049 € |
Le débit passe de 240 à 400 L/h, la plage de 140-220 à 250-400 couverts. Entre les deux subsiste une zone, de 220 à 250 couverts, qui n'appartient à aucune plage. Notre calculateur la tranche simplement : il retient le premier modèle dont le haut de plage atteint vos couverts équivalents, donc le 200 L au-delà de 220, et passe déjà au 200 L dès que vos couverts remplissent 85 % de la plage du 120 L. Le type d'activité ne change pas ce choix. Ce raisonnement de palier est développé dans quand passer au 200 litres.
Le fil d'eau d'entrée du 200 L, à 444,5 millimètres, est le plus haut de la gamme. Sur un appareil au sol, cette cote se rapporte à l'évacuation au sol de la cuisine et se vérifie impérativement avant la commande : c'est la contrainte qui peut rendre une pose impossible en l'état si le point de raccordement disponible est trop bas.
Comment installer et manutentionner un appareil de 21,5 kilos à vide ?
Le 200 L pose deux difficultés que les formats inférieurs ne présentaient pas au même degré : sa manutention et son emprise.
La manutention. À vide, l'appareil pèse environ 21,5 kilos, ce qui impose une manœuvre à deux personnes ou un moyen de levage à la livraison et à la pose. En service, il contient son volume d'eau et de matière, soit une charge très supérieure, et il ne se déplace jamais plein. Toute intervention qui suppose de le bouger commence par une vidange. Le support et le sol se dimensionnent sur la charge en service, pas sur le poids du colis.
L'emprise et le niveau. Comme le 120 L, le 200 L se pose au sol et réclame une surface dédiée, ici de 700 par 550 millimètres, avant dégagements, avec l'espace nécessaire pour ouvrir et entretenir. Le niveau est essentiel : une lame d'eau faussée par une pente dégrade la séparation. Sur une cuisine de collectivité, cette emprise se réserve à la conception, car il est plus difficile de dégager un mètre carré au sol dans un local existant.
Le raccordement suit la logique multi-postes déjà vue : tous les départs se rassemblent en amont du séparateur, aucun poste ne contourne l'appareil. Sur une grande cuisine, le risque d'un poste raccordé en aval, qui rejette ses graisses sans traitement, est réel et rend l'installation non conforme. Ce point figure parmi les erreurs d'installation à éviter. La sortie, à 414,5 millimètres du fond, rejoint l'évacuation en descendant ; le diamètre des raccords et des collecteurs se traite dans choisir le bon diamètre de raccordement, et la marche complète dans installer un séparateur de graisse en sept étapes.
Comment planifier l'exploitation plutôt que d'improviser l'entretien ?
Sur les petits formats, l'entretien est une routine manuelle de quelques minutes. Sur le 200 L en collectivité, il change de nature : le volume de matière produit est tel que la vidange se planifie, et elle relève le plus souvent d'un prestataire sous contrat plutôt que d'une intervention interne ponctuelle.
La règle de base reste d'une vidange toutes les 6 à 8 semaines, mais une cuisine de 250 à 400 couverts atteint fréquemment un rythme supérieur. Plutôt que de constater la saturation après coup, on organise un passage régulier calé sur la production réelle de l'établissement, quitte à ajuster la fréquence après les premières semaines d'exploitation. La répartition des rôles entre l'exploitant et le prestataire est décrite dans qui doit vidanger le séparateur.
La traçabilité est ici non négociable. Une collectivité est un établissement suivi, dont les rejets pèsent sur le réseau et dont le registre d'entretien sera examiné lors de tout contrôle. Chaque passage se consigne : date, opérateur, nature de l'intervention, volume évacué. Les modalités figurent dans comment remplir le registre d'entretien. Comme sur tous les volumes, les huiles de friture usagées ne vont jamais dans le séparateur : à ce niveau de production, leur collecte séparée par une filière dédiée est un poste à part entière, traité dans la gestion des huiles usagées.
Pourquoi le contrat de vidange est-il la pièce maîtresse de l'exploitation ?
