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Séparateur de graisse pour restaurant traditionnel : dimensionner, installer, rester conforme

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le

Séparateurs de graisse inox 304L, du 30 au 200 L, de 295 € à 1 049 € HT. En stock, expédié le jour même pour une commande passée avant midi.

Un restaurant traditionnel est le profil le plus chargé de la restauration commerciale courante : la méthode des repas de la NF EN 1825-2 retient 50 litres d'eau par repas et un coefficient de pointe de 8,5. Ce couple de valeurs explique sa forte pointe. Notre calculateur, lui, choisit le modèle sur les couverts équivalents, et le lave-vaisselle fait souvent basculer d'un modèle.

Pourquoi la méthode des repas retient-elle 50 litres d'eau par repas ?

C'est la valeur qui surprend le plus souvent, parce qu'elle ne correspond à rien de visible dans l'assiette. Elle ne mesure pas l'eau du plat, elle mesure l'eau que le plat fait consommer à l'ensemble de la cuisine, depuis la préparation jusqu'au nettoyage de fin de service.

Dans un restaurant traditionnel, un couvert entraîne successivement le lavage des légumes et des produits bruts, l'eau de cuisson et son évacuation, le rinçage des ustensiles en cours de service, la plonge batterie, la vaisselle de salle avec ses assiettes, ses couverts et sa verrerie, puis le nettoyage des plans de travail, des grilles, des hottes accessibles et des sols. Chaque étape prend sa part, et l'addition arrive à cette valeur de 50 litres retenue pour le restaurant par le guide CNIDEP de 2006, dans son tableau 4.

La comparaison avec les autres profils du même tableau rend la logique lisible. L'hôtel retient 100 litres par repas, avec un coefficient de pointe de 5,0. L'établissement ouvert 24 heures sur 24 retient 20 litres, avec un coefficient de 22,0. La cantine descend à 10 litres, avec un coefficient de 20,0. La valeur dépend de ce que chaque repas fait laver, pas de la taille de la salle.

Autrement dit, selon ces valeurs, un repas de restaurant traditionnel envoie cinq fois plus d'eau qu'un repas de cantine. C'est cet écart qu'il faut garder en tête quand on compare deux établissements de surface identique : la surface ne dit rien, le type de service dit tout. Le raisonnement détaillé sur le passage des couverts au volume figure dans couverts ou litres.

Une conséquence pratique en découle immédiatement. Déclarer un nombre de couverts sous-estimé revient à diviser d'autant un volume déjà élevé. Notre calculateur, qui part des couverts, conseille alors un modèle trop petit, et sur ce profil l'erreur de départ se paie vite.

Que représente le coefficient de pointe de 8,5 ?

Le volume d'eau par repas ne suffit pas à dimensionner un séparateur de graisse, parce qu'un appareil ne travaille pas sur une moyenne. Il travaille sur l'instant le plus chargé de la journée, et c'est le rôle du coefficient de pointe que de représenter cet instant.

La méthode des repas retient 8,5 pour le restaurant. Ce nombre traduit un fait d'exploitation simple : l'eau ne part pas de façon régulière pendant les heures d'ouverture. Elle part par vagues. Le coup de feu concentre les cuissons, la fin de service concentre la plonge, et ces deux moments produisent un débit instantané sans rapport avec le débit moyen calculé sur la journée.

Concrètement, la méthode divise le volume total d'eau par la durée de service pour obtenir un débit moyen, puis le multiplie par 8,5 pour retrouver la pointe. Sans ce facteur, on dimensionnerait un appareil parfaitement adapté à une cuisine qui laverait au goutte à goutte toute la journée, et complètement dépassé le premier soir de service.

Le guide CNIDEP donne d'autres coefficients pour les autres profils, ce qui éclaire celui du restaurant. Le profil hôtel descend à 5,0, parce que son activité se répartit sur la journée entière sans pointe unique. Le profil cantine monte à 20,0, parce que la totalité du service tient dans un créneau très court, et l'établissement ouvert 24 heures sur 24 retient 22,0. Le restaurant se situe entre ces extrêmes, avec un coup de feu marqué à chaque service.

Pour un restaurant traditionnel, retenir 8,5 signifie accepter que le séparateur de graisse soit dimensionné pour le pire moment de la journée. C'est exactement ce que vérifie un contrôle : la capacité à traiter le flux réel, pas le flux moyen.

Un service ou deux services : que change la durée ?

