Séparateur de graisse 30, 40 ou 60 L : quelle différence ?
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse, publié le
Guide de référence : dimensionner un séparateur de graisse : la méthode complète.
Le 30 L, le 40 L et le 60 L se distinguent par leur plage de couverts et leur débit maximal : 60, 80 et 120 L/h. Le modèle se choisit sur vos couverts équivalents : le séparateur de graisse 30 L convient jusqu'à 25 couverts par jour, le 40 L jusqu'à 40, le 60 L jusqu'à 60.
Ces trois volumes couvrent les petites cuisines et s'installent tous les trois sous plonge. Ce qui les sépare n'est pas d'abord la réserve mais l'activité qu'ils absorbent, avec un débit maximal admissible qui suit : 60 L/h pour le 30 L, 80 L/h pour le 40 L, 120 L/h pour le 60 L. Cette valeur est une donnée du fabricant ; le modèle, lui, se choisit sur la plage de couverts.
Quelle différence entre le volume et le débit ?
Le volume fixe l'intervalle entre deux vidanges, le débit dit ce que l'appareil tient au moment du coup de feu. La confusion la plus répandue consiste à lire ces trois modèles comme trois tailles de réserve. Le volume et le débit répondent en réalité à deux questions distinctes, et il faut satisfaire les deux.
Le volume répond à une question d'exploitation : combien de temps entre deux vidanges. Plus la réserve est grande, plus la couche flottante met de temps à occuper une place gênante, et plus l'intervalle peut s'allonger. C'est une question de confort et de charge de travail.
Le débit répond à une question de fonctionnement : l'appareil tient-il le flux au moment du coup de feu. Au-delà de la valeur admissible, l'eau traverse trop vite, les graisses n'ont pas le temps de remonter et franchissent la sortie. Le résultat est immédiat et ne dépend pas du remplissage : un appareil parfaitement propre laisse passer si le débit est trop élevé.
La conséquence pratique est nette. Choisir entre ces trois volumes en se demandant « combien de graisse vais-je stocker » conduit à une erreur. La bonne question est « combien de couverts équivalents ma cuisine produit-elle », c'est-à-dire les couverts servis par jour, multipliés par 1,3 avec des détergents et majorés de 15 % avec un lave-vaisselle professionnel. La norme, elle, raisonne en débit de pointe et en taille nominale : son mécanisme est détaillé dans la taille nominale NS.
Quelles sont les cotes et les prix des trois modèles ?
Le 30 L mesure 400 x 300 x 250 mm, le 40 L 450 x 300 x 300 mm et le 60 L 390 x 390 x 390 mm, pour 295, 345 et 459 € HT.
| Modèle | Débit maximal | Couverts par jour | Dimensions hors tout | Poids à vide | Prix HT |
|---|---|---|---|---|---|
| 30 L | 60 L/h | 15 à 25 | 400 x 300 x 250 mm | environ 5,7 kg | 295 € |
| 40 L | 80 L/h | 25 à 40 | 450 x 300 x 300 mm | environ 6,7 kg | 345 € |
| 60 L | 120 L/h | 40 à 60 | 390 x 390 x 390 mm | environ 10,5 kg | 459 € |
Les trois se raccordent en diamètre 50 millimètres, entrée comme sortie, et sont réalisés en inox 304L alimentaire conforme NF EN 1825, garantis 2 ans. Les écarts d'encombrement sont modestes : cinq centimètres en longueur et en hauteur du 30 L au 40 L, puis un format plus carré pour le 60 L, ce qui rend le passage au volume supérieur possible dans la plupart des cuisines sans revoir l'implantation.
Un point mérite attention avant la commande : la hauteur du fil d'eau, relevée depuis le fond de l'appareil, ne progresse pas régulièrement d'un modèle à l'autre. Elle est de 194,5 millimètres en entrée sur le 30 L, de 244,5 sur le 40 L et de 334,5 sur le 60 L, la sortie étant systématiquement trente millimètres plus bas. Le passage du 40 au 60 L représente donc un écart sensible, qui doit être confronté à la hauteur du fil d'eau de votre évacuation existante. C'est la vérification la plus souvent oubliée et la seule qui puisse rendre la pose impossible en l'état.
