Sous évier, sous plonge ou à poser : quel séparateur de graisse ?
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le
Guide de référence : dimensionner un séparateur de graisse : la méthode complète.
Les volumes de 30 à 100 L (15 à 140 couverts par jour, de 295 € à 639 € HT) s'installent sous évier ou sous plonge ; les 120 L et 200 L (140 à 400 couverts par jour, 799 € et 1 049 € HT) se posent au sol. Le principe de séparation est identique : le format se choisit sur la place, le fil d'eau et l'accès de curage.
Le format d'implantation se choisit sur trois critères concrets : la place disponible, la hauteur du fil d'eau de votre évacuation et l'accès de curage. Ce qui change entre les deux formats, c'est ce que l'installation impose au quotidien.
| Modèle | Couverts par jour | Dimensions | Pose | Prix HT |
|---|---|---|---|---|
| Séparateur 30 L | 15 à 25 | L 400 × P 300 × H 250 mm | Sous évier ou sous plonge | 295 € HT |
| Séparateur 40 L | 25 à 40 | L 450 × P 300 × H 300 mm | Sous évier ou sous plonge | 345 € HT |
| Séparateur 60 L | 40 à 60 | L 390 × P 390 × H 390 mm | Sous évier ou sous plonge | 459 € HT |
| Séparateur 70 L | 60 à 90 | L 600 × P 400 × H 300 mm | Sous évier ou sous plonge | 499 € HT |
| Séparateur 100 L | 90 à 140 | L 650 × P 450 × H 420 mm | Sous évier ou sous plonge | 639 € HT |
| Séparateur 120 L | 140 à 220 | L 700 × P 500 × H 350 mm | À poser au sol | 799 € HT |
| Séparateur 200 L | 250 à 400 | L 700 × P 550 × H 500 mm | À poser au sol | 1 049 € HT |
Couverts, cotes et prix hors taxes du catalogue. Le nombre de couverts décide du volume ; le volume décide du format.
Quand choisir le format sous évier ou sous plonge ?
Quand la place au sol manque et que le volume calculé va jusqu'au 100 L : il occupe un volume qui est de toute façon perdu, celui situé sous l'évier professionnel, et laisse la surface au sol entièrement disponible. C'est le format des cuisines contraintes, des snacks, des sandwicheries, des food-trucks et de la grande majorité des restaurants de quartier.
Son avantage dépasse le gain de place. Installé au plus près du point de rejet, il reçoit des eaux encore chaudes, donc des graisses encore fluides qui n'ont pas commencé à se déposer dans la canalisation. Le tronçon amont est court, ce qui limite les points d'encrassement avant l'appareil.
Sa contrainte tient à la vérification préalable. Trois cotes doivent être relevées avant la commande : la hauteur disponible sous la plonge, la profondeur utile entre les pieds et les montants de meuble, et la hauteur du fil d'eau de l'évacuation existante. Cette dernière est la plus souvent oubliée et la seule qui puisse rendre l'installation impossible en l'état, puisqu'elle décide de la faisabilité de l'écoulement gravitaire.
Sa seconde contrainte est l'accès. Un appareil qui rentre au millimètre mais qu'on ne peut plus ouvrir sans démonter un meuble ne sera pas entretenu. Le dégagement de curage se réserve à l'implantation, jamais après.
Quand choisir le format à poser au sol ?
Dès que le volume calculé dépasse 100 L, soit de 140 à 400 couverts par jour : ce sont les gros volumes, le 120 L et le 200 L, dont les dimensions hors tout excluent une implantation sous plonge. Il s'adresse aux grandes cuisines, aux cuisines centrales, aux traiteurs et aux établissements à fort débit.
Son atout principal est l'accessibilité. Le couvercle s'ouvre par le dessus, sans contorsion, et la totalité du volume reste atteignable pour le curage. C'est un avantage réel dès lors que la quantité de matière retirée devient importante, et c'est ce qui rend praticable l'intervention d'un prestataire de vidange.
Ses contraintes sont d'un autre ordre. Le support doit être plan et stable : un appareil rempli exerce une charge que le sol doit reprendre sans déformation, faute de quoi le niveau se perd progressivement et le volume utile se réduit. Le dégagement périphérique doit permettre d'ouvrir entièrement le couvercle et de laisser passer un intervenant. Enfin, la manutention se prévoit : ces volumes ne se déplacent pas pleins.
Une nuance utile sur ces deux formats : la frontière entre eux n'est pas une préférence d'exploitant mais une conséquence des dimensions. Le 120 L mesure 700 par 500 par 350 millimètres et le 200 L 700 par 550 par 500 millimètres, des cotes qui excluent une implantation sous un évier professionnel courant. À l'inverse, le 100 L, avec 650 par 450 par 420 millimètres, reste dans l'épure d'un meuble de plonge. Le choix du format découle donc du volume retenu par le calcul, et non l'inverse : on ne décide pas d'un format puis d'un volume compatible, on calcule le volume et on en déduit l'implantation.