La durée change le débit de pointe : plus elle est longue, plus il s'abaisse. La troisième variable est la durée sur laquelle le flux se répartit, et c'est celle que les exploitants renseignent le plus vite, souvent sans mesurer son poids. Dans la méthode des repas, c'est la durée moyenne de fonctionnement journalier t, en heures : l'exemple du guide CNIDEP, un restaurant ouvert de 11 heures à 23 heures, retient t = 12. Notre calculateur demande vos services, mais cette réponse ne change pas le modèle conseillé.

Le mécanisme est contre-intuitif. La formule divise par la durée : plus la durée est longue, plus le débit de pointe calculé s'abaisse. En retenant t = 6 heures pour un service du soir seul et t = 10 heures pour un midi et soir, hypothèses de l'exemple, c'est le premier qui produit le débit le plus élevé à couverts identiques, parce que le même volume d'eau doit passer en moins de temps.

Prenons 90 couverts. Selon la méthode des repas de la NF EN 1825-2 (guide CNIDEP 2006), le numérateur vaut 90 multiplié par 50 puis par 8,5, soit 38 250, que l'on divise par 3 600 fois la durée. En retenant t = 10 heures, cela donne 1,0625 litre par seconde. En retenant t = 6 heures, 1,7708 litre par seconde. Le même établissement produit une pointe supérieure de deux tiers s'il concentre son activité sur un seul service.

Pour une note de dimensionnement, la règle est donc claire : retenez la durée réelle de fonctionnement, sans l'allonger pour arrondir la réponse. Allonger t revient à réduire artificiellement la pointe, et le résultat serait un séparateur de graisse sous-dimensionné dès le premier week-end chargé. Ces débits illustrent la méthode normative : notre calculateur ne les calcule pas, il choisit le modèle sur les couverts équivalents.

Quelles graisses sort une cuisine traditionnelle ?

Le dimensionnement donne le volume, mais la nature des matières grasses détermine le comportement quotidien de l'appareil. Une cuisine traditionnelle produit un mélange particulièrement varié, et c'est ce qui la distingue d'une pizzeria ou d'une boulangerie.

Les graisses animales de cuisson dominent dès qu'il y a viandes, sauces réduites, fonds et jus. Elles arrivent chaudes et liquides, donc parfaitement transportables, et figent en refroidissant dans le circuit. C'est le comportement le plus favorable à la séparation par gravité, à condition que la matière atteigne l'appareil avant de figer.

Les huiles végétales de friture et de marinade restent liquides plus longtemps et forment une couche flottante mobile. Elles ne posent pas de difficulté de séparation, mais elles saturent vite la capacité de rétention si un bain de friture est vidé à l'évier, ce qui ne doit jamais arriver.

Les émulsions constituent le vrai point dur. Une sauce montée, une crème, une vinaigrette ou un fond lié forment un mélange stable qui ne se sépare pas spontanément. Il faut du temps de séjour pour que la matière grasse remonte, et ce temps de séjour est précisément ce qu'un appareil sous-dimensionné n'offre pas.

Les détergents dégraissants aggravent le phénomène, et c'est la raison pour laquelle le calculateur les traite comme une question à part entière. Un dégraissant est conçu pour maintenir la graisse en suspension dans l'eau, c'est-à-dire pour empêcher exactement ce que le séparateur de graisse cherche à faire. Il multiplie donc les couverts par 1,3 quand l'usage est régulier, et la NF EN 1825-2 applique de son côté un facteur fr de 1,3 dès un usage occasionnel.

Deux gestes de cuisine réduisent la charge à la source, et ils valent mieux que n'importe quelle marge de dimensionnement : racler les plats et les plaques à sec avant de les envoyer à la plonge, et filtrer les bains de friture pour les remettre à un collecteur agréé. La distinction entre les deux filières est détaillée dans séparateur de graisse et huiles usagées.

Quel volume retenir selon le nombre de couverts ?

La grille suivante donne les plages du catalogue et le profil de restaurant traditionnel qui leur correspond habituellement. Elle sert de repère, pas de décision : le calcul reste nécessaire dès qu'un lave-vaisselle ou des détergents entrent en jeu.