Sur les petits formats, la vidange est un geste que l'exploitant fait lui-même en quelques minutes. Sur un 200 L en collectivité, le volume de matière produit et le poids de l'appareil changent la nature de l'opération : elle se contractualise avec un prestataire spécialisé, et ce contrat devient une pièce maîtresse de l'exploitation, au même titre que le registre.
Un contrat de vidange bien construit fixe une fréquence de passage calée sur la production réelle de l'établissement, prévoit un ajustement après les premières semaines d'exploitation, et garantit la remise d'un bordereau à chaque intervention. Ce bordereau alimente le registre et constitue, en cas de contrôle, la preuve que les rejets sont traités par une filière identifiée. Il précise aussi le devenir des matières collectées, un point que les services d'assainissement peuvent demander à vérifier sur un établissement de cette taille.
La responsabilité de l'exploitant ne disparaît pas pour autant derrière le prestataire. C'est lui qui reste garant de la conformité de son installation, qui surveille l'état de l'appareil entre deux passages et qui déclenche une intervention anticipée si la couche flottante sature plus vite que prévu. La répartition précise des rôles est décrite dans qui doit vidanger le séparateur : le contrat organise l'opération, il ne transfère pas la responsabilité réglementaire.
Que faire au-delà de 400 couverts par jour ?
400 couverts par jour marque la borne haute de la plage du 200 L. Passé ce seuil de 400 couverts équivalents, un seul appareil ne suffit plus : l'étude se fait au cas par cas, et deux voies existent.
La première consiste à installer plusieurs séparateurs en parallèle, chacun traitant une part du flux. Cette solution répartit la charge et facilite l'entretien, puisqu'un appareil peut être vidangé pendant que l'autre reste en service. Elle suppose un calcul de répartition des débits entre les branches.
La seconde consiste à dimensionner une installation sur mesure, adaptée au débit réel et à la configuration du local. Ce cas ne se traite pas au catalogue mais au calcul : le débit de pointe combiné, les postes, la concentration du service et les contraintes d'implantation déterminent la solution. Notre équipe technique dimensionne ces installations selon le débit réel ; c'est le moment de l'appeler plutôt que de forcer un format standard au-delà de sa plage.
Entre ces deux voies, le choix se fait sur des critères d'exploitation autant que de débit. La mise en parallèle de deux appareils offre un avantage souvent décisif en collectivité : la continuité de service. Pendant qu'un séparateur est vidangé ou fait l'objet d'une intervention, l'autre continue de traiter le flux, ce qu'un appareil unique ne permet pas. En contrepartie, elle multiplie les points d'entretien et les emprises au sol à réserver. La solution sur mesure, elle, se justifie quand la configuration du local ou le débit sortent nettement des standards, et elle suppose une étude préalable que notre équipe conduit à partir des données réelles de la cuisine.
Que vérifier avant de commander un 200 L ?
Le 200 L se commande quand l'activité se situe entre 250 et 400 couverts par jour, typiquement en restauration collective ou chez un traiteur industriel, que vos couverts équivalents ne dépassent pas 400, et que la cuisine peut réserver une emprise au sol de niveau de 700 par 550 millimètres, avec un accès pour l'entretien, une évacuation compatible avec une sortie à 414,5 millimètres, et un moyen de manutention pour un appareil de 21,5 kilos à vide. Au-delà de 400 couverts équivalents, la solution passe par plusieurs appareils ou un sur mesure.
Pour situer votre activité, 300 couverts par jour relève de ce format et 400 couverts par jour se situe au cœur de sa plage. La question du palier depuis le 120 L est traitée dans quand passer au 200 litres, et la méthode générale dans quelle capacité pour mon établissement. Un débit au-delà du catalogue ? Notre équipe technique dimensionne au 01 84 80 50 34.
Quel séparateur de graisse pour votre cuisine ?