Et le séparateur enterré ?
Nous ne vendons pas de séparateur à enterrer. Ce format suppose un génie civil, une fosse et une étude préalable, et se réserve aux très gros débits ou aux implantations extérieures. Pour la restauration courante, les formats sous plonge et à poser couvrent 15 à 400 couverts par jour, se déposent, se remplacent et se redimensionnent si l'activité change. Au-delà de 400 couverts par jour, appelez-nous au 01 84 80 50 34.
Reste une question que l'on pose rarement au moment du choix et qui décide pourtant de beaucoup : qui interviendra sur l'appareil, et dans quelles conditions. Un format sous plonge se cure debout, penché en avant, dans un espace contraint ; un format au sol se cure accroupi mais avec un accès dégagé par le dessus. Aucun des deux n'est pénible en soi, à condition d'avoir pensé, au moment d'implanter, à la personne qui retirera les graisses de surface et à la vidange, que nous conseillons toutes les 6 à 8 semaines. Un appareil choisi sur plan, sans que personne n'ait simulé l'ouverture du couvercle, produit presque toujours une mauvaise surprise à la première vidange.
Que change chaque format en exploitation ?
L'accès de curage et la distance au point de rejet changent le plus ; le tableau ci-dessous détaille sept critères.
| Critère | Sous évier ou sous plonge (30 à 100 L) | À poser au sol (120 L et 200 L) |
|---|---|---|
| Couverts par jour | 15 à 140 couverts par jour | 140 à 400 couverts par jour |
| Emprise | Volume perdu sous l'évier | Surface au sol dédiée |
| Accès de curage | Par l'avant, dégagement à réserver | Par le dessus, plus confortable |
| Distance au point de rejet | Très courte | Variable, à limiter |
| Manutention | Déplaçable à vide | À prévoir, ne se déplace pas plein |
| Contrainte préalable | Hauteur et fil d'eau | Assise plane et dégagement périphérique |
| Vidange par prestataire | Possible, accès plus contraint | Configuration la plus favorable |
La ligne à regarder en priorité est celle de l'accès de curage. C'est lui qui décide de la régularité de l'entretien, et l'entretien qui décide de la conformité en fonctionnement. Un format choisi pour gagner quelques centimètres au détriment de l'accès se paie à chaque intervention, pendant toute la durée de vie de l'installation.
La ligne de la distance au point de rejet mérite aussi un commentaire, parce qu'elle est souvent lue à l'envers. On imagine qu'un appareil au sol, installé dans un local technique, sera mieux placé qu'un appareil coincé sous une plonge. C'est vrai pour le confort d'intervention, faux pour le fonctionnement si le local est éloigné : les eaux grasses refroidissent en chemin, les graisses commencent à se déposer avant d'atteindre l'appareil, et l'encrassement se produit dans un tronçon encastré où personne n'ira le chercher. La proximité du point de rejet prime sur le confort d'accès, et lorsque les deux s'opposent, mieux vaut un appareil proche et un peu moins commode qu'un appareil bien installé au mauvais endroit.
Quelles configurations compliquent le choix du format ?
Quatre situations sortent du cas courant et méritent d'être identifiées avant la commande, car elles peuvent orienter vers un format que l'on n'avait pas envisagé.
La cuisine en sous-sol ou sous le niveau du réseau. Quand l'évacuation générale se situe au-dessus du point de rejet, l'écoulement gravitaire ne suffit plus et un dispositif de relevage entre en jeu. Le point à retenir est l'ordre : le séparateur de graisse se place en amont de ce dispositif, jamais en aval. Envoyer des eaux grasses non traitées dans un système de relevage revient à le condamner à brève échéance, et l'appareil qui devait protéger le réseau ne protège alors plus rien.
Le fil d'eau existant trop bas. Si la sortie de l'appareil se trouve sous le point de raccordement disponible, deux options se présentent : reprendre le tronçon d'évacuation pour l'abaisser, ce qui suppose de la hauteur en aval, ou surélever la plonge et l'appareil sur un socle. La première est préférable, la seconde se décide en connaissance de cause et modifie l'ergonomie du poste.
Le local technique séparé. Certaines cuisines disposent d'un local dédié qui semble tout indiqué pour un modèle au sol. L'idée est bonne si le local est proche du point de rejet, mauvaise s'il en est éloigné : la longueur de tronçon amont fait refroidir les eaux grasses avant qu'elles n'arrivent, et les dépôts se forment alors dans une canalisation où l'intervention est difficile.