VolumeDébit maximalPlage cataloguePrix HTConfiguration de restaurant
40 L80 L/h25 à 40 couverts/jour345 €Petite salle, service unique, sans lave-vaisselle
60 L120 L/h40 à 60 couverts/jour459 €Restaurant de quartier, deux services
70 L140 L/h60 à 90 couverts/jour499 €Cuisine avec friteuse et plonge fréquente
100 L200 L/h90 à 140 couverts/jour639 €Restaurant traditionnel bien rempli, lave-vaisselle
120 L240 L/h140 à 220 couverts/jour799 €Double service complet, deux lave-vaisselle
200 L400 L/h250 à 400 couverts/jour1 049 €Très gros débit, cuisine à forte rotation

Tous les modèles sont en inox 304L alimentaire conforme NF EN 1825, raccordement en diamètre 50 millimètres, garantis 2 ans. Les pages dédiées à un volume de service précis donnent le détail des configurations courantes : 60 couverts par jour, 100 couverts par jour et 150 couverts par jour.

Une remarque sur la lecture de cette grille. Les plages ne sont pas des maximums administratifs mais des plages de dimensionnement. Quand un calcul place un établissement au-dessus de 85 pour cent de la plage d'un modèle, le calculateur propose automatiquement le volume supérieur, pour la raison suivante : un appareil exploité en permanence en haut de sa plage n'offre plus aucune marge le jour où le service déborde.

Quel volume pour un restaurant traditionnel de 70 couverts ?

Le 100 L à 639 euros HT, avec un lave-vaisselle professionnel et des détergents réguliers. Voici le calcul complet, reproductible sur le calculateur de capacité. Le cas retenu est celui d'un restaurant traditionnel de quartier, deux services, un lave-vaisselle professionnel, usage régulier de détergents dégraissants.

ParamètreValeur déclaréeEffet dans le calcul
Couverts par jour70Base du calcul
DétergentsUsage régulier70 x 1,3 = 91
Lave-vaisselle1 appareil91 x 1,15 = 104,65, soit 105 couverts équivalents
Plage du premier modèle90 à 140 couverts/jourModèle 100 L
Remplissage de la plage30 %Sous le seuil de 85 %, pas de volume supérieur
ServicesMidi et soirSans effet sur le modèle

À titre d'illustration, la méthode des repas de la NF EN 1825-2 donne pour ce restaurant, en retenant t = 10 heures, 70 x 50 x 8,5 divisé par 36 000, soit 0,8264 litre par seconde. Le guide CNIDEP recommande de retenir la plus haute des deux méthodes, repas ou appareils. Ce débit ne sert pas au choix du modèle dans notre calculateur.

Dans notre calculateur, le choix du modèle se fait sur le nombre de couverts équivalents, qui vaut 70 multiplié par 1,3 pour les détergents, puis par 1,15 pour le lave-vaisselle, soit 105 couverts équivalents. Ces 105 couverts tombent dans la plage 90 à 140 du modèle 100 L, à 639 euros HT, avec un taux de remplissage de 30 pour cent de la plage, donc une marge de sécurité confortable.

Ce résultat mérite un commentaire. Le même restaurant sans lave-vaisselle et sans détergents dégraissants reste à 70 couverts équivalents, ce qui le place sur le 70 L à 499 euros HT. Deux paramètres d'exploitation, aucun couvert supplémentaire, et le modèle change. C'est pour cette raison que le calcul se fait sur la configuration réelle de la cuisine, et non sur le seul nombre de couverts affiché en salle.

À quelle fréquence vidanger, et comment le prouver ?

La règle de base est une vidange toutes les 6 à 8 semaines, avec un retrait des graisses de surface chaque semaine. L'intervalle réel se détermine par observation, et c'est un travail des premières semaines d'exploitation qui ne se rattrape pas ensuite.

La méthode est simple. À chaque ouverture du couvercle, notez l'épaisseur de la couche flottante et l'aspect du compartiment de décantation. Si la couche approche du tiers de la hauteur utile avant l'échéance prévue, retirez la surface plus souvent et vidangez à 6 semaines. Si elle reste modeste à chaque contrôle hebdomadaire, la vidange à 8 semaines convient et vous pouvez la figer. La méthode complète figure dans la fréquence d'entretien recommandée.

Un restaurant traditionnel connaît trois moments qui justifient de resserrer temporairement le rythme. Les périodes de forte affluence, week-ends prolongés et saison touristique, où le nombre de couverts dépasse le régime habituel. Les changements de carte qui introduisent des plats plus gras, une friture régulière ou des sauces montées. Et les remises en route après fermeture, où la matière laissée en place a fermenté.

Sur ce dernier point, la règle est de vidanger avant une fermeture prolongée, pas après. Un séparateur de graisse laissé plein pendant deux semaines de congés produit des odeurs qui remontent par les siphons et accueillent la réouverture. Le sujet est traité dans odeurs en cuisine.