Le tableau appelle une remarque sur le poids, souvent négligé à la commande. Les trois modèles sont annoncés à vide ; en service, chacun contient son volume d'eau, ce qui change complètement la donne pour le support et pour toute manipulation. Un appareil ne se déplace jamais plein, et le meuble qui le reçoit doit reprendre la charge en service, pas celle du carton livré.
Quel profil de cuisine pour chaque volume ?
Le 30 L, à 295 euros HT. Il vise 15 à 25 couverts par jour, avec 60 L/h admissibles. C'est le format des food-trucks, des snacks, des petits points de vente et des cuisines de démarrage à faible débit. Son avantage tient autant à ses cotes qu'à son poids : 400 par 300 par 250 millimètres et environ 5,7 kilos à vide, ce qui compte dans un véhicule aménagé où chaque centimètre est disputé et où la fixation doit être pensée. Le cas particulier de la mobilité est traité dans quel séparateur pour un food-truck.
Le 40 L, à 345 euros HT. Il couvre 25 à 40 couverts par jour, avec 80 L/h. C'est le format le plus répandu des petites cuisines fixes : sandwicherie, petite brasserie, restaurant de démarrage. Il conserve un encombrement réduit tout en offrant une marge de débit sensiblement supérieure au 30 L.
Le 60 L, à 459 euros HT. Il couvre 40 à 60 couverts par jour, avec 120 L/h, soit un débit admissible double de celui du 30 L. C'est le volume des restaurants de quartier et des pizzerias en service continu. Il reste un format sous plonge, contrairement à une idée répandue : la pose au sol ne commence qu'au 120 L dans notre gamme.
Au-delà de 60 couverts par jour, le raisonnement passe au 70 L, à 499 euros HT et 140 L/h, puis au 100 L. La logique reste identique : on retient le premier modèle dont la plage de couverts atteint vos couverts équivalents.
Un point pratique enfin sur le passage d'un volume à l'autre : les trois se raccordant en diamètre 50 millimètres, le remplacement d'un 30 L par un 40 L ne demande aucune reprise de la canalisation, à condition que la hauteur de fil d'eau reste compatible. C'est un argument de plus pour ne pas hésiter à monter d'un cran.
Quand chaque volume devient-il trop juste ?
Quand un lave-vaisselle est raccordé, quand des détergents sont utilisés régulièrement ou quand le service se concentre. Un volume adapté au départ peut cesser de l'être sans qu'aucun couvert supplémentaire ne soit servi. Trois évolutions suffisent, et elles sont fréquentes sur une petite cuisine.
- Le raccordement d'un lave-vaisselle professionnel. L'appareil vide sa cuve d'un coup et ajoute son propre débit à celui de la plonge. Sur les petits volumes, où la marge est mécaniquement plus faible, c'est le motif de reclassement le plus courant.
- L'usage régulier de détergents et désinfectants. Ces produits émulsionnent les graisses et retardent leur remontée en surface. La norme retient un facteur 1,3 dans ce cas, et notre calculateur majore aussi les couverts de 30 %, ce qui déplace fréquemment une activité d'une plage à la suivante.
- La concentration du service. Dans la méthode des repas de la NF EN 1825-2, l'eau rejetée se divise par la durée moyenne de fonctionnement journalier : le même volume rejeté sur moins d'heures donne un débit de pointe plus élevé. Notre calculateur ne demande pas cette durée, qui relève de la note de dimensionnement d'un dossier.