Le volume se choisit sur le nombre de couverts servis par jour, puis s'ajuste selon le lave-vaisselle, les détergents et le rythme de service. Les sept modèles sont en inox 304L, conformes NF EN 1825, garantis 2 ans, livraison offerte dès 250 € HT.
| Modèle | Couverts / jour | Débit max | Pose | Prix HT |
|---|---|---|---|---|
| Séparateur 30 L | 15 à 25 | 60 L/h | Sous évier ou sous plonge | 295 € HT |
| Séparateur 40 L | 25 à 40 | 80 L/h | Sous évier ou sous plonge | 345 € HT |
| Séparateur 60 L | 40 à 60 | 120 L/h | Sous évier ou sous plonge | 459 € HT |
| Séparateur 70 L | 60 à 90 | 140 L/h | Sous évier ou sous plonge | 499 € HT |
| Séparateur 100 L | 90 à 140 | 200 L/h | Sous évier ou sous plonge | 639 € HT |
| Séparateur 120 L | 140 à 220 | 240 L/h | À poser au sol | 799 € HT |
| Séparateur 200 LConseillé | 250 à 400 | 400 L/h | À poser au sol | 1 049 € HT |
Un conseiller valide votre choix au 01 84 80 50 34 (Lun-Ven 10h-18h).
Questions fréquentes
Pour qui le séparateur de graisse 200 litres est-il conçu ?
Les collectivités, cantines, restaurants d'entreprise, traiteurs industriels et cuisines à très gros débit. Sa plage est de 250 à 400 couverts par jour et son débit maximal de 400 L/h, soit le double de celui du 100 L. C'est le format de la production de masse, où l'eau grasse arrive en volume concentré sur des services courts.
Une cantine se dimensionne-t-elle comme un restaurant à couverts égaux ?
Dans notre calculateur de capacité, oui : le type d'établissement ne change pas le modèle. Dans la méthode des repas de la NF EN 1825-2, le guide CNIDEP 2006 donne à la cantine 10 litres par repas et un coefficient de 20,0, contre 50 litres et 8,5 pour un restaurant. C'est la concentration du service sur un temps court qui peut faire monter son débit de pointe.
Quelles sont les dimensions du séparateur de graisse 200 litres ?
700 millimètres de longueur, 550 de profondeur et 500 de hauteur, pour environ 21,5 kilos à vide. C'est un format à poser au sol, qui demande une emprise dédiée, de niveau, avec un accès pour l'entretien. Le raccordement est en diamètre 50 millimètres et le fil d'eau d'entrée se situe à 444,5 millimètres du fond.
À quelle fréquence vidanger un séparateur de graisse 200 L ?
Toutes les 6 à 8 semaines pour la vidange, avec un retrait des graisses de surface chaque semaine, mais une cuisine de collectivité produit un tel volume de matière qu'elle vidange plutôt à 6 semaines qu'à 8. À ce niveau, la vidange se planifie par contrat avec un prestataire plutôt que de reposer sur une intervention manuelle ponctuelle. On trace chaque passage au registre.
Le séparateur de graisse 200 L suffit-il au-delà de 400 couverts par jour ?
400 couverts par jour est la borne haute de sa plage. Au-delà de 400 couverts équivalents, l'étude se fait au cas par cas, et il faut envisager plusieurs appareils en parallèle ou une solution sur mesure. Ce cas se traite au calcul et non au catalogue : notre équipe technique dimensionne l'installation selon le débit réel.
Comment manipule-t-on un séparateur de graisse de 21,5 kilos ?
À vide, l'appareil pèse environ 21,5 kilos, ce qui suppose une manutention à deux personnes ou un moyen de levage à la livraison et à la pose. En service, il contient son volume d'eau et de matière et ne se déplace jamais plein : on le vidange avant toute manipulation. Le support et l'accès se pensent en fonction de ce poids.
Quand faut-il un 200 L plutôt qu'un 120 L ?
Dès que vos couverts équivalents dépassent durablement 220 par jour, ou remplissent 85 % ou plus de la plage du 120 L : le calculateur de capacité conseille alors le 200 L. La zone de 220 à 250 couverts, qui n'appartient à aucune plage, revient donc au 200 L, quel que soit le type d'activité.
Combien coûte un séparateur de graisse 200 litres ?
1049 euros HT. Il faut y ajouter les manchons de raccordement en diamètre 50 millimètres, non fournis, et prévoir que la livraison est offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine. L'appareil est en inox 304L alimentaire conforme NF EN 1825, garanti 2 ans.
Sources officielles
- NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
- NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
- NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).
Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

