Le passage à un volume supérieur sur une installation existante. Quand l'activité progresse et que le volume devient insuffisant, le remplacement peut faire basculer d'un format sous plonge à un format au sol. Ce n'est pas un simple échange d'appareil : il faut une surface disponible, une assise stable, un dégagement périphérique et souvent une reprise du raccordement. Cette bascule se prépare, elle ne s'improvise pas le jour de la livraison.
Ces quatre configurations ont un point commun : elles se détectent toutes lors d'un relevé fait sur place, jamais sur un plan. Une visite de vingt minutes avec un mètre suffit à les repérer.
Où placer l'appareil dans la cuisine ?
Au plus près du point de rejet, en aval de tous les postes gras. Le format une fois retenu, reste l'implantation. Quatre règles guident le choix, et elles se vérifient avant toute commande.
- Au plus près du point de rejet. Plus le tronçon amont est long, plus les eaux grasses refroidissent avant d'arriver et déposent dans une canalisation où l'intervention est difficile. La longueur se réserve au tronçon aval, où l'eau circule clarifiée.
- En aval de tous les postes gras. Plonge batterie, plonge légère, lave-vaisselle, poste de nettoyage : tous doivent être collectés avant l'appareil. Un raccordement partiel est le défaut le plus souvent relevé en contrôle.
- Hors zone de manipulation des denrées. C'est une question d'hygiène autant que de bon sens d'exploitation.
- Avec un dégagement d'ouverture réel. Testez-le en conditions : le couvercle doit pouvoir être déposé entièrement, pas entrouvert.
Une remarque sur les cuisines en rénovation, où la place se négocie centimètre par centimètre. La tentation est de caler l'appareil dans le dernier volume disponible, souvent au fond d'un meuble ou derrière un élément fixe. C'est le choix qui produit, quelques mois plus tard, un entretien espacé puis abandonné, avec les conséquences décrites dans les conséquences d'un mauvais entretien. Mieux vaut reprendre le plan que d'installer un appareil condamné à ne pas être ouvert.
Enfin, une fois le format et l'emplacement arrêtés, faites signer le procès-verbal de pose par l'installateur avant son départ. Il fait partie du dossier de conformité au même titre que le certificat, et il ne se reconstitue pas six mois plus tard. Un doute sur une configuration contrainte ou sur la compatibilité avec votre évacuation ? Décrivez-nous la situation au 01 84 80 50 34.
Sources vérifiées le 21/10/2026 : volumes, couverts par jour, cotes hors tout et prix HT du catalogue Séparateur Graisse ; conception et pose des séparateurs de graisse selon la norme NF EN 1825 (fiches AFNOR).
Questions fréquentes
Quelle différence entre un séparateur sous plonge et à poser ?
Le sous plonge se loge sous l'évier et libère le sol, jusqu'au 100 L dans notre gamme. Le format à poser concerne les 120 et 200 L, installés au sol sur une assise plane. La différence porte sur l'implantation et la manutention, pas sur le principe de séparation.
Quel format choisir pour une petite cuisine ?
Le format sous plonge, qui occupe un volume déjà perdu sous l'évier et laisse la surface au sol disponible. Vérifiez trois cotes avant de commander : la hauteur sous plonge, la profondeur utile entre les pieds et la hauteur du fil d'eau de l'évacuation existante.
À partir de quel volume passe-t-on au sol ?
À partir du 120 L dans notre gamme, avec le 200 L. Ces deux volumes se posent au sol sur un support plan et stable, avec un dégagement périphérique permettant d'ouvrir le couvercle entièrement. Les volumes de 30 à 100 L restent des formats sous plonge.
Combien de couverts pour chaque format ?
Sous évier ou sous plonge, de 30 à 100 L : 15 à 140 couverts par jour. À poser au sol, 120 L et 200 L : 140 à 400 couverts par jour. Un lave-vaisselle raccordé ou des détergents quotidiens peuvent justifier le volume au-dessus.
Vendez-vous des séparateurs de graisse enterrés ?
Non. Le catalogue ne compte que des séparateurs inox à poser sous évier, sous plonge ou au sol, de 30 à 200 L, pour 15 à 400 couverts par jour. Le séparateur à enterrer suppose une fosse extérieure, un terrassement et une étude préalable : il relève du génie civil, et nous ne le proposons pas.
Le format change-t-il la conformité de l'installation ?
Non, la conformité tient à la conception selon NF EN 1825, au dimensionnement et à l'entretien tracé, pas au format. En revanche, un format mal choisi rend l'entretien pénible, donc irrégulier, et c'est par ce chemin qu'il finit par compromettre la conformité.
Sources officielles
- NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
- NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
- NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).
Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

