Reste la preuve. Chaque intervention se consigne à la date, avec le nom de l'intervenant et la nature de l'opération. Les enlèvements par un prestataire donnent lieu à un bordereau qu'il faut conserver et agrafer au registre. Un registre tenu au crayon après coup, sans justificatif, ne vaut rien devant un contrôle : c'est l'un des points les plus systématiquement vérifiés, comme le rappelle remplir le registre d'entretien.

Où poser l'appareil dans une cuisine traditionnelle ?

L'implantation détermine autant la performance que le volume retenu. Trois principes gouvernent le choix de l'emplacement, et ils se traitent avant la commande, pas le jour de la pose.

Au plus près du point de rejet le plus chargé. Dans un restaurant traditionnel, c'est la plonge batterie, pas la plonge de salle. Plus le tronçon amont est court, moins la matière a le temps de refroidir et de se déposer dans une canalisation où rien ne permet de la reprendre.

De niveau, sur une assise stable. La séparation se fait par gravité, sur une ligne d'eau horizontale. Un appareil posé de travers concentre le flux d'un côté, réduit le temps de séjour utile et laisse repartir de la matière non séparée. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus invisible, parce que l'appareil paraît fonctionner normalement.

Avec un accès de curage complet. Le couvercle doit pouvoir être déposé entièrement sans démonter un élément de mobilier. Un appareil correctement dimensionné mais inaccessible finit par être entretenu moins souvent que prévu, ce qui annule le bénéfice du dimensionnement. Les autres pièges classiques sont listés dans les erreurs d'installation à éviter.

À ces trois principes s'ajoute une règle de raccordement propre à la restauration traditionnelle : ne jamais raccorder les eaux vannes des sanitaires sur le même départ que les eaux grasses de cuisine. Le séparateur de graisse traite un flux de cuisine, et lui envoyer un autre type d'effluent le met hors de son domaine d'emploi. La procédure de pose complète est décrite dans l'installation en 7 étapes.

Que vérifie un contrôle dans un restaurant ?

Un contrôle porte rarement sur la seule présence de l'appareil. Il porte sur la cohérence entre l'installation, le dimensionnement et l'exploitation, et c'est cette cohérence qu'il faut pouvoir démontrer.

L'existence d'une autorisation de déversement. Elle est délivrée par le service d'assainissement au nom de l'exploitant. Elle n'est pas transférable telle quelle lors d'une reprise de fonds : un repreneur qui exploite sous l'autorisation du prédécesseur se trouve en situation irrégulière sans le savoir. Le cadre est détaillé dans la réglementation applicable.

La conformité du produit. Le certificat NF EN 1825 doit correspondre au modèle effectivement installé, avec sa capacité et son débit. Un appareil générique sans document de conception est régulièrement refusé, et il doit alors être remplacé à la charge de l'exploitant.

La cohérence du dimensionnement. C'est le point où une note de calcul datée fait la différence. Elle indique le nombre de couverts déclaré, le profil retenu, la durée de service, la présence d'un lave-vaisselle et l'usage de détergents. Elle transforme une discussion d'appréciation en vérification documentaire.

La tenue du registre. Dates, opérations, intervenants, justificatifs d'enlèvement. Un registre à jour établit la régularité de l'entretien mieux que n'importe quelle déclaration orale.

La gradation des suites en cas de manquement, de la mise en demeure à la majoration de redevance, est décrite dans contrôles et risques. La préparation d'une visite est traitée dans préparer un contrôle sanitaire.

Quelles configurations sortent du cas courant ?

Quatre situations demandent un examen à part, parce qu'elles modifient le profil de rejet sans changer le nombre de couverts affiché.

Le restaurant avec activité de traiteur. Dès qu'une part significative de la production part en contenants pour l'extérieur, le profil de rejet s'éloigne de celui du restaurant, et le guide CNIDEP ne donne pas de valeur propre au traiteur. Comptez ces repas dans vos couverts par jour et faites vérifier le cas par notre équipe technique.

Le restaurant saisonnier. Une activité qui multiplie ses couverts sur trois mois se dimensionne sur la haute saison, pas sur la moyenne annuelle. Un appareil calé sur la moyenne sature exactement au moment où l'établissement fait son chiffre.