C'est pour ces trois raisons que l'arbitrage à la borne se tranche toujours dans le même sens : à 40 couverts par jour, entre le 40 L et le 60 L, retenez le 60 L. La marge absorbe les pics, allonge l'intervalle entre deux vidanges, améliore la séparation au quotidien et laisse une réserve si l'activité progresse. L'erreur inverse coûte peu : un appareil surdimensionné fonctionne parfaitement, il occupe simplement un peu plus de place.
Combien coûte un cran de plus ?
50 € HT de plus entre le 30 L et le 40 L, 114 € HT de plus entre le 40 L et le 60 L. L'arbitrage entre deux volumes voisins se joue souvent sur l'écart de prix, qui est le seul élément immédiatement visible. Il mérite d'être remis à sa place.
Entre le 30 L et le 40 L, l'écart est de 50 euros HT. Entre le 40 L et le 60 L, il est de 114 euros HT. Ce sont des montants réels, mais ils se comparent à des postes qui ne sont pas sur la facture : le temps passé à retirer plus souvent la graisse de surface d'un appareil qui sature plus vite, le risque d'un curage en aval si des graisses ont franchi la sortie, et le coût d'un remplacement anticipé si l'activité progresse.
Un remplacement ne se limite d'ailleurs jamais au prix du nouvel appareil. Il additionne le second équipement, une seconde intervention de pose, l'immobilisation du poste de plonge pendant l'opération, et la mise au rebut du premier. Rapporté à cette addition, l'écart entre deux volumes voisins devient marginal.
Reste l'argument de la place, qui est le seul recevable contre la marge. Entre le 40 L et le 60 L, l'appareil perd six centimètres en longueur mais gagne neuf centimètres en profondeur et neuf en hauteur (450 x 300 x 300 contre 390 x 390 x 390 mm). Quand ces neuf centimètres n'existent pas, la question est tranchée par la cuisine et non par le budget, et il faut alors examiner une autre implantation plutôt que de se rabattre sur un volume insuffisant.
Un dernier élément entre en jeu sur ces trois volumes, et il n'apparaît sur aucune fiche : la marge relative. Sur un petit appareil, la moindre variation de charge représente une part importante de la capacité, là où un gros volume absorbe la même variation sans s'en apercevoir. C'est ce qui rend l'arbitrage plus sensible en bas de gamme qu'en haut, et c'est une raison supplémentaire de ne pas viser au plus juste quand on hésite entre le 30 et le 40 L.
Que vérifier avant de commander ?
La place disponible, la hauteur du fil d'eau de l'évacuation et le dégagement d'ouverture. Le volume arrêté, trois relevés restent à faire, et ils prennent une dizaine de minutes.
- La place disponible, comparée aux dimensions hors tout, pieds de plonge et montants de meuble compris. L'écart entre les trois modèles étant faible, cette vérification tranche rarement, mais elle évite la mauvaise surprise sur une implantation déjà contrainte.
- La hauteur du fil d'eau de l'évacuation existante, comparée à la cote de sortie du modèle retenu. Si la sortie de l'appareil se trouve sous le point de raccordement disponible, il faut reprendre l'évacuation ou surélever l'ensemble, ce qui se décide avant la commande.
- Le dégagement d'ouverture, testé en conditions réelles. Un appareil qui rentre mais qu'on ne peut plus ouvrir entièrement ne sera pas entretenu, donc saturera, quelle que soit la justesse du dimensionnement.
Ajoutez les manchons à la commande, ils ne sont pas fournis, et demandez le certificat de conformité au moment de l'achat plutôt que des mois plus tard. Ces deux réflexes coûtent une minute et ferment le dossier proprement, comme détaillé dans les erreurs à éviter en choisissant. Un doute entre deux volumes ou sur la compatibilité de votre évacuation ? Notre équipe technique tranche au 01 84 80 50 34.
Quel séparateur de graisse pour votre cuisine ?