Le restaurant avec deux points de plonge éloignés. Quand la plonge batterie et la plonge de salle ne partagent pas le même départ, la question devient celle du nombre d'appareils. Regrouper les deux départs en amont d'un seul séparateur de graisse suppose une reprise de plomberie qu'il vaut mieux chiffrer avant de commander.

Le restaurant qui change de carte. Passer d'une carte de cuissons simples à une carte de fritures et de sauces modifie la charge grasse sans modifier le nombre de couverts. Le volume retenu reste valable, mais la fréquence de vidange doit être revue par observation.

Dans tous les cas, le réflexe est le même : refaire le calcul plutôt que de raisonner par analogie avec l'installation précédente. Un séparateur de graisse se choisit sur l'activité réelle, pas sur une habitude.

Dimensionner un restaurant traditionnel. Le calculateur de capacité convertit vos couverts en couverts équivalents en six questions et indique le modèle adapté, et le catalogue inox 304L couvre les volumes de 30 à 200 L. Un doute sur votre configuration ? Appelez le 01 84 80 50 34.

Questions fréquentes

Quel volume de séparateur de graisse pour un restaurant traditionnel ?

La méthode des repas de la NF EN 1825-2 retient 50 litres d'eau par repas et un coefficient de pointe de 8,5 pour ce profil. En pratique, un restaurant de 40 à 60 couverts se situe sur le 60 L à 459 euros HT, un restaurant de 60 à 90 couverts sur le 70 L à 499 euros HT, et un établissement de 90 à 140 couverts sur le 100 L à 639 euros HT. Notre calculateur tranche sur les couverts équivalents, parce que le lave-vaisselle et les détergents déplacent le résultat.

Pourquoi 50 litres d'eau par repas et pas moins ?

Parce qu'un couvert de restauration traditionnelle mobilise beaucoup plus d'eau que le plat lui-même : préparation, cuisson, batterie de cuisine, vaisselle de salle, verrerie, plans de travail et sols. Le guide CNIDEP de 2006, qui détaille la NF EN 1825-2, retient 50 litres pour un restaurant, contre 100 pour un hôtel et 10 pour une cantine.

Que signifie le coefficient de pointe 8,5 ?

Il traduit le fait que l'eau ne part pas régulièrement : elle part par vagues, au moment du coup de feu et de la plonge qui suit. La méthode des repas multiplie donc le volume horaire moyen par 8,5 pour obtenir le débit réellement vu par le séparateur de graisse au pire moment du service.

Deux services changent-ils le dimensionnement ?

Dans la méthode des repas de la NF EN 1825-2, oui : le débit de pointe se divise par la durée de fonctionnement. À couverts égaux, un service unique, plus court, produit un débit de pointe plus élevé qu'un midi et soir. Notre calculateur, lui, ne change pas de modèle selon le nombre de services.

Le lave-vaisselle professionnel compte-t-il dans le calcul ?

Oui. Notre calculateur majore de 15 pour cent le nombre de couverts équivalents qui sert à choisir le modèle, pour un appareil comme pour plusieurs. Dans la méthode par appareils de la NF EN 1825-2, un lave-vaisselle seul compte pour 1,2 litre par seconde. Un restaurant équipé bascule souvent d'un cran par ce seul paramètre.

À quelle fréquence vidanger dans un restaurant traditionnel ?

Toutes les 6 à 8 semaines, avec un retrait des graisses de surface chaque semaine, l'intervalle exact se déterminant par observation sur les premières semaines d'exploitation. Une cuisine traditionnelle avec friteuse et grillades charge vite : c'est l'épaisseur de la couche flottante relevée à chaque ouverture qui donne le bon rythme, pas un calendrier théorique.

Un restaurant traditionnel peut-il se passer de séparateur de graisse ?

Non. Dès qu'une cuisine rejette des eaux chargées en matières grasses d'origine alimentaire, le rejet sort de la catégorie des eaux usées domestiques et le prétraitement devient obligatoire avant raccordement au réseau. La taille de l'établissement ne change rien au principe.

Quels documents doit-on pouvoir présenter à un contrôle ?

L'autorisation de déversement au nom de l'exploitant, le certificat de conformité NF EN 1825 du produit, la note de dimensionnement datée qui explique le volume retenu, le procès-verbal de pose et le registre d'entretien tenu à jour avec les justificatifs d'enlèvement.

Sources officielles

  • Code de la santé publique, article L.1331-10 : autorisation préalable de tout déversement d'eaux usées autres que domestiques dans le réseau public de collecte (version en vigueur depuis le 18/12/2010).
  • NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
  • NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
  • NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).

Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

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