Le volume se choisit sur le nombre de couverts servis par jour, puis s'ajuste selon le lave-vaisselle, les détergents et le rythme de service. Les sept modèles sont en inox 304L, conformes NF EN 1825, garantis 2 ans, livraison offerte dès 250 € HT.
| Modèle | Couverts / jour | Débit max | Pose | Prix HT |
|---|---|---|---|---|
| Séparateur 30 L | 15 à 25 | 60 L/h | Sous évier ou sous plonge | 295 € HT |
| Séparateur 40 L | 25 à 40 | 80 L/h | Sous évier ou sous plonge | 345 € HT |
| Séparateur 60 L | 40 à 60 | 120 L/h | Sous évier ou sous plonge | 459 € HT |
| Séparateur 70 L | 60 à 90 | 140 L/h | Sous évier ou sous plonge | 499 € HT |
| Séparateur 100 L | 90 à 140 | 200 L/h | Sous évier ou sous plonge | 639 € HT |
| Séparateur 120 L | 140 à 220 | 240 L/h | À poser au sol | 799 € HT |
| Séparateur 200 L | 250 à 400 | 400 L/h | À poser au sol | 1 049 € HT |
Un conseiller valide votre choix au 01 84 80 50 34 (Lun-Ven 10h-18h).
Questions fréquentes
Quelle est la vraie différence entre un 30, un 40 et un 60 L ?
La plage de couverts qu'ils couvrent, 15 à 25, 25 à 40 et 40 à 60 par jour, avec un débit maximal admissible qui passe de 60 à 80 puis 120 L/h. Le volume conditionne l'intervalle entre deux vidanges. C'est la plage de couverts, détergents et lave-vaisselle compris, qui désigne le modèle.
Le 60 L s'installe-t-il au sol ?
Non, il reste un format sous plonge, avec des cotes hors tout de 390 par 390 par 390 millimètres. Dans notre gamme, la pose au sol commence au 120 L. Les volumes de 30 à 100 L sont conçus pour se loger sous un évier professionnel courant.
Quel volume pour un food-truck ou un snack ?
Le 30 L couvre 15 à 25 couverts par jour avec un débit maximal de 60 L/h, pour 295 euros HT. C'est le format le plus compact, 400 par 300 par 250 millimètres et environ 5,7 kilos à vide, ce qui compte dans un véhicule où chaque centimètre est disputé.
Quand le 40 L devient-il trop juste ?
Dès que vos couverts équivalents remplissent sa plage de 25 à 40 à 85 % ou plus : le calculateur passe alors au 60 L. Un lave-vaisselle professionnel raccordé et des détergents employés régulièrement y mènent vite, car ils majorent le total de 15 % et de 30 % sans qu'aucun couvert supplémentaire ne soit servi.
Que change le passage du 40 au 60 L ?
Le débit maximal admissible passe de 80 à 120 L/h et la plage de 25-40 à 40-60 couverts par jour. L'encombrement gagne cinq centimètres en longueur et cinq en profondeur, et la hauteur de fil d'eau d'entrée monte sensiblement, ce qui doit être vérifié avant la commande.
Faut-il prendre le volume au-dessus en cas d'hésitation ?
Oui. La marge absorbe les pics de fréquentation, allonge l'intervalle entre deux vidanges et laisse une réserve si l'activité progresse. Un appareil surdimensionné fonctionne parfaitement, un appareil trop juste laisse repartir les graisses au réseau à chaque coup de feu.
Sources officielles
- NF EN 1825-1 : séparateurs à graisses, partie 1 : principes pour la conception, les performances et les essais, le marquage et la maîtrise de la qualité (AFNOR).
- NF EN 1825-2 : installations de séparation de graisses, partie 2 : choix des tailles nominales, installation, service et entretien (AFNOR).
- NF DTU 60.11 P2 : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire, partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes (AFNOR).
Textes en vigueur et fiches de normes consultés le 5 octobre 2026. Les normes AFNOR sont payantes : le lien mène à leur fiche officielle.

































